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Actualités - Chronologie

Paris et Berlin « contre une action unilatérale des USA »(PHOTO)

Le chancelier allemand Gerhard Schröder a déclaré que Paris et Berlin étaient opposés à « une action unilatérale des États-Unis » contre l’Irak, au cours d’une conférence de presse samedi soir à Hanovre. « Nous sommes en plein accord sur quatre points : pas d’action unilatérale des États-Unis, une solution qui passe par le Conseil de sécurité de l’Onu, un retour inconditionnel en Irak des inspecteurs pour le désarmement de l’Onu et ne pas changer d’objectif », a précisé le chancelier au cours d’une conférence de presse commune avec le président français Jacques Chirac. Le refus de « changer d’objectif » fait allusion à la position de Washington qui est passée de l’exigence du retour des inspecteurs de l’Onu à la volonté de renverser le régime du président Saddam Hussein. Par ailleurs, Gerhard Schröder a indiqué qu’il avait expliqué à Jacques Chirac « pourquoi l’Allemagne ne participera pas à des opérations militaires contre l’Irak », même en cas de mandat des Nations unies, alors que Paris ne prendra sa décision qu’après une délibération du Conseil de sécurité de l’Onu. La France privilégie en effet une solution multilatérale, par le biais d’un mandat du Conseil de sécurité de l’Onu, afin de recentrer la menace militaire sur son but originel : le retour des inspecteurs en désarmement de l’Onu pour vérifier l’existence ou non d’armes de destruction massive en Irak. Toutefois, vendredi, le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, a semblé ouvrir la porte à un changement de position de Berlin en estimant que si étaient produites des preuves d’une implication de Bagdad dans le terrorisme, « cela créerait une nouvelle situation ». Pour sa part, à Hanovre, le président Chirac a affirmé que « la France considère que toute solution unilatérale est à proscrire ». « L’Irak doit accepter, conformément à la demande des Nations unies et de son secrétaire général, le retour sans condition des inspecteurs », a-t-il ajouté. « Seul le Conseil de sécurité est habilité à prendre une décision sur les conséquences des décisions que prendront les autorités irakiennes ». Jacques Chirac a réaffirmé qu’en tant que membre du Conseil de sécurité, la France « attendra le débat au Conseil pour indiquer sa position finale ». « Au total, a-t-il fait valoir, nous avons une position européenne assez cohérente ».
Le chancelier allemand Gerhard Schröder a déclaré que Paris et Berlin étaient opposés à « une action unilatérale des États-Unis » contre l’Irak, au cours d’une conférence de presse samedi soir à Hanovre. « Nous sommes en plein accord sur quatre points : pas d’action unilatérale des États-Unis, une solution qui passe par le Conseil de sécurité de l’Onu, un retour inconditionnel en Irak des inspecteurs pour le désarmement de l’Onu et ne pas changer d’objectif », a précisé le chancelier au cours d’une conférence de presse commune avec le président français Jacques Chirac. Le refus de « changer d’objectif » fait allusion à la position de Washington qui est passée de l’exigence du retour des inspecteurs de l’Onu à la volonté de renverser le régime du président Saddam Hussein. Par ailleurs,...