L’attaquant de l’Inter Milan Christian Vieri a signé le doublé d’une facile victoire de l’Italie (2 à 0) contre l’Équateur pour l’entrée en matière de la Squadra Azzura au Mondial 2002 de football (groupe G) hier dans le stade couvert de Sapporo au nord du Japon. Il n’a fallu que sept minutes à « Bobo » Vieri pour faire mal aux Équatoriens, visiblement tendus à l’heure de disputer la première Coupe du monde de leur histoire. Sans pitié pour les nouveaux venus, l’Interiste a ouvert le score en reprenant au nez et à la barbe d’Alfonso Obregon un centre de Francesco Totti en retrait. L’Italie était en confiance au « Dôme » de Sapporo, où l’Allemagne avait passé huit buts à l’Arabie saoudite deux jours auparavant. Sans pression, les azzuri assuraient le spectacle, avec Francesco Totti (AS Rome), qui se fendait d’un contrôle-reprise de volée des 30 mètres, dévié en corner par le gardien José Cevallos au prix d’une belle détente (11). Quelques minutes plus tard, Vieri, encore lui, est arrivé un peu trop tard pour rattraper un centre de Gianluca Zambrotta. Ce n’était que partie remise. Démarqué sur une longue ouverture de Luigi Di Biagio, Vieri a d’abord résisté à la charge d’Ivan Hurtado à l’entrée de la surface, avant d’envoyer un tir mal repoussé par le pied du gardien José Cevallos. Seul face au filet, « Bobo » n’avait plus qu’à pousser le ballon (27). La Squadra plus réaliste Soucieux de faire bonne figure, l’Équateur a tenté de réagir en envoyant un tir sur le petit filet par Edison Mendez. Sur le flanc droit, Ulises De La Cruz tentait l’exploit individuel pour perforer le rideau défensif, mais le latéral droit des Hibernians (D1 écossaise) se démenait en vain. Au contraire, Vieri se trouvait encore en embuscade sur un tir puissant de Totti apprivoisé en deux temps par Cevallos (34). Avec désinvolture, « Bobo » a repris un ballon des 40 mètres qui est passé largement au-dessus (38). Au festival des bonnes occasions, Totti a également envoyé un coup franc à côté des buts de Cevallos (44). L’Italie a repris sa domination en seconde période, avec par exemple une reprise de volée de Totti repoussé par la défense, puis un tir de Damiano Tommasi dévié en corner. En fin de match, Gianluigi Buffon repoussait un boulet de canon d’Agustin Delgado, sur la meilleure occasion de l’Équateur, jamais ridicule dans ce match. Mais l’Italie avait été tellement plus réaliste. La gazette – Promenade des « Lions ». C’est la nouvelle place inaugurée par le président Abdoulaye Wade, en bordure de mer sur la corniche ouest de Dakar. Cette place publique, surmontée d’un écran géant et où trône une statue en bronze d’un footballeur, est dédiée aux – « Lions » (surnom de l’équipe nationale) du football sénégalais. L’écran permettra aux passants de suivre les émissions de leur télévision nationale tout en profitant de la fraîcheur marine. – Ecofoot. Les analystes économiques russes espèrent que l’équipe nationale va briller lors du Mondial de football asiatique, convaincus qu’il existe un rapport entre croissance économique et succès sportif. Mais, selon la Pravda, les analystes, banquiers pour la plupart, n’ont écrit cela que pour faire oublier leurs absences du travail pendant les matches de Coupe du monde. – Parieur chambreur. Le milieu de terrain allemand Bernd Schneider a annoncé qu’il avait parié sur un 2-0 pour le match Allemagne-Arabie saoudite de samedi, qui s’est soldé par le carton des Allemands 8 à 0. « 2-0, pour qui ? » lui a demandé un journaliste. « Pour le Sénégal ! » a rétorqué Schneider... – Sapporo Dome (suite). Le « Sapporo Dome », qui a abrité Allemagne-Arabie saoudite samedi, a produit une « impression bizarre » au sélectionneur allemand Rudi Voeller. « C’était étrangement calme, silencieux », a-t-il commenté à propos de cette salle couverte qui passait son baptême du feu du Mondial, mais où l’ambiance faisait largement défaut. Même impression bizarre pour le coach colombien de l’équipe d’Équateur Hernan Dario « Bolillo » Gomez : « Tout ça n’est pas normal dans le football. Je suis habitué à un stade ouvert, avec du soleil », a-t-il dit. Mais le capitaine équatorien Alex Aguinaga est enthousiaste : « C’est vraiment l’un des meilleurs stades que je connaisse », a-t-il dit avant d’affronter l’Italie lundi. – Statistique. Lors des cinq dernières éditions de la Coupe du monde, la Belgique a toujours réussi son premier match, sauf face au pays organisateur. Le premier match des Diables rouges cette année au Japon ? Mardi à Saitama, face... au Japon. En 1982 en Espagne, la Belgique avait battu l’Argentine 1 à 0. En 1986 au Mexique, les Diables avaient subi la loi du Mexique 2-1. En 1990 en Italie, Belgique-Corée du Sud s’était terminé sur la marque de 2 à 0. En 1994 aux États-Unis, les Belges avaient dominé le Maroc (1-0). Enfin, en 1998 en France, les Diables avaient tenu en échec (0-0) leurs voisins néerlandais. – Fingerspitzengefuehl. Un nouveau mot a fait son entrée dans le monde des arbitres : le Fingerspitzengefuehl, qui signifie doigté, feeling. L’Écossais George Cumming, président du département développement de la Fifa et à ce titre, a expliqué lors d’une conférence de presse, lundi à Séoul, que les arbitres ont été avisés de faire preuve de Fingerspitzengefuehl dans la direction d’un match. « Les arbitres ne sont pas des policiers sur le terrain. » – Paris (suite). L’Argentine, après sa victoire sur le Nigeria dans le Groupe F dit « de la mort », a définitivement pris l’ascendant sur la France en tant que favorite du Mondial 2002 chez les bookmakers anglais et cote désormais à un peu plus de 3 contre 1. Les Bleus, tombés à 6 contre 1 (ils étaient samedi à 3-1), sont désormais derrière l’Argentine, l’Italie et le Brésil. – Baggio, encore lui. Même mis de côté par le sélectionneur italien Giovanni Trapattoni, le milieu de terrain Roberto Baggio (Brescia) est toujours populaire au Japon où de jeunes Nippons s’identifient à lui par maillot interposé. Lundi à Sapporo (nord), quelques heures avant le match contre l’Équateur, on a vu au moins trois maillots Baggio contre un seul au nom de la nouvelle star du milieu de terrain, Francesco Totti. – Cent. Le capitaine irlandais Steve Staunton va devenir le premier footballeur de son pays à compter 100 sélections dans l’équipe nationale lorsqu’il jouera mercredi contre l’Allemagne en Coupe du monde. Il restera cependant encore loin du détenteur du record (selon la Fifa) du nombre de sélections nationales : le Mexicain Claudio Suarez qui en compte 170, et qui est en passe d’être dessaisi de son record par le malheureux gardien de l’Arabie saoudite Mohammad al-Deayea, qui en compte à ce jour 169.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’attaquant de l’Inter Milan Christian Vieri a signé le doublé d’une facile victoire de l’Italie (2 à 0) contre l’Équateur pour l’entrée en matière de la Squadra Azzura au Mondial 2002 de football (groupe G) hier dans le stade couvert de Sapporo au nord du Japon. Il n’a fallu que sept minutes à « Bobo » Vieri pour faire mal aux Équatoriens, visiblement tendus à l’heure de disputer la première Coupe du monde de leur histoire. Sans pitié pour les nouveaux venus, l’Interiste a ouvert le score en reprenant au nez et à la barbe d’Alfonso Obregon un centre de Francesco Totti en retrait. L’Italie était en confiance au « Dôme » de Sapporo, où l’Allemagne avait passé huit buts à l’Arabie saoudite deux jours auparavant. Sans pression, les azzuri assuraient le spectacle, avec Francesco Totti (AS Rome),...