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Actualités - Chronologies

Une présence armée très discrète

Nombre d’armes semblaient avoir disparu hier matin des rues de Kaboul où les combattants avaient reçu l’ordre la veille de remiser leurs kalachnikovs, mitrailleuses et autres lance-roquettes, avant l’investiture du gouvernement intérimaire. Les moudjahidine se promenaient mains dans les poches, certains en treillis, d’autres en civil, portant le traditionnel shalwar, en ce jour de repos hebdomadaire. «On se promène, on va voir nos copains. La population est contente, la paix revient, les prix baissent et nous pouvons penser à autre chose», assurait Sobhanallah Begzad, un moudjahed de 29 ans, venu de la vallée du Panchir (nord), bastion de la résistance antitalibane. Tous se disaient «prêts à laisser» leurs armes, conformément aux instructions reçues «jusqu’à nouvel ordre» du ministère de la Défense, soit entendues à la radio, soit communiquées par lettre aux différents commandements. «C’est la loi, il faut la respecter. Notre but n’est pas la guerre mais la paix. Nous vivons tous désormais sous le même drapeau», expliquait Djan Mohamad, responsable du dépôt de munitions du quartier de Charara. Les sentinelles gardant les casernes expliquaient ne pouvoir faire «plus de quelques mètres» hors de l’enceinte avec leurs armes. Quelques policiers, avec casquette et uniforme gris, gardaient les carrefours, tandis qu’un groupe de moudjahidine de la garnison de Kaboul, autorisé à patrouiller, était assis au bord de la rivière, lance-roquettes en bandoulière. Résumant le sentiment général, Bachir Ahmad, salarié d’une ONG occidentale, se réjouissait de cette initiative, «signe de détente» : les moudjahidine «se comportent bien et on a moins peur d’eux qu’au début». La guerre sanglante qui avait opposé les factions afghanes entre 1992 et 1996 a laissé de très mauvais souvenirs à Kaboul, où les habitants réclament la présence de forces internationales sur la durée. En gage de bonne volonté, les autorités afghanes ont interdit le port d’armes à Kaboul, à quelques exceptions près, 48 heures avant l’investiture, samedi, d’une administration intérimaire de coalition, censée mettre fin à 23 ans de guerre. Au même moment, une force internationale prépare son déploiement en Afghanistan, force dont la présence suscite toujours des réticences chez les chefs de l’Alliance du Nord, qui contrôle Kaboul et une bonne partie du pays.
Nombre d’armes semblaient avoir disparu hier matin des rues de Kaboul où les combattants avaient reçu l’ordre la veille de remiser leurs kalachnikovs, mitrailleuses et autres lance-roquettes, avant l’investiture du gouvernement intérimaire. Les moudjahidine se promenaient mains dans les poches, certains en treillis, d’autres en civil, portant le traditionnel shalwar, en ce jour de repos hebdomadaire. «On se promène, on va voir nos copains. La population est contente, la paix revient, les prix baissent et nous pouvons penser à autre chose», assurait Sobhanallah Begzad, un moudjahed de 29 ans, venu de la vallée du Panchir (nord), bastion de la résistance antitalibane. Tous se disaient «prêts à laisser» leurs armes, conformément aux instructions reçues «jusqu’à nouvel ordre» du ministère de la Défense, soit...