Mille Sud-Africains combattent - auprès des talibans, - affirme un groupe musulman
le 12 janvier 2001 à 00h00
Un petit groupe musulman radical, basé au Cap, a affirmé vendredi avoir envoyé un millier de Sud-Africains au Pakistan ou en Afghanistan au cours des dernières semaines, pour aider les talibans dans leur lutte contre la campagne militaire américano-britannique. Un dirigeant de l’organisation MAIL (Musulmans contre les dirigeants illégitimes) a indiqué que ces Sud-Africains, partis seuls ou par petits groupes, sont pour certains parvenus à entrer en Afghanistan, tandis que d’autres sont restés sur la frontière pakistano-afghane ou au Pakistan. Un porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères s’est montré extrêmement surpris, assurant «entendre parler de cela pour la première fois. Nos missions ne nous ont alertés sur rien» en ce sens, a-t-il ajouté. Selon le membre dirigeant du groupe MAIL, qui a requis l’anonymat, «au moins 1 000 sont partis». La plupart sont de la région de Pretoria, et beaucoup ont de la famille au Pakistan. MAIL, un groupuscule islamiste de la région du Cap, où se concentre l’essentiel de la minorité musulmane d’Afrique du Sud (600 000 personnes), a affirmé début octobre avoir organisé une campagne de recrutement et aidé à collecter des fonds pour l’envoi de volontaires en Afghanistan. La présidence sud-africaine a pour sa part assuré n’avoir aucune connaissance d’un groupe ayant envoyé des volontaires en Afghanistan ou au Pakistan, à l’exception d’une organisation humanitaire, le Croissant de l’Espoir.
Un petit groupe musulman radical, basé au Cap, a affirmé vendredi avoir envoyé un millier de Sud-Africains au Pakistan ou en Afghanistan au cours des dernières semaines, pour aider les talibans dans leur lutte contre la campagne militaire américano-britannique. Un dirigeant de l’organisation MAIL (Musulmans contre les dirigeants illégitimes) a indiqué que ces Sud-Africains, partis seuls ou par petits groupes, sont pour certains parvenus à entrer en Afghanistan, tandis que d’autres sont restés sur la frontière pakistano-afghane ou au Pakistan. Un porte-parole du ministère sud-africain des Affaires étrangères s’est montré extrêmement surpris, assurant «entendre parler de cela pour la première fois. Nos missions ne nous ont alertés sur rien» en ce sens, a-t-il ajouté. Selon le membre dirigeant du groupe MAIL, qui a...
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