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Actualités - Chronologie

Municipales Italiennes La gauche crie victoire, la droite fait le dos rond

Le centre gauche crie victoire après le deuxième tour des municipales et provinciales où il a gagné dans d’importantes villes tenues par la droite au pouvoir qui tente de minimiser la portée de ce scrutin. « Un résultat extraordinaire derrière lequel il y a tant de travail. Nous n’avons pas remporté un succès aussi net depuis les municipales de 1997 », s’est félicité, tout souriant, Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche (DS, ex-communistes), principal parti de la coalition d’opposition L’Olivier. Francesco Rutelli, le leader de L’Olivier qu’il avait mené à la défaite lors des législatives de mai 2001, s’est réjouit lui aussi de ce résultat. « Le centre gauche a gagné grâce à ses candidats qui ont acquis la confiance des citoyens de villes dirigées depuis des années par la droite », a-t-il déclaré. Sur les 28 principales communes en jeu dans ces municipales et provinciales partielles, concernant au premier tour environ 11 millions d’électeurs, le centre gauche en tenait 11 avant le scrutin, et passe à 15 après le vote, dont certaines villes-symboles comme Vérone (nord) où le chef du gouvernement Silvio Berlusconi était venu en personne soutenir le candidat de droite. Sur les dix provinces en jeu, réparties équitablement entre les deux coalitions avant le scrutin, la gauche en perd une, Reggio di Calabria, considérée comme une défaite annoncée, un parti de L’Olivier ayant fait défection avant même le scrutin. M. Berlusconi s’est abstenu de tout commentaire après ce second tour alors qu’à l’issue du premier, deux semaines plus tôt, il s’était déclaré « satisfait » affirmant que la droite « a conquis des villes et des provinces qui étaient administrées par la gauche alors que la gauche n’a pas conquis les villes que nous tenions ». Son parti, Forza Italia (FI), affirme que « ces élections municipales et provinciales n’ont pas de conséquences politiques. Il ne s’est produit rien de grave et il n’est pas possible de parler d’inversion de tendance ». Et bien que tous les analystes italiens invitent à la modération dans l’interprétation des résultats, rappelant qu’il ne s’agissait que d’élections locales, ils y voient en même temps un signal d’alarme pour la droite. Celle-ci volait en effet de victoire en victoire, des européennes en 1999 au législatives de 2001 en passant par les régionales de 2000. « Face à des chiffres aussi incontestables, la polémique entre droite et gauche s’est déplacée sur le terrain des interprétations : test de valeur nationale ou simple scrutin administratif ? Difficile de donner une estimation, mais un fait apparaît évident : la vague victorieuse crainte par la gauche et souhaitée par la droite ne s’est pas produite. Au contraire », écrit l’analyste du quotidien La Stampa, du groupe Fiat. « Si nous étions Berlusconi, nous choisirions la pire des interprétations, essayant de tirer de cette sonnette d’alarme un motif pour resserrer les rangs. Faire semblant de ne pas voir pourrait s’avérer dangereux », conclut l’éditorialiste. Même son de cloche chez son confrère du principal tirage italien, le Corriere della Sera. « Il serait insensé de tenter de tirer de ces ballottages des leçons politiques de nature universelle. Il est mieux de s’en tenir aux faits. Et les faits disent que le centre gauche a gagné. Le coup d’arrêt de la droite est tout aussi clair », affirme l’éditorialiste.
Le centre gauche crie victoire après le deuxième tour des municipales et provinciales où il a gagné dans d’importantes villes tenues par la droite au pouvoir qui tente de minimiser la portée de ce scrutin. « Un résultat extraordinaire derrière lequel il y a tant de travail. Nous n’avons pas remporté un succès aussi net depuis les municipales de 1997 », s’est félicité, tout souriant, Piero Fassino, secrétaire général des Démocrates de gauche (DS, ex-communistes), principal parti de la coalition d’opposition L’Olivier. Francesco Rutelli, le leader de L’Olivier qu’il avait mené à la défaite lors des législatives de mai 2001, s’est réjouit lui aussi de ce résultat. « Le centre gauche a gagné grâce à ses candidats qui ont acquis la confiance des citoyens de villes dirigées depuis des années par la...