Le président George W. Bush a réaffirmé qu’il était favorable à la création d’un État palestinien, tout en posant clairement la condition que cet État devra coexister pacifiquement aux côtés d’Israël. S’exprimant à une heure de très grande écoute, M. Bush a également choisi sa première conférence de presse depuis les attaques du 11 septembre pour adresser des louanges à la Syrie qui a offert ses services pour lutter contre le terrorisme. C’est la deuxième fois, depuis le 2 octobre, que M. Bush s’exprime en faveur d’un État palestinien. «Je crois qu’un État palestinien, dont les frontières doivent être négociées par les parties, doit exister dès lors que cet État reconnaît le droit de l’État d’Israël à exister, le respecte, et vit pacifiquement dans ses frontières», a déclaré le président américain. Cette nouvelle prise de position s’inscrit manifestement dans le cadre des efforts américains pour rassurer le monde arabe – y compris les modérés proches de Washington, comme l’Égypte et la Jordanie – sur sa volonté de ne pas négliger le règlement du conflit israélo-palestinien au profit de la lutte engagée contre le terrorisme, à la suite des attentats de Washington et de New York. «Je tiens à assurer au peuple américain, et particulièrement à nos alliés qui sont intéressés par nos positions sur le Moyen-Orient, que nous consacrons beaucoup de temps à cette région», a déclaré le président Bush. Il a rappelé que le secrétaire d’État Colin Powell était en contact fréquent avec le Premier ministre israélien Ariel Sharon et le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. Comme pour rassurer dans la foulée le gouvernement israélien, réticent à l’idée de la création d’un État palestinien, M. Bush a rappelé que lors de ses rencontres avec M. Sharon il l’avait assuré qu’il n’avait «pas de meilleur ami que les États-Unis». Et tout en répondant aux attentes du monde arabe, qui soutient prudemment les États-Unis dans leur campagne contre le régime islamiste des taliban et le réseau el-Qaëda d’Oussama Ben Laden, M. Bush a souligné la nécessité d’appliquer dans un premier temps les recommandations du rapport Mitchell. Le rapport de l’ancien sénateur américain George Mitchell s’articule autour de trois séries de recommandations : mettre fin aux violences entre Israel et les Palestiniens, restaurer la confiance et reprendre les négociations en vue de la signature d’un accord de paix. M. Bush a en outre affirmé qu’il était disposé à rencontrer le chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat. «Si je suis convaincu qu’une telle rencontre peut contribuer à faire avancer le processus de paix», a-t-il toutefois ajouté. «J’espère que M. Arafat est en train de prendre les mesures nécessaires pour réduire la violence», a poursuivi le président.
Le président George W. Bush a réaffirmé qu’il était favorable à la création d’un État palestinien, tout en posant clairement la condition que cet État devra coexister pacifiquement aux côtés d’Israël. S’exprimant à une heure de très grande écoute, M. Bush a également choisi sa première conférence de presse depuis les attaques du 11 septembre pour adresser des louanges à la Syrie qui a offert ses services pour lutter contre le terrorisme. C’est la deuxième fois, depuis le 2 octobre, que M. Bush s’exprime en faveur d’un État palestinien. «Je crois qu’un État palestinien, dont les frontières doivent être négociées par les parties, doit exister dès lors que cet État reconnaît le droit de l’État d’Israël à exister, le respecte, et vit pacifiquement dans ses frontières», a déclaré le...
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