Le dollar ne semble plus profiter de la perspective d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis après que les cambistes eurent tablé hier sur un statu quo monétaire lors de la réunion aujourd’hui du comité de l’open market de la Fed. De plus, le billet vert devait faire face aussi à un autre obstacle de taille pesant sur son évolution, à savoir l’arrivée à échéance demain de l’ultimatum de la SEC qui a exigé des sociétés américaines de présenter leurs comptes du dernier trimestre signés et garantis par leurs PDG et directeurs financiers. En effet, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs portefeuilles à la veille de ces deux échéances, ce qui a pesé sur le dollar, lequel a souffert en outre de la crainte d’une double récession aux États-Unis. À cet égard, les investisseurs ont été sensibilisés hier par la publication d’une analyse du cabinet-conseil Challanger, Gray & Christmas selon laquelle le marché de l’emploi américain ne se reprendra pas avant 2003, en raison du risque de double récession et d’une multiplication des enquêtes sur les pratiques comptables des entreprises. Cela étant, le dollar ne devait guère profiter hier des résultats de l’enquête de conjoncture mensuelle menée par l’Insee faisant état d’une dégradation du climat industriel dans la zone euro en juillet, se négociant finalement à New York sur un ton faible à 0,9790 pour un euro contre 0,97 vendredi dernier, à 1,5320 pour un sterling contre 1,5245, à 1,4940 FS contre 1,5030 et à 119,10 yens contre 120,10. Wall Street en baisse En Bourse, les marchés américains des actions étaient sous pression en ce début de semaine suite à l’annonce de la faillite de US Airways et des rumeurs selon lesquelles United Airlines pourrait aussi demander à se placer sous la protection de la loi des faillites. Ils ont souffert aussi des incertitudes liées à la décision de la Fed de maintenir ou de baisser ses taux directeurs ainsi qu’à l’échéance posée par la SEC pour la certification des comptes des entreprises américaines cotées. La décision de Salomon Smith Barney d’abaisser ses prévisions de résultats pour Intel et celle de Fitch pour Qwest sur sa dette à long terme ont constitué un autre élément déprimant de la tendance. En effet, Wall Street a finalement cédé 0,65 % alors que le Nasdaq était à l’équilibre en clôture. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes sont retombées aussi sous la conduite du compartiment des médias et des télécoms, après que La Tribune eut fait savoir que Vivendi Universal envisage d’imputer une provision de plusieurs milliards d’EUR pour dépréciation d’actifs dans ses comptes semestriels qui seront publiés demain. À Beyrouth, la propension de certains opérateurs à la vente du dollar dans une proportion dépassant les besoins du marché a permis à la BDL de procéder à quelques achats en cette monnaie. Mais, après qu’elle eut maintenu sa fourchette d’intervention en l’état, le billet vert continuait à être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 512,50 et 1 513 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 14 200 actions A de Solidere de 4 3/8 à 4 1/2 $ et la baisse de 8 744 actions C de la Byblos Bank de 1 8/32 à 1 5/32 $, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar ne semble plus profiter de la perspective d’une baisse des taux d’intérêt aux États-Unis après que les cambistes eurent tablé hier sur un statu quo monétaire lors de la réunion aujourd’hui du comité de l’open market de la Fed. De plus, le billet vert devait faire face aussi à un autre obstacle de taille pesant sur son évolution, à savoir l’arrivée à échéance demain de l’ultimatum de la SEC qui a exigé des sociétés américaines de présenter leurs comptes du dernier trimestre signés et garantis par leurs PDG et directeurs financiers. En effet, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs portefeuilles à la veille de ces deux échéances, ce qui a pesé sur le dollar, lequel a souffert en outre de la crainte d’une double récession aux États-Unis. À cet égard, les...