Le dollar a continué d’évoluer dans des marges étroites à Beyrouth en l’absence de nouvelles initiatives à l’offre comme à la demande en dehors des besoins commerciaux des opérateurs en cette monnaie dont la BDL est restée la principale contrepartie à la vente. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, celle-ci est parvenue encore une fois à fixer le billet vert au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et à le faire négocier dans les échanges interbancaires à 1 514,00 LL, dans des volumes toujours minces ne dépassant pas quelque 8 millions de dollars presque entièrement placés par elle à ce taux. À l’étranger, le dollar s’est ressenti hier de nouvelles annonçant de larges opérations d’achats d’euros par des investisseurs institutionnels avec l’arrivée à expiration de contrats d’achat de la monnaie européenne. En effet, l’euro est sorti de la marge étroite comprise entre 0,8795 et 0,8805 dollar dans laquelle il se cantonnait depuis le début de la journée pour grimper jusqu’à 0,8850 avant de se stabiliser autour de 0,8830. Certes, il n’y avait pas une autre raison pour expliquer cet accès de faiblesse du billet vert que ces achats techniques de l’euro. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre que la production industrielle américaine a progressé de 0,7 % en mars après 0,8 % en février ainsi que le taux d’utilisation des capacités industrielles à 75,4 % contre 74,9 % pendant la même période. Il en est de même de la hausse de 0,3 % des prix à la consommation aux États-Unis en mars qui est passée inaperçue malgré qu’elle laisse craindre une relance de l’inflation pouvant justifier un resserrement de la politique monétaire de la Fed. Les opérateurs ont, en outre, ignoré la forte reprise de Wall Street, continuant à se débarrasser du dollar qui s’est négocié à NY à 0,8827 pour un euro contre 0,8795 la veille, à 1,4405 pour un sterling contre 1,4380, à 1,6640 FS contre 1,6685 et à 131,05 yens contre 132,10. Les Bourses dopées par les télécoms et le secteur automobile En Bourse, les marchés d’actions américains étaient en nette reprise hier, après la publication de bons résultats financiers dans le secteur des semi-conducteurs et automobile, ainsi que de chiffres montrant la solidité du secteur industriel aux États-Unis. Tous les indices boursiers ont donc repris de la hauteur à l’annonce de résultats meilleurs qu’attendu notamment par Texas Instruments et General Motors qui ont pris dans leur sillage le restant de la cote et dominé la scène boursière. En effet, le DJIA a gagné 208,48 pts à 10 302,15, le S&P 500 s’est octroyé 25,70 pts à 1 128,25 et le Nasdaq 60,73 pts à 1 814,51. De l’autre côté de l’Atlantique, les Bourses européennes ont fini en nette hausse, sous l’impulsion des télécoms et des technologiques qui ont profité d’un retour au bénéfice inespéré de Philips au 1er trimestre ainsi que de résultats favorables d’autres sociétés. Ce développement est venu éclipser l’accès de faiblesse des pharmaceutiques sous la conduite du suisse Roche dont le chiffre d’affaires trimestriel a déçu. C’est ainsi que l’Eurotop 300 est remonté à 1 268,24 pts (+20,91) et l’Eurostoxx 50 à 3 648,56 pts (+67,12). À Paris, le CAC 40 a clôturé en hausse à 4 598,74 pts (+96,25) ; à Francfort, l’Extra Dax à 5 343,88 pts (+99,68) et à Londres, le Footsie à 5 259,90 pts (+58,50). À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue par la hausse de 1 000 actions B de Solidere de 4 3/4 à 4 7/8 dollars alors que 3 455 actions A de la même société se sont maintenues à 4 1/2 dollars, dans un marché autrement délaissé sur le restant de la cote. Élie KAHWAGI
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