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Actualités

Moins de stars, plus de contenu

Souvent privé de stars cette année, le 28e Festival du cinéma américain de Deauville s’est montré solide sur le plan du contenu, avec la présentation d’une cinquantaine de films et plusieurs premières européennes, dont Roads to Perdition de Sam Mendes avec Tom Hanks. Vitrine du cinéma américain en Europe, Deauville se veut une tête de pont entre les deux continents. De nombreux longs-métrages présentés à Deauville ont déjà été exploités sur le territoire américain. Leur présentation à Deauville permet d’assurer leur lancement en Europe et en France en particulier. Les films qui ont déjà rencontré le succès outre-Atlantique prolongent alors leur carrière, avec généralement la même réussite, sur le Vieux Continent. Pour ceux qui n’ont pas marché sur le territoire américain, Deauville peut être une occasion de rattrapage. Tel est le cas cette année notamment de K 19 : The Widowmaker, de Kathryn Bidgelow, avec Harrison Ford. Ce suspense nucléaire en pleine guerre froide a été fraîchement accueilli aux États-Unis cet été, avec une recette décevante pour un long-métrage d’une telle envergure de seulement 34 millions de dollars en 6 semaines d’exploitation. Une autre facette de l’Amérique Harrison Ford a été une des rares stars à faire le déplacement sur la côte normande, tout comme Tom Hanks, auteur d’une nouvelle performance d’acteur en mafieux vengeur dans Roads To Perdition. Le public en quête d’autographes a pu se consoler le dernier week-end avec la venue de Sylvester Stallone, à l’affiche d’une comédie policière (Avenging Angelo) de Martyn Burke, qui n’a pas encore trouvé de distributeur. Présents sur le grand écran, Clint Eastwood (avec son nouveau film, sous la double casquette d’acteur et réalisateur, Bloodwork), Robin Williams (dans deux rôles à contre-emploi, dans Insomnia de Christopher Nolan et One Hour Photo de Mark Romanek, en compétition), et Al Pacino (doublement présent lui aussi dans Insomnia et Simone d’Andrew Niccol), sont en revanche restés chez eux. Côté films, deux absences ont été remarquées : celle de 11’09”01, le film collectif signé par 11 réalisateurs (Sean Penn, Youssef Chahine, Claude Lelouch...) sur les attentats du 11 septembre (présenté à la Mostra de Venise) et celle de Minority Report, le nouveau film de Steven Spielberg, avec Tom Cruise. Enfin, la compétition a, dans son ensemble, été jugée solide, même si aucune œuvre ne semble s’être radicalement distinguée. Elle a permis de lever le voile sur une autre facette de l’Amérique : l’aliénation matérielle (The Safety of Objects de Rose Troche), l’errance d’une jeunesse livrée à elle-même (Long Island Expressway de Michael Cuesta), les névroses du cadre moyen (Secretary de Steven Shainberg) ou la vitalité pleine d’humour des enfants de l’immigration (Long Way Home de Peter Sollett).
Souvent privé de stars cette année, le 28e Festival du cinéma américain de Deauville s’est montré solide sur le plan du contenu, avec la présentation d’une cinquantaine de films et plusieurs premières européennes, dont Roads to Perdition de Sam Mendes avec Tom Hanks. Vitrine du cinéma américain en Europe, Deauville se veut une tête de pont entre les deux continents. De nombreux longs-métrages présentés à Deauville ont déjà été exploités sur le territoire américain. Leur présentation à Deauville permet d’assurer leur lancement en Europe et en France en particulier. Les films qui ont déjà rencontré le succès outre-Atlantique prolongent alors leur carrière, avec généralement la même réussite, sur le Vieux Continent. Pour ceux qui n’ont pas marché sur le territoire américain, Deauville peut être...