L’Europe serait-elle l’avenir de la NBA ? La question mérite d’être posée après la désignation des cinq meilleurs rookies de la saison. Cette équipe idéale composée des débutants les plus en vue compte en effet trois joueurs européens. Et cela souligne évidemment une grande première, un véritable bouleversement en fait, dans l’histoire de la grande Ligue américaine. Aux côtés des deux joueurs nationaux que sont Shane Battier (14,4 points de moyenne avec Memphis) et Jason Richardson (également 14,4 points par match à Golden State), on y trouve un autre ressortissant de Memphis, Pau Gasol, le meneur français de San Antonio, Tony Parker, et également l’Ukrainien des Utah Jazz, Andreï Kirilenko. Le Catalan Gasol (17,6 points et neuf rebonds de moyenne en saison régulière) a bénéficié d’un véritable plébiscite, étant le seul rookie à faire l’unanimité auprès des 29 votants que sont les entraîneurs des franchises NBA. Parker se classe lui au quatrième rang des suffrages tandis que Kirilenko se hisse dans ce cinq majeur en devançant l’Américain Tinsley (Indiana) et deux autres ressortissants du Vieux Continent, les Yougoslaves Rebraca (Detroit) et Radmanovic (Seattle). Parti du CSKA Moscou l’été dernier, ce jeune Ukrainien de 21 ans est une véritable liane de 2,06 m. Très aggressive, la recrue de Utah a affiché un bagage technique complet puisque sa moyenne fait état de 10,7 points par rencontre, mais également cinq rebonds et deux contres. Ses statistiques se révèlent d’autant plus remarquables que le rookie des Jazz a joué seulement 26 minutes en moyenne lors de la saison régulière, étant barré sur les deux postes d’ailier par des éléments beaucoup plus expérimentés tels que Malone et Marshall. Mais Kirilenko n’en symbolise pas moins l’avenir de la franchise mormone. Sûr de son fait, le jeune homme n’a plus qu’à attendre son heure, mais il a déjà obtenu le droit de porter le maillot numéro 47 en référence à... un fusil d’assaut utilisé par les marines américains et baptisé AK 47. AK comme Andreï Kirilenko. Tout un programme ! Jackson, le glouton Même s’ils n’ont terminé que deuxièmes de la division Pacifique derrière Sacramento, leur adversaire actuel en finale de Conférence (deux partout), les Lakers semblent encore partis pour tout dévorer sur leur passage. Un troisième titre consécutif permettrait aux Californiens de rejoindre dans l’histoire Chicago, dernière franchise à avoir réussi pareil triplé (de 1996 à 98). L’entraîneur des Bulls à l’époque n’était autre qu’un certain Phil Jackson aujourd’hui aux commandes des Angelinos. Le divin barbu, qui n’a plus perdu une série de playoffs NBA depuis sept ans, confirme donc sa grande soif de records. En allant jusqu’au bout cette saison, il battrait au passage le record de 155 victoires pour un coach en phase finale, établi par Pat Riley éliminé cette fois dès la fin de la saison régulière avec Miami. En décrochant un nouveau trophée, Jackson deviendrait aussi l’égal de John Kundla, le seul entraîneur ayant emmené les Lakers à un triplé au début des années 50. Mais, après les six bagues de champion arrachées à Chicago plus les deux déjà obtenues pour le compte des Lakers, il égalerait surtout l’immense Red Auerbach, le seul technicien couronné à neuf reprises avec les fameux Celtics de Boston. Unique. New Jersey égalise à 2 victoires partout L’équipe des New Jersey Nets a battu les Boston Celtics 94 à 92, lundi à l’extérieur, égalisant à deux victoires partout en finale de la Conférence Est du championnat professionnel nord-américain de basket-ball (NBA). New Jersey a effacé la débâcle du précédent match, perdu alors que les Nets avaient compté jusqu’à 26 points d’avance. Non sans trembler puisque Paul Pierce a manqué les deux lancer-francs de l’égalisation à une seconde de la fin. Boston s’est incliné pour la première fois à domicile en sept matchs de phase finale. Tout comme au troisième match, les Nets ont pris les commandes dès le début de la partie, menant de 15 points puis de 13 à la fin du premier quart-temps, grâce notamment à l’adresse retrouvée de Kerry Kittles. Tout comme deux jours plus tôt, les Celtics ont resserré leur défense pour revenir à quatre longueurs avant l’ultime période, avec déjà 25 points de Pierce et 24 d’Antoine Walker. Profitant des maladresses adverses, Boston grignotait les points pour n’être plus qu’à deux points, à 3 minutes de la fin. Deux paniers de Keith Van Horn (3+2) permettaient toutefois aux Nets de rester maîtres de la situation, jusqu’à ce que Kenny Henderson puis Pierce, sur 2 lancer-francs, mettent les deux équipes à égalité à 17 secondes du coup de sifflet final. Harris faisait mouche deux fois depuis la ligne des lancers, autant de tentatives manquées pour Pierce au grand désespoir d’une salle archicomble vibrant comme au temps des années glorieuses des Celtics aux 16 titres NBA. « On n’a jamais perdu confiance et celle-ci sera encore plus forte en retournant à domicile », déclarait Van Horn, auteur de 21 pts, alors que Kidd apportait 19 pts, 9 rebonds et autant de passes décisives. Les deux équipes se retrouveront cette nuit à East Rutherford (New Jersey) pour la cinquième manche d’une série disputée au meilleur de sept. À l’Ouest, Los Angeles et Sacramento etaient à égalité deux victoires partout avant la cinquième manche qui se disputait mardi chez les Kings.
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