Le Paris-SG s’est trouvé une équipe en Coupe de France
le 12 février 2002 à 00h00
La victoire du Paris-SG face à Marseille, dimanche en 8e de finale de la Coupe de France de football (1-1 a.p., 7 t.a.b. à 6), permet au club parisien de rester en course sur trois tableaux, mais elle a surtout démontré que Luis Fernandez, après bien des errances, a réussi à façonner l’équipe dont il rêvait. La course rageuse de l’Argentin Gabriel Heinze, aussitôt après son coup de tête égalisateur, pour fêter son but dans les bras de son compatriote et partenaire de défense centrale Mauricio Pochettino, blessé, résume à elle seule le nouvel état d’esprit parisien. Sans état d’âme, le PSG, à défaut de génie, brille par sa solidarité et sa combativité. Des qualités essentielles qui avaient cruellement fait défaut la saison dernière et qui permettent aujourd’hui à l’actuel troisième du championnat d’être en quart de finale de la Coupe de France et en demi-finale de la Coupe de la Ligue. «Une fois de plus, les joueurs ont fait preuve d’un mental exceptionnel, se réjouissait Luis Fernandez à l’issue du match. On a couru après le score, mais on a trouvé les ressources pour revenir». Et si les attaquants parisiens n’ont jamais réussi à trouver l’ouverture, pas plus que l’étourdissant Ronaldinho très souvent pris au piège par les défenseurs olympiens, ce sont les lignes arrières qui ont permis au PSG de se sauver. Tout d’abord grâce à Gabriel Heinze, puis avec le gardien Jérôme Alonzo, décisif sur le penalty d’Andre Luiz en fin de première mi-temps et sur le tir au but de Daniel Van Buyten. L’OM sans Europe «C’est l’esprit, l’envie d’un groupe qui fait qu’on est présent dans les trois compétitions», continuait Fernandez, qui ne cache plus désormais ses ambitions : «Si on continue dans ce sens-là, il n’y aura pas beaucoup de problèmes pour remporter un ou deux titres et finir troisième du championnat». Quant à l’Olympique de Marseille, cette défaite fait très mal. Non seulement car elle intervient face au rival parisien, mais surtout parce qu’elle prive très vraisemblablement l’OM, 11e en championnat, d’une place en Coupe d’Europe pour la saison prochaine. Une absence extrêmement néfaste pour le prestige et les finances du club olympien. Pourtant, les Phocéens n’ont pas à rougir de leur défaite. Paradoxalement, ils ont sans doute livré l’un des meilleurs matches de leur saison. «Les 90 minutes ont été très positives pour l’OM, expliquait l’entraîneur Albert Emon. On a commis une erreur d’inattention sur le but égalisateur qui nous a été fatale». «Mais on a seulement perdu un match et découvert une équipe. Le bilan est globalement positif», ajoutait-il, rejoint par le capitaine Andre Luiz : «Maintenant, il faut se consacrer au championnat. Il nous reste neuf matches qui sont autant de finales de Coupe de France pour accrocher la cinquième place. On se doit d’y croire encore».
La victoire du Paris-SG face à Marseille, dimanche en 8e de finale de la Coupe de France de football (1-1 a.p., 7 t.a.b. à 6), permet au club parisien de rester en course sur trois tableaux, mais elle a surtout démontré que Luis Fernandez, après bien des errances, a réussi à façonner l’équipe dont il rêvait. La course rageuse de l’Argentin Gabriel Heinze, aussitôt après son coup de tête égalisateur, pour fêter son but dans les bras de son compatriote et partenaire de défense centrale Mauricio Pochettino, blessé, résume à elle seule le nouvel état d’esprit parisien. Sans état d’âme, le PSG, à défaut de génie, brille par sa solidarité et sa combativité. Des qualités essentielles qui avaient cruellement fait défaut la saison dernière et qui permettent aujourd’hui à l’actuel troisième du...
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