Les Occidentaux ne semblent pas tout à fait d’accord entre eux sur l’approche du dossier Hezbollah. Ainsi, le président du Conseil, M. Rafic Hariri, a pu revenir de Paris complètement rassuré quant à la position française. Les Français admettent, souligne un ministre haririen, que ce parti n’a pas d’activités subversives, surtout à l’extérieur, et qu’il n’entretient pas de liens caractérisés avec des formations dûment reconnues comme terroristes. Alors que les Américains, comme l’a rappelé leur ambassadeur à Beyrouth M. Vincent Battle, pensent que le Hezb n’a pas le droit d’agir dans l’enclave de Chebaa, qu’il garde des capacités d’attentats à l’étranger et qu’il est en cheville avec le Hamas comme avec le Jihad islamiques palestiniens. C’est ce qui explique que le parti a été inscrit sur la «black list», avec demande de gel de ses avoirs bancaires. De leur côté, les Britanniques soulignent que l’activité sécuritaire du Hezb se distingue de son action politique civile. Ajoutant qu’il dispose d’antennes pour des opérations terroristes à l’étranger. Et invitant le Hezb à se cantonner dans le domaine sociopolitique civil local tout en gardant, s’il le veut, un caractère idéologique de mouvement essentiellement résistant. C’est là certes une atténuation de l’hostilité ouverte affichée par les USA. Mais, localement, on juge la position britannique peu admissible quand même, dans la mesure où le Hezb, répète-t-on à satiété, n’a aucune dimension extérieure et encore moins terroriste, son action de résistance étant aussi légale que légitime. Toujours est-il que le président Jacques Chirac, conformément aux promesses faites à M. Hariri, s’est entremis auprès des anglo-saxons pour qu’ils assouplissent leur position. Ajoutant que lui-même ne voit pas d’obstacle à la signature du contrat d’association Liban-UE avant la Noël. Un loyaliste en vue relève que la France tient à ses liens privilégiés avec le Liban. Qui lui donnent la possibilité d’une plate-forme pour faire acte de présence sur le plan régional. Ce qui revient à confirmer indirectement que les Français pourraient souhaiter concurrencer les Américains, ne serait-ce que partiellement. Quoi qu’il en soit, l’essentiel pour le moment est que le soutien français va sans doute permettre au Liban de se saisir de cette planche de salut qu’est Paris II.
Les Occidentaux ne semblent pas tout à fait d’accord entre eux sur l’approche du dossier Hezbollah. Ainsi, le président du Conseil, M. Rafic Hariri, a pu revenir de Paris complètement rassuré quant à la position française. Les Français admettent, souligne un ministre haririen, que ce parti n’a pas d’activités subversives, surtout à l’extérieur, et qu’il n’entretient pas de liens caractérisés avec des formations dûment reconnues comme terroristes. Alors que les Américains, comme l’a rappelé leur ambassadeur à Beyrouth M. Vincent Battle, pensent que le Hezb n’a pas le droit d’agir dans l’enclave de Chebaa, qu’il garde des capacités d’attentats à l’étranger et qu’il est en cheville avec le Hamas comme avec le Jihad islamiques palestiniens. C’est ce qui explique que le parti a été...
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