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Actualités - Chronologies

Guerre entre religions : les Arabes condamnent les propos de Ben Laden

Des dirigeants arabes et al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite, ont condamné hier les propos d’Oussama Ben Laden, affirmant que les musulmans étaient en état de guerre contre l’Occident. «Ben Laden ne parle pas au nom des Arabes et des musulmans», a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en marge d’une réunion arabe à Damas consacrée au soutien aux Palestiniens et aux répercussions des attentats du 11 septembre aux États-Unis sur le Proche-Orient. De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a estimé qu’il y avait «une guerre entre Ben Laden et le monde», en réponse à une question sur les propos du terroriste présumé, diffusés samedi par la télévision qatariote al-Jazira. Le représentant spécial des Nations unies pour l’Afghanistan, l’Algérien Lakhdar Brahimi, en visite à Téhéran, a fait savoir par son porte-parole qu’il ne «souhaite pas répondre» aux accusations d’Oussama Ben Laden contre l’Onu. Le ministre jordanien des Affaires étrangères Abdel Ilah Khatib a, comme son homologue égyptien, condamné les propos de l’islamiste, allié du régime des taliban. «Les concepts présentant la civilisation arabo-musulmane comme en conflit avec le reste du monde sont très dangereux et porteurs de grands dangers pour les Arabes et pour leurs intérêts», a déclaré M. Khatib à l’issue de la réunion de Damas. «Nous devons être très vigilants et nous ne devons pas permettre que ces concepts soient largement admis», a ajouté le ministre jordanien. «Nous faisons face à une situation internationale qui nécessite beaucoup de vigilance afin que les Arabes et les musulmans n’assument pas la responsabilité des actes terroristes et afin que cela ne se répercute pas (négativement) sur leurs causes», a-t-il affirmé. Au Caire, l’institution d’al-Azhar, la plus haute autorité de l’islam sunnite, a également rejeté toute pertinence d’une «guerre de religions», dans une réponse indirecte à Oussama Ben Laden, qu’elle n’a cependant pas nommé. Le centre d’études islamiques a exprimé son opposition aux «allégations sur un choc de civilisations, une guerre de religions et un choc des cultures», dans un communiqué diffusé par l’agence de presse égyptienne Mena. Al-Azhar estime cependant, dans une déclaration révélatrice des sentiments qui animent la communauté musulmane, que «la guerre contre le terrorisme ne justifie pas une agression contre le peuple pauvre et sans armes de l’Afghanistan». «Les villes, villages, mosquées, les vieillards, femmes et enfants de ce peuple sont exposés à une agression violente sans aucune raison logique ou acceptable et avant même (la publication) des conclusions de l’enquête sur les évènements de septembre dernier» aux États-Unis, indique le communiqué. L’imam d’al-Azhar, cheikh Mohammed Sayyed Tantaoui, qui est nommé par le président Hosni Moubarak, s’était déclaré le 29 octobre opposé aux bombardements américains sur l’Afghanistan.
Des dirigeants arabes et al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite, ont condamné hier les propos d’Oussama Ben Laden, affirmant que les musulmans étaient en état de guerre contre l’Occident. «Ben Laden ne parle pas au nom des Arabes et des musulmans», a déclaré le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, en marge d’une réunion arabe à Damas consacrée au soutien aux Palestiniens et aux répercussions des attentats du 11 septembre aux États-Unis sur le Proche-Orient. De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères Ahmed Maher a estimé qu’il y avait «une guerre entre Ben Laden et le monde», en réponse à une question sur les propos du terroriste présumé, diffusés samedi par la télévision qatariote al-Jazira. Le représentant spécial des Nations unies pour...