WASHINGTON-Irène MOSALLI Qu’y-a-t-il de commun entre une ambassadrice, une actrice et l’archipel du Galapagos ? Le coup de cœur des deux premières pour le second. L’ambassadrice est Ivonne A. Baki, qui représente l’Équateur à Washington. L’actrice est Bo Derek, l’inoubliable interprète de 10 ; Tarzan the Ape Man ; Women of Desire. Quand elles se sont rencontrées, elles se sont trouvées des préoccupations identiques, notamment environnementales. Ivonne A. Baki avait créé en avril dernier la Fondation équatorienne pour la sauvegarde du Galapagos, menacé par une nappe de pétrole, et dont elle assure la présidence. Le lancement de la fondation avait eu lieu en présence de la première Dame équatorienne, Mme Isabel Noboa. Intéressée par cette initiative, Bo Derek n’a pas hésité à joindre le comité directeur dont elle est devenue un membre actif. La fondation, basée à Washington, se propose en premier de sensibiliser le public sur la nécessité de protéger l’un des lieux de la planète qui a encore beaucoup à révéler sur la faune et la flore qui, ailleurs, ont été endommagées. Pour ce faire, elle s’implique dans trois différents domaines : l’assistance financière, la formation de jeunes professionnels de l’environnement et la recherche. Son principal objectif est de procurer des bourses aux étudiants équatoriens se spécialisant dans la biologie marine et les sciences de l’écosystème. La clé du darwinisme En janvier dernier, à l’invitation d’Ivonne A. Baki, la fondation a organisé une visite au Galapagos pour les membres de son comité directeur et de plusieurs personnalités américaines du monde de la politique et de l’art. De retour de ce voyage dont elle faisait partie, Bo Derek a voulu que la première signature du livre qu’elle vient de publier sous le titre Leçons d’équitation : les choses importantes de la vie, je les ai apprises des chevaux se fasse à la résidence d’Ivonne A. Baki. Elle a offert les bénéfices de ces ventes à la fondation. Dans ce livre, l’actrice, qui est une grande écuyère, se raconte à travers son expérience personnelle et professionnelle. À noter qu’en ce moment, elle passe une grande partie de son temps à Washington où, à part sa collaboration à la protection du Galapagos, elle remplit d’autres fonctions. Elle a été nommée à la tête du Département pour les vétérans handicapés, de même qu’elle fait partie du Board of Trusties du Centre Kennedy. Rappelons que l’archipel du Galapagos est associé à Charles Darwin qui, après y avoir effectué des séjours d’études, avait pu avoir là la confirmation de sa théorie sur l’origine et l’évolution des espèces animales. C’était une étape majeure pour ses travaux et la clé de ce qui allait devenir la théorie du darwinisme. Sa pensée et ses concepts scientifiques se perpétuent dans un centre de recherche se trouvant dans l’archipel et portant son nom. Dans cette terre, encore proche de son état naturel, se trouvent notamment onze espèces de tortues géantes, ou «galapagos», en espagnol, qui ont donné leur nom à l’ensemble des îles, autrefois surnommées «Islas Encantadas» ou «Îles enchantées». Y vivent aussi des iguanes marins et terrestres, et une multitude d’oiseaux de différentes familles.
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