L’infinie tristesse des clowneries de cirque. Ces dummies et ces dummis en transes, ou en transit, qui glaglattent et blablattent dans tous les sens. Le dialogue, le dialogue ! Ils n’ont que ce mot à la bouche. Même, ou surtout, ceux qui sont sur la touche. Comme si en bavassant, ils allaient avoir enfin droit à une part du festin. Des nus et des morts. Seul le mors aux dents d’une cavale emballée peut lui permettre de sauter la clôture. De barbelés. Mais l’évasion non plus, dans l’imaginaire ou le rêve, n’apaise pas longtemps un troupeau malade de ne s’être pas rebellé. Ce qui lui ôte du coup, s’en rend-il seulement compte, tout droit de négocier. Alors le dialogue, avec qui et pour obtenir quoi ? On a déjà tout, c’est-à-dire rien. La retraite dès vingt ans : allons-z-enfants, hop partons, de la patrie. Un ticket pour le paradis promis aux opprimés coincés sur place. Qui paient tant et plus, pour autrui, à autrui, sur tous les plans, à tous les niveaux, aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain. L’armée au Sud, Toufayli là où il devrait être, les camps contrôlés, peut-on en parler ? Niet. Et la souveraineté, bernique. D’ailleurs, ces pieux patriotes qui la réclament en lorgnant du côté des chers frères ne sont eux-mêmes pas en reste d’empiétements. Du côté du statut personnel, du mariage laïc ou de l’état civil, où l’État tout court n’a pas son mot à dire. Le dialogue, vraiment ? Un dialog box, c’est fait pour donner des ordres à un ordi. Et non pas pour en recevoir. Comme une chambre (noire) pelliculaire trop impressionnable. Toujours docile aux décideurs et, par conséquent, au connétable. Reste un (vague) espoir géophysique. Des reflux sous-marins ont fini par emporter l’URSS à la suite, à cause, de la déferlante mondiale KGB brejnevienne. De même, il se pourrait qu’ici, après un contre raz-de-marée post 11 septembre, le paysage en ressorte moins tourmenté, moins tordu. Pour peu qu’avec d’inutiles échanges (de prisonniers) notre temps, déjà très compté, ne soit pas bêtement perdu. J.I.
L’infinie tristesse des clowneries de cirque. Ces dummies et ces dummis en transes, ou en transit, qui glaglattent et blablattent dans tous les sens. Le dialogue, le dialogue ! Ils n’ont que ce mot à la bouche. Même, ou surtout, ceux qui sont sur la touche. Comme si en bavassant, ils allaient avoir enfin droit à une part du festin. Des nus et des morts. Seul le mors aux dents d’une cavale emballée peut lui permettre de sauter la clôture. De barbelés. Mais l’évasion non plus, dans l’imaginaire ou le rêve, n’apaise pas longtemps un troupeau malade de ne s’être pas rebellé. Ce qui lui ôte du coup, s’en rend-il seulement compte, tout droit de négocier. Alors le dialogue, avec qui et pour obtenir quoi ? On a déjà tout, c’est-à-dire rien. La retraite dès vingt ans : allons-z-enfants, hop partons, de la patrie....
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.