Le président iranien Mohammed Khatami a défendu le Parlement contre les « insultes » des institutions conservatrices et affirmé que la Chambre ne devait pas être « affaiblie », rapporte jeudi l’agence Irna. « Comment se fait-il que le fait d’insulter notre Parlement dans notre République soit devenu des paroles valant de l’or, alors qu’insulter d’autres institutions est considéré comme une atteinte au régime ? », s’est interrogé M. Khatami, à l’issue d’une session commune entre le gouvernement et le Parlement. « Le Parlement est le seul corps habilité à faire des lois dans ce pays et rien, dans les sphères publiques et sociales, ne peut se faire sans en référer aux lois. Ce Parlement procède d’une légitimité issue du vote du peuple et il ne doit pas subir d’affaiblissement », a souligné M. Khatami. Le Parlement, élu en 2000 et acquis à 80 % à la politique de réforme de M. Khatami, a des pouvoirs limités, ses projets pouvant être contrecarrés notamment par deux institutions, le Conseil de surveillance (Conseil constitutionnel) et le Conseil de discernement, tous deux conservateurs. « Je ne me plains pas quand moi-même et mon gouvernement sommes insultés, je suis fier de la tolérance, mais je vois combien cruellement, rudement, les représentants du peuple sont insultés », a poursuivi le président iranien. Une vive polémique oppose depuis plusieurs mois la Justice, dominée par les conservateurs et qui échappe aux pouvoirs du président, au Parlement, dont plusieurs membres ont été condamnés à la prison ou sont poursuivis souvent pour avoir seulement critiqué des décisions de justice. M. Khatami a, en outre, déploré que le président soit « responsable de la bonne application de la Constitution », mais « n’ait aucun moyen de punir ceux qui la violent ». Il a longuement défendu son bilan de cinq ans de présidence, quatre dans le cadre d’un premier mandat, un depuis sa réélection, évoquant la baisse de l’inflation et la lutte contre le chômage. Semblant dénoncer une forme de « népotisme » en Iran, il a souligné que « les réformes signifient la sécurité pour tout le peuple, et cette sécurité en Iran ne doit pas être réservée aux dirigeants et à leurs familles ». Il a également dénoncé les « critiques excessives » de « la droite (les conservateurs), qui pense notamment que les valeurs religieuses sont en perte de vitesse en Iran » depuis la première victoire de M. Khatami en 1997.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président iranien Mohammed Khatami a défendu le Parlement contre les « insultes » des institutions conservatrices et affirmé que la Chambre ne devait pas être « affaiblie », rapporte jeudi l’agence Irna. « Comment se fait-il que le fait d’insulter notre Parlement dans notre République soit devenu des paroles valant de l’or, alors qu’insulter d’autres institutions est considéré comme une atteinte au régime ? », s’est interrogé M. Khatami, à l’issue d’une session commune entre le gouvernement et le Parlement. « Le Parlement est le seul corps habilité à faire des lois dans ce pays et rien, dans les sphères publiques et sociales, ne peut se faire sans en référer aux lois. Ce Parlement procède d’une légitimité issue du vote du peuple et il ne doit pas subir d’affaiblissement », a souligné M....