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Actualités - Reportage

Psychologie Tous «petits» devant la maladie(photos)

Chefs d’État ou chefs de rang, tous les hommes ont les mêmes attitudes face à la maladie. Si les maux des grands engendrent des périodes d’instabilité qui font parfois le malheur de la planète, l’homme reste toujours seul et nu devant la maladie. Officiellement, les grands ne soigent que leur destin. En fait, ils se cachent pour soigner leur corps. Mais chefs d’État et dirigeants s’appliquent et s’efforcent de tout savoir sur la santé de leurs pairs... Le président Kennedy a été un des premiers renseignés sur les anomalies psychomentales de son adversaire Krouchtchev. Lui-même gravement malade, il savait combien son adversaire politique était redoutable, en phase d’exaltation et il en tenait compte. En politique, les exemples sont innombrables. La maladie est vécue comme une tare et camouflée comme un délit grave. Il est strictement défendu de savoir que les «grands» de ce monde, tout comme les «petits», ne sont que des êtres fragiles et vulnérables, cassables comme un verre. Il faut, peut-être, se rappeler, à leur décharge, que Dean Rusk, secrétaire d’État américain durant une longue période, confirmait que «des avantages déterminants peuvent être pris sur un adversaire dépendant de son hypertension artérielle ou de son système neurocérébral trop impulsif», évoquant l’impair commis en 1956 par Foster Dulles, secrétaire d’État américain, dans la phase terminale d’un cancer du côlon métastasé: le lâchage par les États-Unis des puissances européennes (France et Grande-Bretagne) lors de la guerre de Suez... Il semblerait, par ailleurs, que les rapports médicaux concernant les grands de ce monde sont des documents d’importance capitale, très recherchés et grassement rétribués par certaines chancelleries... Ces documents, en effet, pèsent lourd sur la destinée des peuples comme sur la paix dans le monde... Le pape Jean-Paul II est un exemple dans sa persistance à poursuivre sa mission. Attentat, tumeur, lésions, fracture, maladie de Parkinson, fonte des cartilages n’ont pas empêché l’apôtre «pèlerin-martyr» de propager, malgré la trahison de sa propre chair, fraternité et foi... Recherche L’utilisation de la lumière comme moyen thérapeutique L’utilisation de la lumière en biologie constitue une nouvelle orientation innovatrice de la science actuelle. La lumière est utilisée pour activer ou inhiber l’expression de certains gènes. Cette nouvelle voie scientifique qui s’ouvre à la recherche a été initiée par un groupe de chercheurs français au sein du Commissariat à l’énergie atomique du CNRS en France. L’événement initial ayant justifié sa mise en place fut la découverte d’un nouveau type de photochrome chez les bactéries photosynthétiques. Fait qui incite à explorer les innombrables applications que pourrait avoir cette découverte autant sur le plan purement scientifique que dans le domaine de la thérapie génique. Des chercheurs français viennent de découvrir une protéine jouant le rôle de récepteur lumineux auprès de certaines bactéries photosynthétiques. Les protéines sont des substances de la matière vivante, constituées par l’assemblage des acides aminés. Les phytochromes sont des protéines jouant un rôle de récepteur lumineux dans les cellules végétales à chlorophyle (matière verte colorante des parties vertes de la plante dont la lumière est le principal facteur de production). Les phytochromes sont présents dans les cellules des végétaux à chlorophyle mais aussi chez certaines bactéries photosynthétiques. Selon l’éclairage reçu (rouge ou infrarouge), ces molécules déclenchent toute une série d’événements biochimiques déterminants pour la croissance et la germination ainsi que d’autres faits, également importants dans l’existence végétale. Des chercheurs français ont réussi donc, au cours de leurs travaux, à identifier le nouveau phytochrome dans la souche d’une bactérie (être vivant formé d’une cellule unique sans noyau, considéré ni animal ni végétal). La bactérie porteuse était du genre Bradyrhisobium, selon les chercheurs. Son étude a permis de constater que ce phytochrome, ignoré jusque-là, obéit à un type de régulation très original, constaté pour la première fois. Une communication publiée dans la revue scientifique Nature fait état de cette découverte, «évaluée comme étant très importante pour la recherche et... très inattendue» (n° du 9 mai 2002). Traits particuliers Contrairement aux autres phytochromes connus, ce dernier en date repose sur une simple interaction entre protéines, hors de toute modification chimique. Une simple variation de l’éclairage semble suffisante pour enclencher ou stopper la synthèse de certaines protéines. Ce qui élimine le recours à un agent chimique inducteur, comme c’était le cas jusqu’à présent. La découverte a déjà fait l’objet d’un brevet, inaugurant un vaste champ de recherche où «la lumière sera ou pourra être utilisée pour activer ou inhiber l’expression de certains gènes» (Le Figaro du 21 mars 2002)... Technologie pharmaceutique La réforme des nouveaux médicaments Une nouvelle science, la galénique, a opéré une révolution dans le domaine pharmaceutique, instaurant une nouvelle technologie. Les médicaments d’aujourd’hui sont séparés par des années-lumière de ceux du passé. La galénique consiste à la mise en forme des principes actifs du médicament, compte tenu du fait qu’à chaque substance active correspond une apparence précise: gélules, granulés, capsules, spray, patch. Préoccupation essentielle: la recherche du conditionnement le plus favorable à une efficacité maximale du produit. Le plus adapté aussi. Parallèlement, il faut rechercher la façon optimale de sa libération dans le corps du sujet, le rendant le moins nocif tout en limitant d’éventuels effets indésirables. La pharmacocinétique, une étude sur écran Avant la commercialisation des médicaments, une étape importante est l’étude du processus de l’absorption du produit par l’organisme. Ce qui représente la fonction essentielle de la pharmacocinétique. Une équipe de spécialistes observe sur écran comment la molécule sous étude se fixe sur le pancréas, le foie, le tube digestif, les muscles... Son élimination par les reins fait l’objet d’un examen similaire. Le moindre incident, détail, particularité, fait par la suite l’objet d’une étude approfondie. Cinq conditionnements constituent déjà la panoplie de l’industrie pharmaceutique actuelle: les microsphères, les molécules à libération prolongée, les comprimés à double noyau, les gélules «flottantes», les dispositifs transdermiques. Les microsphères sont de minuscules billes contenant le principe actif, elles le transportent sur le site indiqué et le diffusent lentement. Utilisées en cancérologie, elles donnent déjà de résultats convaincants. À l’avenir, on utilisera, une fois le médicament pris, des billes magnétiques. Le patient soumis à un champ magnétique, le principe actif sera libéré à l’emplacement voulu. Les molécules à libération prolongée se diffusent lentement. Les comprimés à double noyau contiennent deux médicaments en un seul comprimé. Indiqué pour les antiflammatoires, ce système comporte un «enrobage» créant un film gastrique évitant les maux d’estomac. Les gélules «flottantes» surnagent dans l’estomac en produisant une mousse qui les empêchent de descendre dans l’intestin, ce qui prolonge de plusieurs heures l’action du médicament. Elles sont déjà utilisées pour la maladie de Parkinson. Les dispositifs transdermiques (patchs, gels) diffusent le principe actif à travers la barrière cutanée. L’intérêt de la technique, c’est qu’elle réduit sensiblement les effets secondaires, tout en épargnant le foie et les reins. Arthrite rhumatoïde Des progrès dans le traitement Des gènes responsables de la polyarthrite rhumatoïde sont sur le point d’être identifiés. Cela permettra un diagnostic précoce, susceptible d’entreprendre un traitement ou une surveillance avant toute dégradation articulaire. Mal invalidant aux conséquences graves, même si on arrive de mieux en mieux à les contrôler, la polyarthrite entraîne une grave dégradation des articulations, d’où la nécessité absolue d’initier un traitement le plus tôt possible. Une grande étude européenne initiée en 1995 est toujours en cours en Europe dans le but d’identifier avec précision les gènes responsables de sa survenue. Douleurs articulaires au réveil, tenaces, ne cédant que plusieurs heures plus tard, raideur, perte de poids et grande fatigue sans raison ou effort la justifiant sont souvent les signes qui dénoncent la présence de cette maladie. En évitant toute perte de temps, au moindre signe il faut consulter, car la déformation caractérisée des articulations et l’érosion osseuse, visibles à la radiographie, n’apparaissent que bien après les premiers signes. Une prise de sang permet un examen qui renseigne si la maladie va évoluer lentement ou si elle risque une rapide destruction des articulations, condamnant le sujet à une proche et définitive invalidité. Antalgiques, corticoïdes et autogreffe Les plus classiques des médicaments prescrits varient selon les cas. Les plus courants (antalgiques, anti-inflammatoires, non-stéroïdiens, la cortisone et les sels d’or) permettent de soulager la douleur et de prévenir les déformations. Parfois des injections de dérivés de la cortisone sont pratiquées directement dans l’articulation. Mais si les traitements locaux permettent de soulager la douleur, prévenir les déformations et maintenir une vie normale, voire éviter l’invalidité, l’évolution de la polyarthrite rhumatoïde reste hasardeuse. Une très large panoplie thérapeutique (y compris la destruction de la membrane synoviale articulaire ou la mise en place de prothèse articulaire) réduit les conséquences de la polyarthrite en évitant l’invalidité. Mais tous les espoirs sont placés dans la recherche génétique. L’identification du gène de cette grave maladie invalidante serait un bienfait espéré par toute l’humanité. Depuis sept ans, une vaste enquête internationale est en cours afin de définir avec précision les gènes en cause. Déjà des guérisons sporadiques ou de longues rémissions sont signalées et il en est de même pour certains traitements (autogreffes) concernant certaines formes de la maladie.
Chefs d’État ou chefs de rang, tous les hommes ont les mêmes attitudes face à la maladie. Si les maux des grands engendrent des périodes d’instabilité qui font parfois le malheur de la planète, l’homme reste toujours seul et nu devant la maladie. Officiellement, les grands ne soigent que leur destin. En fait, ils se cachent pour soigner leur corps. Mais chefs d’État et dirigeants s’appliquent et s’efforcent de tout savoir sur la santé de leurs pairs... Le président Kennedy a été un des premiers renseignés sur les anomalies psychomentales de son adversaire Krouchtchev. Lui-même gravement malade, il savait combien son adversaire politique était redoutable, en phase d’exaltation et il en tenait compte. En politique, les exemples sont innombrables. La maladie est vécue comme une tare et camouflée comme un délit...