Le western, genre américain par excellence, a aussi inspiré les cinéastes du Vieux Continent où il a connu son apogée avec Sergio Leone, le réalisateur de «Pour une poignée de dollars» (1964) qui a révélé Clint Eastwood au grand écran. Mais le genre a aussi inspiré des Allemands, des Français, des Anglais, des Hongrois, des Tchèques. Sous le titre de «Il était une fois... en Europe», la Cinémathèque française, en collaboration avec le festival d’Amiens (9 au 18 novembre), lui consacre une vaste rétrospective en 43 films, du 31 octobre au 2 décembre, dans la salle des Grands Boulevards à Paris. On y découvrira avec curiosité que Robert Hossein, Johnny Hallyday et Fernandel ont joué dans des westerns. Jean-Pierre Léaud, figure emblématique de la Nouvelle Vague, a lui-même tourné dans Une aventure de Billy the Kid, un western iconoclaste de Luc Moullet. Dans Touche pas à la femme blanche !, c’est le tout aussi iconoclaste Marco Ferreri qui a reconstitué à sa façon la bataille de Little Big Horn dans l’ex-trou des Halles avec Catherine Deneuve/Marie-Hélène de Boismonfrais, Marcello Mastroianni en général Custer et Michel Piccoli en Buffalo Bill... En Italie, outre Sergio Leone qui fut le premier à donner au western européen ses lettres de noblesse, il y eut Sergio Corbucci (Django, 1966) et Damiano Damiani (El Chuncho). Si la Camargue accueillit des westerns en France, ce fut surtout la région d’Almeria, en Espagne, qui joua au Far West. La version originale intégrale de Il était une fois dans l’Ouest, le monument de Sergio Leone, restaurée par la Cineteca nazionale de Rome, est l’un des clous de cette rétrospective, avec quelques curiosités telles que Tire encore si tu peux ou La horde des salopards. Deux cinéastes italiens accompagnent leurs westerns : Sergio Sollima, le 10 novembre, avec Le dernier face-à-face et Colorado, et Toni Valerii, le réalisateur de Mon nom est personne qui présentera le 11 novembre Texas, reconstitution de l’assassinat d’un président américain à la fin de la guerre de Sécession. Le 15 novembre, ce sera au tour du Hongrois Gyorgy Szomjas avec Eastern, Les mauvaises gens.
Le western, genre américain par excellence, a aussi inspiré les cinéastes du Vieux Continent où il a connu son apogée avec Sergio Leone, le réalisateur de «Pour une poignée de dollars» (1964) qui a révélé Clint Eastwood au grand écran. Mais le genre a aussi inspiré des Allemands, des Français, des Anglais, des Hongrois, des Tchèques. Sous le titre de «Il était une fois... en Europe», la Cinémathèque française, en collaboration avec le festival d’Amiens (9 au 18 novembre), lui consacre une vaste rétrospective en 43 films, du 31 octobre au 2 décembre, dans la salle des Grands Boulevards à Paris. On y découvrira avec curiosité que Robert Hossein, Johnny Hallyday et Fernandel ont joué dans des westerns. Jean-Pierre Léaud, figure emblématique de la Nouvelle Vague, a lui-même tourné dans Une aventure de Billy...
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