Qu’est-il arrivé d’inédit à l’Américaine Marion Jones en 2001 ? Deux réponses sont possibles : son premier titre mondial sur 200 m ou sa première grande défaite sur 100 m, tous deux à Edmonton (Canada). Le sacre sur le demi-tour de piste n’étant qu’une formalité pour la championne olympique, c’est plutôt l’échec sur la ligne droite qui restera dans les mémoires, d’autant qu’il a mis un terme à une série de 42 succès consécutifs en finales. «Little Marion» fut donc privé du sans-faute pour la quatrième saison consécutive : une défaite en longueur (Coupe du monde) en 1998, un nouveau faux pas sur le sautoir (bronze) aux Mondiaux de Séville (1999), puis le nouvel or manqué en longueur aux Jeux de Sydney (2000). Elle ne pouvait même pas expliquer cet échec sur 100 m par une erreur de parcours ou un coup de chance de sa rivale, puisqu’elle avait déjà cédé en demi-finale face à la future lauréate, l’Ukrainienne Zhanna Pintusevich-Block. Le raté d’Edmonton pouvait s’expliquer par deux facteurs : la pluie de demandes des télévisions, publicitaires et parraineurs suite à sa gloire olympique (5 médailles tout de même dont 3 d’or), et, ou son divorce avec C.J. Hunter, cet époux devenu ombrageux depuis son contrôle positif à Sydney. La championne olympique du 100 m, qui a tout de même glané une part du pactole doré de la Golden League, s’est peut-être laissée bercer par ses capacités à sortir victorieuse de courses accrochées, ne tenant pas compte des avertissements reçus sur les 100 m de Rome et de Lausanne en route vers les Mondiaux. Taquiner le chrono Trop gâtée, ont estimé certains tandis que d’autres sont allés jusqu’à dire que sa vitesse s’était effritée, comme l’a prétendu la Grecque Ekaterini Thanou, 3e du 100 m mondial. Des hypothèses que la championne aux 25 printemps a réfuté en bloc. «Il n’y a pas de quoi être déçue de courir en 10.85 (son chrono en finale)», insistait-elle après sa défaite, estimant que c’était plutôt elle qui avait «gâté beaucoup de monde en courant tous ces 10.7 et 10.6 par le passé». «Comme sprinteuse, je continue d’apprendre. Je pense que je vais améliorer mes chronos. Je suis encore jeune et le monde entier est devant moi», a-t-elle répété à maintes reprises, bien décidée à faire taire ses détracteurs dès les prochaines occasions. Dénuée de sommet universel, si ce n’est la Coupe du monde, la saison 2002 pourrait la voir taquiner les aiguilles du chronomètre, sur 100 et 200 m, afin de se rapprocher des super-chronos de la défunte «Flo-Jo». Ou bien travailler une technique encore rudimentaire à la longueur, en prévision des Mondiaux de 2003 à Paris, où la Californienne aux 6 titres mondiaux peut se rapprocher, voire détrôner, le recordman en la matière, son compatriote Michael Johnson (9 or). Et, surtout, en vue des Jeux de 2004 à Athènes où elle pourrait prendre un nouveau rendez-vous avec l’histoire...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Qu’est-il arrivé d’inédit à l’Américaine Marion Jones en 2001 ? Deux réponses sont possibles : son premier titre mondial sur 200 m ou sa première grande défaite sur 100 m, tous deux à Edmonton (Canada). Le sacre sur le demi-tour de piste n’étant qu’une formalité pour la championne olympique, c’est plutôt l’échec sur la ligne droite qui restera dans les mémoires, d’autant qu’il a mis un terme à une série de 42 succès consécutifs en finales. «Little Marion» fut donc privé du sans-faute pour la quatrième saison consécutive : une défaite en longueur (Coupe du monde) en 1998, un nouveau faux pas sur le sautoir (bronze) aux Mondiaux de Séville (1999), puis le nouvel or manqué en longueur aux Jeux de Sydney (2000). Elle ne pouvait même pas expliquer cet échec sur 100 m par une erreur de parcours ou...