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Université Paris 13 - (Villetaneuse) Andrée Chedid : «Racines et liberté»(photo)

L’Université Paris 13, de Villetaneuse (Sorbonne), en France, vient d’organiser un colloque international consacré à l’œuvre d’Andrée Chedid. Depuis six ans, cet établissement d’études supérieures, faisant partie de la Sorbonne, consacre un colloque annuel à un poète dont l’œuvre le révèle comme une voix majeure de son temps. Jusqu’à présent, au cours des années précédentes, l’œuvre d’Aragon, d’Apollinaire, de Tristan Tzara, de Léopold Sedar Senghor et de Kateb Yassin ont été successivement étudiées au cours de ces colloques internationaux de haut niveau, devenus une prestigieuse occasion d’échanges culturels. La rencontre de cette année a été dédiée à l’œuvre d’Andrée Chedid sous le titre Racines et liberté. La présence de l’auteur et sa participation effective aux débats, fait assez exceptionnel jusqu’à présent dans la célébration d’œuvres littéraires, ajoutent un intérêt supplémentaire de taille à cette rencontre. « Immense œuvre qui court de 1940 à nos jours, commentaient les communiqués de presse de l’université, celle d’Andrée Chedid, poète, romancière, nouvelliste, qui se définit elle-même à la charnière des cultures euroméditerranéennes dans une posture de vigile et de grand témoin. Des voix multiples inspirent son travail, modèle de passion et de précision au service d’aucune idéologie, au seul service de la conscience humaine en émoi. Tenu le 27 mai au campus de Villetaneuse (Université Paris 13), le colloque a opéré un survol quasi complet de cette vaste œuvre par un nombre impressionnant d’intervenants de réputation internationale. Les travaux se sont articulés autour de trois tables rondes (Racines I (les origines) Racines II (vers l’universel) et Liberté. Une œuvre «source essentielle» Dans la soirée, l’approche s’est prolongée par la projection du film L’Autre, l’adaptation, par Bernard Giraudeau, du roman d’Andrée Chedid, en présence du réalisateur et sa participation aux discussions qui ont suivi la projection. Installée à Paris depuis 1946 «par amour pour cette ville», Andrée Chedid, Libanaise née en Égypte, connaît aussi intimement le Moyen-Orient que la France. Elle y séjourne depuis de longues années. À l’origine d’une œuvre impressionnante et très diversifiée, Andrée Chedid, à la «voix multiple», impose une ossature solide et rigoureuse, un regard libre de tout compromis. Tolérance, multiculturalisme, fraternité humaine donnent à sa parole une universalité qui l’impose dans la littérature du XXe siècle comme une voix majeure. Sa personnalité affable, simple, tolérante contribue au rayonnement d’une œuvre dont la résonance s’amplifie avec le temps. «Les drames de l’Europe et de l’Afrique, commentent les communiqués de l’Université de Paris 13, retentissent dans l’œuvre de certains auteurs. Il devient donc nécessaire désormais d’orienter le regard vers le Proche-Orient, où se joue une partie de l’avenir de l’histoire commune. Il se trouve que cette région n’est pas étrangère à la langue française qui irradie à travers la littérature libanaise et égyptienne. C’est une très grande chance pour le Printemps poétique d’accueillir l’un des poètes majeurs vivants du XXe siècle. Le fait qu’il s’agit d’une femme ajoute de l’intérêt à cette rencontre et prouve de façon définitive l’universalité de la parole poétique ». Parmi les participants, les personnalités du monde culturel et littéraire étaient nombreuses : Marc Kobert (Les racines d’Andrée Chedid entre Égypte et Liban), Jacques Thobie (De l’espace romanesque oriental à l’utopie du lien poétique), Amina Rachid (Les racines d’Andrée Chedid entre Orient et Occident), Lana Habib (Isis : visage premier), Claire Gebeyli (Rêves et échos d’Égypte), Colette Vallat (La Méditerranée : brassage des hommes et des cultures), Judy Cochran (Andrée Chedid, poète de présence et d’avenir), Jacques Isoard (Osmose entre deux lumières Orient et Occident), Carmen Boustani (L’imaginaire libanais dans l’espace romanesque d’Andrée Chedid), Jean-Pierre Siméon (Une poétique de transgression poésie et prose, roman et théâtre chez Andrée Chedid). La présence d’Andrée Chedid au colloque a stimulé les échanges et la discussion, permettant d’avoir l’avis de l’auteur quant à certains points de vue ou sa réponse à certaines questions. Claires et précises, les réponses n’ont été à aucun moment vagues ou fuyantes. Attrait supplémentaire, la présence de deux jeunes comédiennes, Delphine Lehéricey et Sophie Maillard, qui ponctuaient par la lecture des textes évoqués les travaux du colloque. Une belle rencontre ayant réussi en une seule journée à cerner l’œuvre si vaste d’Andrée Chedid.
L’Université Paris 13, de Villetaneuse (Sorbonne), en France, vient d’organiser un colloque international consacré à l’œuvre d’Andrée Chedid. Depuis six ans, cet établissement d’études supérieures, faisant partie de la Sorbonne, consacre un colloque annuel à un poète dont l’œuvre le révèle comme une voix majeure de son temps. Jusqu’à présent, au cours des années précédentes, l’œuvre d’Aragon, d’Apollinaire, de Tristan Tzara, de Léopold Sedar Senghor et de Kateb Yassin ont été successivement étudiées au cours de ces colloques internationaux de haut niveau, devenus une prestigieuse occasion d’échanges culturels. La rencontre de cette année a été dédiée à l’œuvre d’Andrée Chedid sous le titre Racines et liberté. La présence de l’auteur et sa participation effective aux débats,...