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Actualités - Chronologies

1 700 ans de christianisme arménien

Pour célébrer le 17e centenaire du christianisme, la prélature arménienne du catholicossat d’Antélias a imprimé une vignette commémorative célébrant l’Arménie, le premier pays à embrasser le christianisme comme religion d’État, en 301 apr. J-C. La vignette commémorative illustre la cathédrale de Saint-Grégoire l’Illuminateur. À défaut de timbre-poste officiel libanais émis sur cet événement, les philatélistes pourront se contenter d’une vignette postale sans valeur, mais quand même de grand format et surtout représentative des premières traces de l’Église arménienne datant de deux millénaires.Maxi-carte commémorative Toujours à titre personnel, le catholicossat d’Antélias a pris la bonne initiative de commémorer cet événement par l’émission d’un jeu de six maxi-cartes «timbrifiées» de la vignette commémorative. Les cartes postales illustrent les thèmes suivants : – La bataille de Avarayr (451 av. J-C). – St. Etchmiadzin et la cathédrale de Saint-Grégoire l’Illuminateur. – Le timbre commémoratif taillé dans la pierre. – L’alphabet arménien. – Le monument en Arménie à la mémoire des martyrs. – La vision de saint Grégoire l’Illuminateur. Historique La conversion du roi Tiridate III, en 301, a fait de l’Arménie le premier peuple à embrasser le christianisme comme religion nationale. Le peuple arménien a, en effet, une histoire bimillénaire, bien que le dernier royaume arménien, celui de Cilicie (sud-est de la Turquie), ait disparu depuis le XIVe siècle. C’est au IVe siècle, en effet, que le patriarche ou catholicos Krikor, chef suprême de l’Église en Arménie, connu également sous le nom de saint Grégoire l’Illuminateur – d’ou le nom de l’Église «grégorienne» donné a l’Église arménienne –, édifie à Etchmiadzin une basilique qui est encore actuellement le plus important sanctuaire de l’Arménie chrétienne. Cette construction est le point de départ d’une évangélisation rapide, car le pays compte déjà nombre de foyers chrétiens, convertis antérieurement par les disciples même du Christ : Barthélémy et Thaddée. En 451, au concile de Chalcédoine (KadÐköy), l’Église arménienne, comme beaucoup d’Églises orientales, se rallie au monophysisme pour échapper à la domination conjointe de Byzance et de l’Église nestorienne d’Iran. L’Arménie Située au nord-est de l’Anatolie, l’Arménie s’étend approximativement de la mer Noire aux lacs de Van, Sevan et Ourmia. Le mont Ararat (5 122 m), sommet mythique où se serait échouée l’arche de Noé, en est son pivot géographique et symbolique. Son histoire commencerait aux alentours du VIIe siècle avant J-C. Les origines du peuple arménien sont encore très mal connues. Rapidement, il fonde un puissant royaume qui deviendra en 301 après J-C le premier «État» officiellement chrétien. La situation géographique de l’Arménie, au carrefour de tous les grands empires (mède, perse, macédonien, romain, byzantin, seldjoukide, ottoman et russe), lui vaut le triste privilège d’être un des principaux champs de bataille de la région. Les périodes d’occupation et de sujétion ne sont entrecoupées que de brèves périodes d’indépendance. Cependant, tous ces envahisseurs ne pourront jamais éradiquer l’identité nationale arménienne. L’Arménie ne cessera de renaître de ses cendres. Malgré les terribles massacres de 1915, le premier génocide du XXe siècle, malgré une soviétisation totale d’une partie de leur territoire en 1920, les Arméniens, solidement attachés à leur religion, leur culture et leur langue, ont continué à sauvegarder leur personnalité soit en diaspora, soit en République socialiste soviétique d’Arménie. Depuis 1975, on assiste même à un réveil du nationalisme arménien. Les Arméniens dans le monde L’Église apostolique arménienne est une Église nationale, autocéphale et indépendante. Outre Etchmiadzin en République d’Arménie, elle comporte plusieurs sièges : la Grande maison de Cilicie, repliée à la prélature arménienne d’Antélias au Liban, le patriarcat d’Istanbul et celui de Jérusalem. Le catholicos d’Etchmiadzin a une primauté d’honneur en tant que patriarche de tous les Arméniens. Sa juridiction s’étend, non seulement sur les Arméniens des ex-Républiques soviétiques, mais aussi sur ceux d’Europe, d’Amérique, des Églises d’Iran et d’Inde, de Java et, indirectement, de Palestine, de Syrie et de Turquie. En marge de l’Église arménienne, 450 000 uniates, unis à Rome depuis le XVIIIe siècle, sont les descendants de la rencontre entre Arméniens et catholiques. Ils ont élu en 1740 leur propre patriarche résident à Beyrouth. Les protestants sont environ 250 000 installés généralement en Californie et à Istanbul. Ils ont été évangélisés par des marchands russes pentecôtistes et ont émigré en masse au début du XXe siècle. En 1998, on estimait à 8 000 000 le nombre des Arméniens. Plus de 3 500 000 vivaient en République d’Arménie et 1500000 étaient répartis entre la Géorgie, l’Azerbaidjan, l’Ukraine, la Russie et les ex-Républiques soviétiques d’Asie centrale. 2 200 000 Arméniens constituent la «grande dispora». Les États-Unis et la France recensent le plus grand nombre d’Arméniens depuis que ces derniers ont quitté en masse le Liban. La «grande diaspora» ne tient habituellement pas compte des communautés d’Europe orientale pour ses actions politiques. Pourtant, cette communauté est estimée à près de 800 000 personnes réparties en Turquie, Bulgarie, Roumanie, Moldavie, Grèce et Chypre. Quant à la communauté de Turquie, elle a fortement diminué, comme celle du Proche-Orient. On estime toutefois son nombre a environ 400000, avec une forte concentration a Istanbul, (120 000 personnes, 1 patriarcat, 38 églises grégoriennes, une dizaine d’églises catholiques, 3 temples protestants). La communauté arménienne d’Istanbul est très présente dans les arts sous toutes leurs formes. Ainsi, l’un des meilleurs photographes de Turquie n’est autre que Ara Güler, le successeur incontesté des frères Abdullah, eux aussi Arméniens. Un grand nombre d’Arméniens est remarqué dans d’autres domaines, comme le cinéma, le théâtre et l’architecture. Il est à noter le rôle important joué par les familles Aznavour et surtout Balyan dans l’architecture ottomane, dont on retrouve encore aujourd’hui un nombre important de vestiges : église St-Stéphane-des-Bulgares, passage Aznavour, palais de Dolmabahçe et Beylerbeyi, mosquées d’Ortaköy, de Dolmabahçe et Tophane, caserne de Kuleli, etc.
Pour célébrer le 17e centenaire du christianisme, la prélature arménienne du catholicossat d’Antélias a imprimé une vignette commémorative célébrant l’Arménie, le premier pays à embrasser le christianisme comme religion d’État, en 301 apr. J-C. La vignette commémorative illustre la cathédrale de Saint-Grégoire l’Illuminateur. À défaut de timbre-poste officiel libanais émis sur cet événement, les philatélistes pourront se contenter d’une vignette postale sans valeur, mais quand même de grand format et surtout représentative des premières traces de l’Église arménienne datant de deux millénaires.Maxi-carte commémorative Toujours à titre personnel, le catholicossat d’Antélias a pris la bonne initiative de commémorer cet événement par l’émission d’un jeu de six maxi-cartes «timbrifiées»...