États-Unis Une équipe texane a cloné le premier chat domestique
le 16 février 2002 à 00h00
Le premier chat cloné, qui pourrait ouvrir l’ère du clonage, très lucratif, des animaux de compagnie, «paraît en bonne santé et plein d’énergie», rapporte la revue scientifique Nature qui a mis en ligne les travaux de l’équipe texane à l’origine de cette naissance. Mark Westhusin et ses collègues de l’Université A et M du Texas ont créé ce chat surnommé «Cc» (pour Carbon copy) en transférant l’ADN provenant d’une cellule de chatte adulte dans un ovule énucléé et en implantant ensuite l’embryon obtenu dans une mère porteuse. L’analyse génétique a montré que la jeune «Cc», aujourd’hui âgée de deux mois et demi, est bien le clone de la chatte donneuse (Felis domesticus). Une première tentative avec un mâle donneur s’était soldée par une seule gestation qui n’avait pu être conduite à terme, après avoir mis les 82 embryons clonés obtenus dans le ventre de sept mères porteuses. Au total, les chercheurs ont transplanté 87 embryons dans huit chattes porteuses pour aboutir à un seul clone vivant, indiquent-ils dans un bref article qui devait paraître dans l’édition du 21 février de la revue britannique. Il s’agit d’un «taux de succès comparable à celui obtenu pour le clonage d’autres espèces», estiment-ils. Les chercheurs ajoutent ainsi le chat à la liste croissante d’animaux clonés par cette technique de transfert du noyau qui a commencé avec l’agnelle Dolly et comprend à présent souris, bovins, chèvres et cochons... «Cc» est née par césarienne le 21 décembre 2001, 66 jours après avoir été implantée sous forme d’embryon dans l’utérus de sa mère porteuse. «Elle était vigoureuse à la naissance et paraît complètement normale», ajoutent les chercheurs. Elle a été clonée à partir d’une variété de cellules contribuant au développement des ovules dans l’ovaire. La couleur de sa robe bigarrée n’est cependant pas parfaitement identique à celle de la donneuse, car la pigmentation des animaux multicolores n’est que partiellement déterminée génétiquement et dépend aussi de facteurs intervenant durant le développement, expliquent-ils. Selon le Wall Street Journal, la recherche pour cloner des chats et d’autres animaux domestiques est financée à hauteur de plus de 3,5 millions de dollars par le financier John Sperling, 81 ans, fondateur de l’Université privée de Phoenix. Les chercheurs ont fait 188 procédures de clonage par transfert de noyau pour obtenir leurs 87 embryons et un seul clone survivant.
Le premier chat cloné, qui pourrait ouvrir l’ère du clonage, très lucratif, des animaux de compagnie, «paraît en bonne santé et plein d’énergie», rapporte la revue scientifique Nature qui a mis en ligne les travaux de l’équipe texane à l’origine de cette naissance. Mark Westhusin et ses collègues de l’Université A et M du Texas ont créé ce chat surnommé «Cc» (pour Carbon copy) en transférant l’ADN provenant d’une cellule de chatte adulte dans un ovule énucléé et en implantant ensuite l’embryon obtenu dans une mère porteuse. L’analyse génétique a montré que la jeune «Cc», aujourd’hui âgée de deux mois et demi, est bien le clone de la chatte donneuse (Felis domesticus). Une première tentative avec un mâle donneur s’était soldée par une seule gestation qui n’avait pu être conduite à...
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