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Actualités - Chronologie

Les Palestiniens prudemment favorables aux nouvelles idées françaises et allemandes

Soucieux de sortir le plus vite possible de la crise, les Palestiniens ont accueilli favorablement hier les propositions françaises d’élections dans les Territoires sur le thème de la paix, au moment où se tiennent deux importantes réunions à Washington et des Quinze sur le Proche-Orient. En tournée européenne, le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, s’est félicité du fait que l’Union européenne reprenne l’initiative pour une sortie de crise, tout en reconnaissant que le chemin est encore semé d’embûches. «Il faut agir vite (...) et nous soutenons le principe des idées françaises susceptibles de contribuer positivement à une sortie de la crise actuelle», car elles mettent l’accent sur l’aspect «politique» du conflit, a-t-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le ministre français des Affaires étrangères, Hubert Védrine. Saluant les idées allemandes et françaises, il a indiqué qu’elles seraient au centre de la réunion vendredi et samedi à Caceres (Espagne) des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne. M. Chaath, qui s’est déjà rendu à Berlin et Londres, doit poursuivre son périple européen en rencontrant les responsables belges et espagnols. La France a lancé la semaine dernière de nouvelles propositions pour sortir de la crise, centrées sur l’organisation d’élections sur le thème de la paix et la reconnaissance de l’État palestinien. La proclamation d’un tel État serait ainsi désormais considérée comme point de départ du processus de négociations en vue d’un règlement final. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, a quant à lui lancé l’idée d’un «référendum» qui mettrait fin à la vague de la violence au Proche-Orient et relancerait les négociations de paix. «La proposition de M. Fischer est complémentaire des idées françaises. Il ne s’agit pas de savoir ce qui est préférable, car cela doit être encore examiné prochainement dans le détail», a dit M. Chaath. Il a souligné les trois principales raisons du soutien palestinien aux idées françaises : «La priorité donnée au problème politique (à travers la reconnaissance d’un État palestinien) qui apportera avec elle la sécurité (...), l’importance d’un rôle européen dans les efforts de la communauté internationale visant à amener le Premier ministre israélien Ariel Sharon à reprendre les négociations, et l’accent mis sur la volonté de dégager à travers de nouvelles élections une majorité palestinienne favorable à la paix». «L’important est d’obtenir une position commune européenne qui pourrait peser sur la décision américaine», a encore dit M. Chaath, à la veille d’une rencontre cruciale à Washington entre M. Sharon et le président américain George W. Bush. Le ministre palestinien a cependant reconnu les «difficultés» que posent les idées françaises, citant surtout les réticences américaines et l’opposition d’Israël à la tenue d’éventuelles élections dans la partie arabe de Jérusalem. «Sans Jérusalem, il est difficile de tenir des élections», a-t-il dit en mettant en avant le fait qu’il ne fallait pas «donner le prétexte aux Israéliens de penser que nous renonçons à Jérusalem». Reste enfin, selon lui, la difficulté de faire accepter par Israël la présence «d’observateurs», le document français faisant état d’un «dispositif international chargé de veiller à la bonne exécution des engagements pris» de part et d’autre. «Il n’y a pas de problèmes sérieux qui ne sauraient être réglés sans les États-Unis», a reconnu M. Védrine sans ignorer les «risques» de voir les élections gagnées par les islamistes. «Il faut que les élections puissent être préparées dans des conditions correctes», a-t-il encore dit en référence notamment au retour de l’armée israélienne à ses positions d’avant l’intifada.
Soucieux de sortir le plus vite possible de la crise, les Palestiniens ont accueilli favorablement hier les propositions françaises d’élections dans les Territoires sur le thème de la paix, au moment où se tiennent deux importantes réunions à Washington et des Quinze sur le Proche-Orient. En tournée européenne, le ministre palestinien de la Coopération internationale, Nabil Chaath, s’est félicité du fait que l’Union européenne reprenne l’initiative pour une sortie de crise, tout en reconnaissant que le chemin est encore semé d’embûches. «Il faut agir vite (...) et nous soutenons le principe des idées françaises susceptibles de contribuer positivement à une sortie de la crise actuelle», car elles mettent l’accent sur l’aspect «politique» du conflit, a-t-il déclaré à l’issue d’un entretien avec le...