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« Jusqu’au bout, j’ai cru qu’on pouvait la sauver »

Jean-Pierre Chevènement était ministre de l’Intérieur au moment de l’accident mortel de la princesse Diana à Paris. « Jusqu’au bout, j’ai cru qu’on pouvait la sauver », se souvient-il cinq ans après. Le ministre, qui a pris ses fonctions trois mois plus tôt, est ce soir-là près de la capitale, dans la résidence de week-end du ministère. « Dès que j’ai été prévenu, j’ai sauté dans ma voiture. Je me suis retrouvé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière avant même Lady Diana », encore traitée sur les lieux de la collision, raconte-t-il à l’AFP. La princesse de Galles arrive finalement au centre hospitalier. Il se veut confiant : « J’ai vu qu’elle respirait, son visage n’était pas tuméfié. Jusqu’au bout, j’ai cru qu’on pouvait la sauver. Vu sa jeunesse et sa robustesse, je ne pensais pas qu’elle ne tiendrait pas le choc. » M. Chevènement, l’ambassadeur de Grande-Bretagne et son épouse s’installent pour « une longue attente ». Le décès leur est annoncé vers 4h. « Nous avions passé toute la nuit dans une salle non loin de la salle d’opération, informés de manière régulière par un médecin. C’était assez bouleversant. Pour les Britanniques, Diana était l’épouse du prince Charles et pour tout le monde une femme un peu extraordinaire », dit-il. M. Chevènement croise dans la cour de l’hôpital Mohammed Fayed, le père de Dodi, l’amant de Diana décédé dans l’accident. « Il m’a demandé où était la morgue, je lui ai indiqué le chemin. » Déjà la presse mondiale afflue, à laquelle il faut répondre. « Comme je suis en “tenue de campagne”, je me fais rapporter un costume, et je me rends en salle de presse. »
Jean-Pierre Chevènement était ministre de l’Intérieur au moment de l’accident mortel de la princesse Diana à Paris. « Jusqu’au bout, j’ai cru qu’on pouvait la sauver », se souvient-il cinq ans après. Le ministre, qui a pris ses fonctions trois mois plus tôt, est ce soir-là près de la capitale, dans la résidence de week-end du ministère. « Dès que j’ai été prévenu, j’ai sauté dans ma voiture. Je me suis retrouvé à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière avant même Lady Diana », encore traitée sur les lieux de la collision, raconte-t-il à l’AFP. La princesse de Galles arrive finalement au centre hospitalier. Il se veut confiant : « J’ai vu qu’elle respirait, son visage n’était pas tuméfié. Jusqu’au bout, j’ai cru qu’on pouvait la sauver. Vu sa jeunesse et sa robustesse, je ne pensais...