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Actualités - Chronologie

Powell et Rice exigent le remplacement de Arafat

De hauts responsables de l’Administration Bush ont réaffirmé hier que les contacts étaient actuellement coupés avec Yasser Arafat et que celui-ci devait partir pour qu’il y ait des progrès sur la voie d’un règlement au conflit au Proche-Orient. Le secrétaire d’État Colin Powell et la conseillère de la présidence pour la sécurité nationale Condoleezza Rice ont tous deux estimé dimanche que les prochaines élections devaient désigner une nouvelle direction palestinienne avec laquelle les pourparlers pourraient reprendre. « Nous ne pouvons avoir la paix avec la direction actuelle parce qu’elle n’a montré aucun désir de l’obtenir », a martelé Condoleezza Rice, interrogée sur l’attitude qu’adopteraient les États-Unis si Yasser Arafat sortait vainqueur des élections qui seront organisées début 2003 pour désigner des dirigeants palestiniens. « Le président n’essaie pas de choisir la direction palestinienne au nom des Palestiniens mais nous disons qu’il y aura des conséquences si l’actuelle direction reste en place », a-t-elle ajouté lors d’un entretien accordé à la chaîne de télévision NBC. Cette confirmation de l’attitude dure de l’Administration américaine intervient avant la tenue mardi à Londres d’une réunion sur le Proche-Orient du « Quartette », qui réunit les États-Unis, l’Union européenne, la Russie et les Nations unies. Les États-Unis y seront représentés par le secrétaire d’État américain adjoint chargé du Proche-Orient, William Burns. Colin Powell a indiqué dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Fox News qu’il rencontrerait ultérieurement les représentants du « Quartette » mais n’a pas précisé à quelle date. Le secrétaire d’État a confirmé que les ponts étaient actuellement coupés entre l’Administration américaine et le leader palestinien. « Je n’ai pas de projet » pour parler avec Yasser Arafat, a-t-il souligné, en affirmant qu’il estimait que la direction actuelle palestinienne était « défectueuse ». « Nous n’avons pas rompu nos relations diplomatiques avec l’autorité palestinienne », a affirmé de son côté Mme Rice dans un autre entretien, sur CNN. « L’intention de l’Administration est d’aller de l’avant. Il y a beaucoup d’autres dirigeants dans les territoires palestiniens. Il y a même eu des changements au sein de l’Autorité et je pense que nous devons aussi regarder cela. Il ne s’agit pas d’un homme », avait-elle répondu auparavant sur NBC sur l’éventualité de contacts avec Yasser Arafat d’ici aux élections de janvier. Dans un discours lundi dernier, le président américain George W. Bush avait appelé à la mise à l’écart de Yasser Arafat, ainsi qu’à des élections palestiniennes et à des réformes de fond des institutions de l’Autorité palestinienne. Lors du sommet des huit principales puissances mondiales (G8) à Kananaskis (Canada) mercredi et jeudi derniers cette position américaine avait reçu un accueil mitigé de la majorité des pays européens et de la Russie qui avaient réaffirmé la légitimité de M. Arafat comme représentant du camp palestinien, se refusant à spéculer sur son départ tant que des élections démocratiques ne fixeraient son sort. Le G8 regroupe l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon, le Royaume-Uni et la Russie. Tant Colin Powell que Condoleezza Rice ont également mis en avant dimanche l’appel du président Bush à la création d’un État palestinien après l’organisation des élections et le remplacement démocratique de l’actuelle direction palestinienne. « Ce n’est pas une direction qui peut conduire à la prochaine étape, celle d’un nouvel État palestinien », a affirmé Mme Rice. « L’occupation israélienne doit cesser car cela sapera à terme l’identité même d’Israël. Mais nous avons besoin d’un changement dans les institutions. Nous devons construire des institutions qui conduiront à un État palestinien stable et démocratique. Il ne peut être construit sur la base de la corruption et de la terreur et c’est ce que le président a dit », a-t-elle souligné.
De hauts responsables de l’Administration Bush ont réaffirmé hier que les contacts étaient actuellement coupés avec Yasser Arafat et que celui-ci devait partir pour qu’il y ait des progrès sur la voie d’un règlement au conflit au Proche-Orient. Le secrétaire d’État Colin Powell et la conseillère de la présidence pour la sécurité nationale Condoleezza Rice ont tous deux estimé dimanche que les prochaines élections devaient désigner une nouvelle direction palestinienne avec laquelle les pourparlers pourraient reprendre. « Nous ne pouvons avoir la paix avec la direction actuelle parce qu’elle n’a montré aucun désir de l’obtenir », a martelé Condoleezza Rice, interrogée sur l’attitude qu’adopteraient les États-Unis si Yasser Arafat sortait vainqueur des élections qui seront organisées début 2003...