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Les jésuites attaquent le sport, nouvel « opium des peuples »

La prestigieuse revue des jésuites italiens Civiltà Cattolica a sévèrement attaqué hier le sport moderne, accusé d’être «le nouvel opium des peuples», une «religion sans Dieu qui divinise l’homme». Dans une longue analyse du sport moderne, le jésuite allemand Alois Koch affirme notamment que le sport extrême «évoque des expériences de drogue», tout comme les nombreux marathons auxquels participent parfois plus de 25 000 athlètes et passionnés. «Ceux qui courent constamment sur de longs parcours deviennent des toxicomanes», écrit-il. «S’ils interrompent le recours à cette “drogue”, ils sont confrontés à de véritables phénomènes d’abstinence. On peut se demander en quoi consiste la différence entre “s’enivrer” grâce aux endomorphines produites par l’organisme (soumis à des grands efforts, ndlr) et l’enivrement produit par l’ecstasy», se demande le religieux. Le père Koch évoque «les paraliturgies que l’on célèbre à l’occasion des cérémonies d’ouverture des jeux olympiques ou de championnats mondiaux». «Par ce “transfert” du sacré l’on vise à obtenir, affirme-t-il, la sublimation du sport grâce à une série de cérémonies». Le jésuite met sur la sellette tous les rituels du sport, les couleurs des équipes, l’échange de fanions, les hymnes, etc. Quant à certaines déclarations des supporteurs, telles que «mon équipe X est ma religion», il ne les considère qu’un signe du «mauvais goût» de nombreux jeunes. Le père Koch dénonce également le fait que le sport soit devenu une valeur exclusive et absolue dans le cas des athlètes professionnels. «Les besoins et les intérêts, l’école et la profession, le temps libre et les vacances, les repas et les loisirs, l’amitié, la sexualité et la famille, les idées et l’engagement socioculturel sont subordonnés aux nécessités du sport, avec la conséquence inévitable que le sport absorbe entièrement l’homme et l’empêche d’exercer toute autre activité».
La prestigieuse revue des jésuites italiens Civiltà Cattolica a sévèrement attaqué hier le sport moderne, accusé d’être «le nouvel opium des peuples», une «religion sans Dieu qui divinise l’homme». Dans une longue analyse du sport moderne, le jésuite allemand Alois Koch affirme notamment que le sport extrême «évoque des expériences de drogue», tout comme les nombreux marathons auxquels participent parfois plus de 25 000 athlètes et passionnés. «Ceux qui courent constamment sur de longs parcours deviennent des toxicomanes», écrit-il. «S’ils interrompent le recours à cette “drogue”, ils sont confrontés à de véritables phénomènes d’abstinence. On peut se demander en quoi consiste la différence entre “s’enivrer” grâce aux endomorphines produites par l’organisme (soumis à des grands efforts,...