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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Vulnérabilité de l’euro

L’euro a fait une incursion passagère sous le seuil de 0,98 $ hier sur les marchés des changes internationaux, tombant jusqu’à 0,9769 $ à cause de prises de bénéfices le faisant éloigner davantage de la parité avec le dollar. Les problèmes comptables rencontrés non seulement par Vivendi mais aussi par Vodafone et Alcatel qui ont fait dégringoler les Bourses européennes continuaient donc de peser sur la monnaie unique, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le billet vert devait par moments souffrir, selon ces mêmes milieux, de la baisse de l’indice ISM d’activité des services aux États-Unis de 60,1 pts en mai à 57,2 pts en juin, témoignant du ralentissement de l’activité dans ce secteur. Cela d’autant que la NTC Research, qui prépare le même indice pour la zone euro, faisait savoir hier qu’il a progressé de 52,1 pts à 52,9 pts pendant la même période. Cela étant, les opérateurs ont passé outre hier à la hausse des commandes industrielles de 0,7 % en mai ainsi que la nouvelle diminution du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis de 10 000 personnes la semaine dernière, témoignant de la solidité de l’économie américaine et ont estimé devoir rester sur la défensive à la veille d’un long week-end aux États-Unis pour la fête de l’Indépendance. En effet, ils ont fait négocier le dollar à New York sur un ton hésitant à la hausse à 0,9805 pour un euro contre 0,9855 la veille, à 1,5365 pour un sterling contre 1,5325, à 1,4930 FS contre 1,4875 et à 120 yens contre 120,02. Hausse d’espoir à Wall Street et les européennes dans la déprime En Bourse, les marchés américains ont évolué dans les deux sens hier, aucun événement ne venant dégager une tendance précise à la veille d’un long week-end chômé aux États-Unis. Mais il n’en demeure pas moins que Wall Street et Nasdaq ont été moins unanimes à la baisse que les jours précédents et on a même constaté un regain dans plusieurs secteurs de la cote. À cela aurait contribué une note positive publiée par Abby Cohen, analyste en chef chez Merrill Lynch, estimant que plusieurs actions américaines offrent une valorisation bonne sinon exceptionnelle à leurs prix actuels. Pourtant, le problème des malversations comptables de sociétés et les craintes renouvelées d’attaques terroristes n’ont guère dissipé le sentiment positif réapparu sur le marché, notamment à l’approche de la saison des résultats au deuxième trimestre. Au contraire, les Bourses européennes se sont tassées encore hier, affectées par des craintes sur l’endettement alarmant de Vivendi, Vodafone et Alcatel. La morosité a donc dominé les marchés européens sur lesquels plusieurs actions sont actuellement inférieures de 30 % à leur valeur intrinsèque. À Beyrouth, le marché des changes était très calme avec une certaine propension à l’offre du dollar. Mais celui-ci continuait à être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,25 et 1 513,75 LL dans les échanges interbancaires après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé hier la baisse de 1 000 certificats GDR de la Blom Bank de 17 1/4 à 17 $, alors que 6 142 actions A de Solidere, 4 665 actions C de la Byblos Bank et 10 000 actions de Holcim-Liban se sont maintenues à respectivement 4 1/4 $, 1 8/32 $ et 19/32 $. Élie KAHWAGI
L’euro a fait une incursion passagère sous le seuil de 0,98 $ hier sur les marchés des changes internationaux, tombant jusqu’à 0,9769 $ à cause de prises de bénéfices le faisant éloigner davantage de la parité avec le dollar. Les problèmes comptables rencontrés non seulement par Vivendi mais aussi par Vodafone et Alcatel qui ont fait dégringoler les Bourses européennes continuaient donc de peser sur la monnaie unique, ont indiqué les cambistes. Pourtant, le billet vert devait par moments souffrir, selon ces mêmes milieux, de la baisse de l’indice ISM d’activité des services aux États-Unis de 60,1 pts en mai à 57,2 pts en juin, témoignant du ralentissement de l’activité dans ce secteur. Cela d’autant que la NTC Research, qui prépare le même indice pour la zone euro, faisait savoir hier qu’il a progressé...