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OBSÈQUES L’adieu à Nabil Khoury (photo)

Les obsèques du journaliste Nabil Khoury ont eu lieu hier en l’église Mar Mitr, à Achrafieh, en présence notamment du ministre de l’Information, Ghazi Aridi, du député Antoine Haddad et du ministre d’État, Bahige Tabbarah, représentant respectivement le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. La cérémonie funéraire était présidée par l’évêque grec-catholique du Mont-Liban, Mgr Georges Khodr, représentant le patriarche Ignace IV. Dans son homélie, Mgr Khodr a souligné que dans son comportement au quotidien, Nabil Khoury était pleinement libanais, conservant toutefois son identité palestinienne. De son côté, le président de l’Ordre de la presse, Mohammed Baalbacki, a souligné que « Nabil Khoury était un géant de la presse au Liban ». « Dans l’exercice de son métier, il a toujours défendu le droit et la justice », a-t-il poursuivi. « La prison ne lui faisait pas peur, ni la persécution, ni la torture. Il adulait la patrie, la parole et la vie ». M. Baalbacki a conclu en affirmant que l’histoire du pays et de la presse seront le témoin du combat de Nabil Khoury. M. Melhem Karam, président du syndicat des journalistes, a, pour sa part, indiqué que Nabil Khoury avait le journalisme dans le sang et l’exerçait avec un sens parfait de l’éthique. « Deux choses le tourmentaient : que la liberté ne soit pas complète et que la Palestine ne soit pas récupérée », a-t-il ajouté. « Il ne cessait de me répéter que nous ne valons rien sans la liberté, car elle est notre principal outil de travail. Il m’avait dit un jour : “si on me donnait à choisir entre l’amour et la liberté, je choisirais la liberté. Je préfère vivre haï dans un monde libre que de dormir esclave”. » Et de conclure : « Sois sûr Nabil que la liberté demeurera et que la MTV reprendra la diffusion de ses programmes. Nous y sommes engagés. » Prenant la parole en dernier, M. Ghazi Aridi a déclaré: « Nous resterons fidèles à ta cause et à tes paroles. Nous voulons un pays de la liberté et des hommes libres. » Il a continué : « Nous continuerons à résister aux promesses fallacieuses du pouvoir et aux séductions qui cherchent à attirer la presse vers des positions qui contredisent ton histoire. Aux côtés de nos collègues, nous lutterons pour la liberté de ce pays et souhaitons que le langage de la raison, de l’unité et de la rationalité triomphera en définitive loin des tensions et des réactions impulsives. » M. Aridi a, par la suite, remis au défunt à titre posthume les palmes d’argent de l’Ordre du Mérite, au nom du président de la République. Ont également assisté aux obsèques le ministre des Déplacés, Marwan Hamadé, et le ministre d’État pour le développement administratif, Fouad es-Saad, les députés Bahia Hariri, Farid Makkari et Robert Ghanem, les anciens ministres Michel Samaha et Edmond Rizk, le directeur général du ministère de l’Information, Hassan Falha, le conseiller de presse du Premier ministre, Hani Hammoud, ainsi que de nombreuses personnalités.
Les obsèques du journaliste Nabil Khoury ont eu lieu hier en l’église Mar Mitr, à Achrafieh, en présence notamment du ministre de l’Information, Ghazi Aridi, du député Antoine Haddad et du ministre d’État, Bahige Tabbarah, représentant respectivement le chef de l’État, le président de l’Assemblée nationale et le Premier ministre. La cérémonie funéraire était présidée par l’évêque grec-catholique du Mont-Liban, Mgr Georges Khodr, représentant le patriarche Ignace IV. Dans son homélie, Mgr Khodr a souligné que dans son comportement au quotidien, Nabil Khoury était pleinement libanais, conservant toutefois son identité palestinienne. De son côté, le président de l’Ordre de la presse, Mohammed Baalbacki, a souligné que « Nabil Khoury était un géant de la presse au Liban ». « Dans l’exercice de...