SÉMINAIRE - Entrepreneurs et connaisseurs apprennent à gérer un « coffee shop » à la hollandaise « Cannabizness » aux Pays-Bas (photo)
le 29 mars 2002 à 00h00
Entrepreneurs ambitieux et connaisseurs désireux d’approfondir leur savoir se côtoient aux Pays-Bas cette semaine sur les bancs d’un séminaire un peu particulier, intitulé «Cannabizness» et destiné à donner les compétences nécessaires pour ouvrir et gérer un «coffee shop» à la hollandaise. Nol van Schaik, propriétaire du coffee shop Willie Wortels à Haarlem, a ouvert une école, baptisée «Coffee shop College», pour répandre à travers l’Europe le modèle des 900 cafés néerlandais où le haschisch est en vente libre, au moment où le débat sur la dépénalisation des drogues douces rebondit dans de nombreux pays, dont la France à l’occasion de la campagne électorale. «Je suis ici parce que je veux ouvrir un coffee shop à la néerlandaise en Angleterre», explique Chris Baldwin, militant pour la légalisation du cannabis. «Ce que je préfère (dans ce séminaire) est la partie sur la culture du cannabis parce que j’adore ça. Je cultive du cannabis depuis plus de trente ans, ajoute-t-il. Je dirais qu’un amateur éclairé en vins n’est pas différent de moi». Pendant que les habitués du Willie Wortels jouent au flipper ou au billard en fumant leur joint dans la salle du bistrot sans alcool, la dizaine d’«étudiants», des Britanniques en majorité, ainsi que des Français et des Suisses, reniflent, fument et examinent au microscope des feuilles de cannabis, des brins de marijuana et des barrettes de haschisch. Ils étudient également l’histoire des coffee shops, les différentes législations, les questions de sécurité et de santé liées aux drogues douces. Après avoir appris à tester et à vendre du cannabis et ses dérivés, à rouler des joints avec une machine et étudié les méthodes de culture du cannabis selon les différentes régions de production depuis le Maroc jusqu’à l’Afghanistan, les participants au «Cannabizness» partiront aujourd’hui vendredi pour une tournée de quelques-uns des 200 coffee shops d’Amsterdam. Pour obtenir leur diplôme, ils devront réussir un questionnaire à choix multiples posant des interrogations fondamentales, comme «Quand les plants de cannabis cultivés en extérieur doivent-ils être mis en terre ?» ou «Les plants mâles fleurissent-ils avant ou après les plants femelles ?». Les diplômés peuvent espérer fonder une activité lucrative si le cannabis est légalisé dans leur pays. Les coffee shops hollandais réalisent en moyenne un chiffre d’affaires annuel d’environ 400 000 euros, mais ceux situés près des frontières belges et allemandes atteignent parfois ce chiffre en un mois. «Nous sommes comme toute autre activité ordinaire en Hollande. Nous payons des impôts, nos employés sont sous contrat et salariés, nous payons nos factures par les banques. Notre argent est accepté partout», rappelle Nol van Schaik.
Entrepreneurs ambitieux et connaisseurs désireux d’approfondir leur savoir se côtoient aux Pays-Bas cette semaine sur les bancs d’un séminaire un peu particulier, intitulé «Cannabizness» et destiné à donner les compétences nécessaires pour ouvrir et gérer un «coffee shop» à la hollandaise. Nol van Schaik, propriétaire du coffee shop Willie Wortels à Haarlem, a ouvert une école, baptisée «Coffee shop College», pour répandre à travers l’Europe le modèle des 900 cafés néerlandais où le haschisch est en vente libre, au moment où le débat sur la dépénalisation des drogues douces rebondit dans de nombreux pays, dont la France à l’occasion de la campagne électorale. «Je suis ici parce que je veux ouvrir un coffee shop à la néerlandaise en Angleterre», explique Chris Baldwin, militant pour la...
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