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Actualités - Chronologies

BLANCHIMENT - Réunion du Gafi sous haute sécurité à Washington

Le Groupe d’action financière international (Gafi) sur le blanchiment des capitaux a ouvert hier à Washington deux jours de réunion plénière extraordinaire à la demande du G7 pour examiner les moyens de traquer l’argent du terrorisme international. Ouvrant les travaux sous haute surveillance policière dans un grand hôtel, le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, a demandé au Gafi «d’adopter des recommandations spéciales établissant les standards internationaux pour combattre les financements terroristes (...) devant s’appliquer à tous les pays». «Je presse le Gafi d’ici à sa prochaine assemblée plénière en février d’élaborer des critères pour combattre les financements du terrorisme ainsi qu’un programme d’action pour chaque nation dans le monde», a-t-il précisé devant les quelque 300 participants, dont une importante délégation d’Interpol. Paul O’Neill a demandé au groupe de publier des rapports régulièrement sur les succès pour traquer et geler l’argent terroriste. «Je vous demande de vous appuyer sur votre considérable expérience pour désorganiser l’utilisation, par les terroristes et par ceux qui les financent, du système financier international», a lancé le secrétaire américain au Trésor. «Notre but, a-t-il ajouté, n’est ni plus ni moins la désorganisation et l’élimination des réseaux soutenant le terrorisme et ses actes répugnants». La réunion plénière du Gafi, un organisme international indépendant se composant de 29 pays dont les plus industrialisés, a été organisée à la demande des ministres des Finances du G7, les principales puissances économiques mondiales. À l’issue de leur dernière réunion à Washington début octobre, les grands argentiers du G7 ont estimé que le Gafi, qui lutte surtout depuis sa création en 1989 contre le blanchiment des narcodollars et l’évasion fiscale, devrait jouer un rôle clé dans la bataille contre les financements terroristes. Le G7 souhaite que le Gafi établisse un guide pour les institutions financières, les aidant à détecter les pratiques financières des réseaux terroristes. Il demande aussi au Gafi d’identifier les entités (pays et autres) facilitant les financements des groupes terroristes et de chercher à obtenir leur coopération. Le secrétaire américain au Trésor a indiqué lundi que depuis le 11 septembre 150 pays avaient exprimé leur soutien pour combattre les financements terroristes. En outre, a-t-il précisé, plus de 80 pays ont déjà émis des ordres pour geler des actifs appartenant à des terroristes. Selon les derniers chiffres du Trésor américain le 12 octobre, environ 24 millions de dollars d’argent suspecté de financer le terrorisme avaient été bloqués dont quatre millions aux États-Unis. Les États-Unis et leurs alliés au sein du G7 ont émis ces dernières semaines des décrets pour bloquer les avoirs de 66 personnes ou entités, dont les 22 terroristes les plus recherchés par le FBI, la police fédérale américaine. La réunion du Gafi se tient à huis clos jusqu’à ce soir. Une conférence de presse est prévue demain matin. Le Gafi compte notamment parmi ses membres les États-Unis, la France, le Luxembourg, Singapour, le Royaume-Uni et la Suisse ainsi que la Commission européenne et le Conseil de coopération du Golfe. Son secrétariat est assuré par l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE).
Le Groupe d’action financière international (Gafi) sur le blanchiment des capitaux a ouvert hier à Washington deux jours de réunion plénière extraordinaire à la demande du G7 pour examiner les moyens de traquer l’argent du terrorisme international. Ouvrant les travaux sous haute surveillance policière dans un grand hôtel, le secrétaire américain au Trésor, Paul O’Neill, a demandé au Gafi «d’adopter des recommandations spéciales établissant les standards internationaux pour combattre les financements terroristes (...) devant s’appliquer à tous les pays». «Je presse le Gafi d’ici à sa prochaine assemblée plénière en février d’élaborer des critères pour combattre les financements du terrorisme ainsi qu’un programme d’action pour chaque nation dans le monde», a-t-il précisé devant les quelque 300...