Cheney rassure les alliés de Washington et le Congrès
le 01 janvier 2001 à 00h00
Le vice-président Dick Cheney a réaffirmé avec force hier la nécessité de parvenir à un changement de régime en Irak, tout en assurant que les États-Unis « agiraient avec prudence » et que le Congrès et les alliés de Washington seraient consultés avant toute action. M. Cheney, qui a pris une position en pointe contre Bagdad au sein de l’Administration, a accusé le président irakien Saddam Hussein de posséder des armes bactériologiques et chimiques et de mener un « programme agressif » pour se doter de l’arme atomique. Le vice-président, qui s’exprimait devant des anciens combattants de la guerre de Corée à San Antonio au Texas, a assuré que le président irakien « cherchait à dominer tout le Proche-Orient » et à soumettre le monde au « chantage nucléaire ». M. Cheney a répété jeudi que, face au régime irakien, « le temps joue contre nous » et que « les risques de l’inaction sont plus grands que ceux de l’action », laissant implicitement ouverte la porte à une opération militaire. Le président américain George W. Bush, qui veut un changement de régime à Bagdad mais n’a pas encore décidé d’une intervention militaire, « prendra toute action qui sera nécessaire », a affirmé le vice-président. Mais il a également tenu à faire entendre une note plus rassurante alors que son gouvernement fait face à de fortes critiques intérieures, y compris parmi les républicains, son propre camp politique, et peine à trouver d’éventuels alliés à l’étranger pour une attaque. « Face à une telle menace, nous devons procéder avec prudence », a-t-il dit en assurant qu’il y aurait une « large consultation avec le Congrès et nos amis et alliés de par le monde avant de décider de la manière d’agir ». Le vice-président ne s’est toutefois pas prononcé explicitement sur la question de savoir si les États-Unis devaient obtenir un feu vert des Nations unies pour une éventuelle opération militaire ou obtenir l’aval formel du Congrès. De son côté, le président Bush, qui se trouvait à Oklahoma City, a souligné que « nous ne saurons permettre aux pires dirigeants d’avoir les pires armes au monde », tout en répétant être « un homme prudent ».
Le vice-président Dick Cheney a réaffirmé avec force hier la nécessité de parvenir à un changement de régime en Irak, tout en assurant que les États-Unis « agiraient avec prudence » et que le Congrès et les alliés de Washington seraient consultés avant toute action. M. Cheney, qui a pris une position en pointe contre Bagdad au sein de l’Administration, a accusé le président irakien Saddam Hussein de posséder des armes bactériologiques et chimiques et de mener un « programme agressif » pour se doter de l’arme atomique. Le vice-président, qui s’exprimait devant des anciens combattants de la guerre de Corée à San Antonio au Texas, a assuré que le président irakien « cherchait à dominer tout le Proche-Orient » et à soumettre le monde au « chantage nucléaire ». M. Cheney a répété jeudi que, face au...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.