Andrej Hauptman, un grand champion pour un petit pays
le 16 octobre 2001 à 00h00
La place de troisième obtenue par le coureur slovène Andrej Hauptman dans la course en ligne des championnats du monde de cyclisme sur route, dimanche à Lisbonne, a sorti de l’anonymat le cyclisme slovène que les «aficionados» de ce sport sont peu habitués à rencontrer sur les circuits. Le succès de ce coureur slovène de 26 ans, qui fait partie de l’équipe italienne Tacconi, survenu après deux ans à peine de carrière professionnelle, est d’autant plus surprenant que la Slovénie compte à peine plus de deux millions d’habitants, et un seul club de cyclisme professionnel, Krka Telekom. «Cette année, je me suis entraîné de la même manière que l’année passée, mais je me suis cependant davantage consacré aux montées, sur des pistes à rythmes variés», explique le coureur, 1,79 m pour 70 kilos, dans une interview accordée au quotidien slovène Delo. Conséquence immédiate pour Hauptman, sa cotation sur le marché du cyclisme professionnel est passé à 500 000 euros minimum et l’équipe française Cofidis ou le club belge Domo s’intéresse à lui. Mais sa troisième place à Lisbonne est aussi une démonstration du développement du sport cycliste en Slovénie. Exclu du Tour de France Petit pays de deux millions d’habitants, où les routes de montagne ne manquent pas, la Slovénie ne compte que 155 adeptes de la «petite reine», professionnels et amateurs confondus. Les 17 coureurs professionnels slovènes courent sous les couleurs de Krka Telekom, tandis qu’un petit nombre travaillent en Italie. Malgré ces effectifs réduits, la Slovénie dispose de coureurs talentueux ainsi que de bons entraîneurs. Elle figure parmi les quinze premiers mondiaux dans le classement mondial de l’Union cycliste internationale, avec deux représentants parmi les 100 meilleurs coureurs du monde, Hauptman et Gorazd Stangelj. La surprise créée dimanche par Hauptman lui a permis d’oublier les débuts assez difficiles de sa carrière, notamment sa première année professionnelle au cours de laquelle il n’a pas connu beaucoup de succès. Il avait notamment été exclu du Tour de France en juillet 2000, après un contrôle sanguin et un hématocrite non conforme, et avait envisagé à l’époque de mettre un terme à sa carrière. «Mon agent Enrico Maggioni m’avait alors dit de gagner une course et que tout serait oublié», se souvient Hauptman. Il avait suivi ce conseil à la lettre, en remportant le Grand Prix de Fourmies 2000. «On ne m’a jamais reparlé du Tour de France depuis», remarque Hauptman.
La place de troisième obtenue par le coureur slovène Andrej Hauptman dans la course en ligne des championnats du monde de cyclisme sur route, dimanche à Lisbonne, a sorti de l’anonymat le cyclisme slovène que les «aficionados» de ce sport sont peu habitués à rencontrer sur les circuits. Le succès de ce coureur slovène de 26 ans, qui fait partie de l’équipe italienne Tacconi, survenu après deux ans à peine de carrière professionnelle, est d’autant plus surprenant que la Slovénie compte à peine plus de deux millions d’habitants, et un seul club de cyclisme professionnel, Krka Telekom. «Cette année, je me suis entraîné de la même manière que l’année passée, mais je me suis cependant davantage consacré aux montées, sur des pistes à rythmes variés», explique le coureur, 1,79 m pour 70 kilos, dans une...
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