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Actualités - Chronologie

Le refus d’officiers israéliens de servir dans les territoires suscite des remous

Le refus d’officiers et de soldats réservistes de servir dans les territoires palestiniens occupés suscite un débat houleux en Israël où déjà des groupes, au sein du cadre de réserve de l’armée, s’organisent pour passer à la contre-attaque. Le 29 janvier un nouveau mouvement d’officiers de réserve, dénonçant les appels à l’insoumission, a vu le jour sous le nom «le droit de servir». Quatre jours auparavant, 52 officiers et soldats du cadre de réserve avaient annoncé qu’ils refuseraient dorénavant de servir dans les territoires palestiniens, pour ne pas, selon eux, participer à des opérations «d’oppression». En réponse à ce coup d’éclat, «le droit de servir» dénonce les appels à l’insoumission comme «une atteinte aux capacités de résistance de la nation en temps de guerre» et se présente comme la «majorité silencieuse» au sein de l’armée, a déclaré au quotidien Yediot Aharonot Nir Aboudaram, l’un des officiers fondateurs du mouvement. Deux cents autres officiers réservistes ont adressé récemment au ministère israélien de la Défense une pétition pour se démarquer des officiers ayant appelé à l’insoumission, a rapporté de son côté le quotidien Maariv. «Nous affirmons en tant que combattants et que citoyens qu’il est de notre devoir d’exécuter les ordres de nos officiers tant qu’ils sont légaux et qu’il est également de notre devoir d’assurer la sécurité de nos frères (les colons de Cisjordanie et Gaza) où qu’ils se trouvent même si des différends politiques nous opposent», indique le texte de cette pétition. Un autre mouvement d’officiers supérieurs du cadre de réserve, identifié à droite, s’organise également pour formuler un plan offensif visant à «démanteler» l’Autorité palestinienne et à se débarrasser de son président, Yasser Arafat, rapporte jeudi le quotidien Haaretz (indépendant). Mercredi, l’affaire a fait l’objet d’un vif débat à la Knesset (Parlement). Dans leur majorité, les intervenants, de droite comme de gauche, ont critiqué l’appel à l’insoumission, de crainte, selon eux, qu’il ne porte atteinte à la sécurité d’Israël en introduisant un débat politique au sein de l’armée. «Qu’il y ait au sein de notre société des hommes de courage et de conscience est tout à notre honneur. Ces hommes nous rappellent que l’on ne peut, parfois, obéir aveuglément à des ordres», a déclaré pour sa part la députée Tamar Gozansky du parti Hadash (communiste). «Cette pétition est un appel à la révolte, une trahison, et porte en elle le danger d’une totale anarchie», s’est écrié le député du parti ultraorthodoxe séfarade Shass (17 députés sur 120), Nissim Zeev. «Les propos du député Zeev sont tout simplement ridicules et pathétiques venant d’une formation dont l’une des idées force est justement de refuser de servir dans les rangs de l’armée» pour se consacrer à l’étude de la Torah, a aussitôt rétorqué le député du Meretz (opposition de gauche, 10 députés) Avshalom Vilan, qui a également condamné l’appel à l’insoumission. «L’affaire a été gonflée, elle est marginale et loin d’exprimer les véritables sentiments de la majorité des soldats et des officiers de l’armée», a conclu le ministre sans portefeuille Dany Naveh du Likoud (droite, 19 députés), concluant le débat au nom du gouvernement. Dans leur pétition publiée vendredi, les 52 officiers et soldats réservistes écrivent : «Nous ne continuerons pas à nous battre au-delà de la ligne verte (c’est à dire en territoires palestiniens) dans le but d’opprimer, d’expulser, d’affamer et d’humilier un peuple tout entier». L’affaire, pour l’heure, a été renvoyée en commission.
Le refus d’officiers et de soldats réservistes de servir dans les territoires palestiniens occupés suscite un débat houleux en Israël où déjà des groupes, au sein du cadre de réserve de l’armée, s’organisent pour passer à la contre-attaque. Le 29 janvier un nouveau mouvement d’officiers de réserve, dénonçant les appels à l’insoumission, a vu le jour sous le nom «le droit de servir». Quatre jours auparavant, 52 officiers et soldats du cadre de réserve avaient annoncé qu’ils refuseraient dorénavant de servir dans les territoires palestiniens, pour ne pas, selon eux, participer à des opérations «d’oppression». En réponse à ce coup d’éclat, «le droit de servir» dénonce les appels à l’insoumission comme «une atteinte aux capacités de résistance de la nation en temps de guerre» et se...