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NOTATION Moody’s abaisse de deux crans la note de France Télécom

France Télécom et Orange se sont effondrés hier en Bourse après la décision de Moody’s, pourtant attendue par les marchés, d’abaisser la note de leur dette long terme, de Baa1 à Baa3, tout juste un cran au-dessus du statut de « Junk Bond » (catégorie spéculative). L’opérateur, qui est pénalisé par le feuilleton interminable de la prise de contrôle de MobilCom, dont il détient 28,5 % du capital, a perdu les trois quarts de sa valeur depuis le début de l’année. « L’abaissement de deux crans de Moody’s était attendue », commente un analyste financier, qui s’attend à ce que Standard & Poor’s suive le mouvement d’ici peu. Cette décision de Moody’s a relancé les spéculations sur une prochaine augmentation de capital à bas prix, malgré les démentis de Michel Bon, PDG de l’opérateur, et du gouvernement. « MobilCom n’est qu’une partie du problème sur l’endettement du groupe. (...) La question qui se pose est de savoir si France Télécom peut générer assez de cash pour rembourser sa dette et d’où viendra ce cash », résume l’analyste d’ING, Mike Jeremy. Selon Moody’s, le rachat de la participation de Gerard Schmid dans MobilCom pourrait en outre alourdir de quatre milliards d’euros la dette de France Télécom (61 milliards). « Ce sont les agences de notation qui compensent les manquements du groupe en matière d’information. On trouve un précédent avec ce qui s’était passé pour KPN l’an dernier, lorsqu’ils ont été obligés d’avoir recours à un appel au marché à un cours de Bourse très faible », ajoute-t-il. Moody’s Investors Service a abaissé les notes de la dette à long terme de France Télécom et d’Orange de Baa1 à Baa3 en les plaçant sous surveillance avec implication négative. Elle estime que France Télécom et Orange ne généreront pas suffisamment de cash-flow disponible à court terme pour réduire l’endettement (60,7 milliards d’euros fin 2001 pour France Télécom). L’agence ne voit pas la dette nette du groupe à moins de 70 milliards, voire 75 milliards d’euros, à la fin 2002.
France Télécom et Orange se sont effondrés hier en Bourse après la décision de Moody’s, pourtant attendue par les marchés, d’abaisser la note de leur dette long terme, de Baa1 à Baa3, tout juste un cran au-dessus du statut de « Junk Bond » (catégorie spéculative). L’opérateur, qui est pénalisé par le feuilleton interminable de la prise de contrôle de MobilCom, dont il détient 28,5 % du capital, a perdu les trois quarts de sa valeur depuis le début de l’année. « L’abaissement de deux crans de Moody’s était attendue », commente un analyste financier, qui s’attend à ce que Standard & Poor’s suive le mouvement d’ici peu. Cette décision de Moody’s a relancé les spéculations sur une prochaine augmentation de capital à bas prix, malgré les démentis de Michel Bon, PDG de l’opérateur, et du...