En dominant nettement Lyon 3-0 mardi, Nantes a montré qu’il méritait sans doute mieux que son classement actuel et a peut-être condamné les Lyonnais dans la course au titre de champion de France de football. En revenant sur la pelouse de la Beaujoire, Éric Carrière s’attendait à une soirée difficile. L’ancien canari se doutait qu’il serait la cible d’un public qui ne lui a pas pardonné son départ en août dernier. En revanche, il devait être loin d’imaginer que Lyon serait ainsi balayé par une équipe soudainement sortie de sa convalescence. «C’est certainement notre meilleur match depuis un bon bout de temps, reconnaît Mickaël Landreau. On avait du mal jusqu’ici à domicile, là on a imposé notre jeu, on a mis du rythme. C’est une super surprise». Les Canaris restaient sur quatre matches sans défaite mais sans génie. Cette fois, ils ont retrouvé «le jeu à la nantaise», le mouvement et une dose d’engagement insoupçonnée. «C’est une victoire significative, note Mathieu Berson. La manière a été au rendez-vous. On avait décidé de jouer haut sur le porteur du ballon. On l’a bien fait et on a répondu présent dans l’agressivité». Le retour de Tahitigol Pas gâté ces derniers temps par des rencontres ennuyeuses voire soporiphiques, le public de la Beaujoire s’est régalé avec pour symbole le retour en grâce de «Tahitigol», auteur d’un doublé. «Quand je suis sorti sous les acclamations, explique Marama Vahirua, j’ai eu des frissons et j’ai cru revivre des instants de la saison dernière». Si ce succès conforte les Nantais dans l’idée qu’ils sont sur la bonne voie, il demande confirmation dès dimanche avec la venue de Marseille. «On n’a pris que trois points, rappelle Berson, et c’est seulement en fin de saison qu’on saura si on mérite notre place en D1». Certains de ses coéquipiers sont plus optimistes à l’image d’Olivier Quint. «On n’a jamais été à pareille fête et peut-être qu’on va enfin pouvoir regarder vers le haut du classement. Il faut continuer, assurer le maintien le plus vite possible et pourquoi pas jouer les trouble-fêtes en cette fin de saison», espère-t-il. «C’est pour vivre ce genre de match que j’ai signé à Nantes. On a dû attendre six mois pour y arriver. Maintenant il faut foncer et surtout continuer à prendre du plaisir». Après ce succès convaincant, les coéquipiers de Landreau sont regonflés à bloc et cette confiance est peut-être l’arme qui leur manquait. «Dans un premier temps on a eu besoin de solidité, rappelle le capitaine, ensuite on a confirmé et fait la différence offensivement. Même si c’est une équipe irrégulière, Lyon reste une référence et si elle a pris l’eau c’est qu’on l’y a forcée». Côté lyonnais, la désillusion est grande pour une équipe débordante d’ambition mais jamais dans le coup à la Beaujoire. Déjà privé du titre de champion en 1995 et en 2001 par les Canaris, l’OL aura peut-être du mal à se remettre de ce naufrage en Loire-Atlantique.
En dominant nettement Lyon 3-0 mardi, Nantes a montré qu’il méritait sans doute mieux que son classement actuel et a peut-être condamné les Lyonnais dans la course au titre de champion de France de football. En revenant sur la pelouse de la Beaujoire, Éric Carrière s’attendait à une soirée difficile. L’ancien canari se doutait qu’il serait la cible d’un public qui ne lui a pas pardonné son départ en août dernier. En revanche, il devait être loin d’imaginer que Lyon serait ainsi balayé par une équipe soudainement sortie de sa convalescence. «C’est certainement notre meilleur match depuis un bon bout de temps, reconnaît Mickaël Landreau. On avait du mal jusqu’ici à domicile, là on a imposé notre jeu, on a mis du rythme. C’est une super surprise». Les Canaris restaient sur quatre matches sans défaite...
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