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Actualités - Chronologies

Patrimoine mondial – Japon

La Convention sur le patrimoine mondial (convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel) a été adoptée par l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) le 16 novembre 1972. Cette convention a pour objectif de reconnaître les sites à valeur universelle qui représentent un héritage culturel et naturel pour l’humanité, et d’encourager la coopération entre les pays du monde entier pour assurer la protection de leur patrimoine s’il venait à se dégrader ou, pire, à disparaître. En 1992, le Japon a signé la convention et en décembre 2000 dix sites de ce pays ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Six de ces sites font partie d’une récente émission de timbres par l’Administration postale des Nations unies, le 1er août 2001. Il s’agit : Les temples et les sanctuaires de l’ancienne Nara Les monuments historiques de l’ancienne Nara comprennent les temples et les sanctuaires ainsi que les fouilles du grand palais impérial. Ils ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 1998. Ces monuments offrent une image frappante de ce que fut la capitale du Japon au VIIIe siècle avant J-C. L’épanouissement de la culture japonaise à l’époque où Nara était la capitale est reflété de façon exceptionnelle dans son héritage architectural. Les monuments constituent des témoins exceptionnels de l’évolution de l’architecture et de l’art japonais, produits des liens culturels entretenus avec la Chine et la péninsule de Corée. L’agencement du palais impérial et la conception des monuments qui subsistent à Nara sont des exemples remarquables de l’architecture et de l’urbanisme des anciennes capitales asiatiques. Les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto de Nara démontrent d’une manière exceptionnelle la force spirituelle et l’influence constante de ces religions. Le timbre-poste de valeur faciale 1.20 Fr.S. illustre les monuments historiques de l’ancienne Nara. Son tirage est de 350000 exemplaires par feuille de 20 timbres. Le santuaire de Shinto d’Itsukushima L’île d’Itsukushima, dans la mer intérieure de Seto, a été le lieu saint du shintoïsme depuis les temps les plus reculés. Ce sanctuaire, jouant sur les contrastes de couleurs et de formes entre la mer et la montagne, illustre parfaitement le concept japonais de la beauté d’un paysage unissant la nature et la création humaine. Sa construction a marqué le point de départ d’une magnifique collection de sanctuaires que nous pouvons voir aujourd’hui, tels que l’Otorii (grande porte), Honden (principal sanctuaire), la pagode aux cinq étages, les théâtres de Hirabutai et Takabutai, et le Noh Butai (le théâtre Nô). Parmi ce groupe d’édifices, certains ont été nommés «trésors nationaux» et «propriété culturelle importante du Japon». De par son style architectural très particulier et son importance culturelle en tant que symbole de l’esthétique japonaise, le sanctuaire d’Itsukushima a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en décembre 1996. le timbre-poste de valeur faciale 1.80 Fr.S. illustre ce sanctuaire. Il a été tiré pour 350000 exemplaires par feuille de 20 timbres. Les monuments historiques de Kyoto Dans la région de Kyoto, 17 bâtiments au total, comprenant des temples, des sanctuaires et un château ont été reconnus sites culturels mondiaux par l’Unesco, en décembre 1994. La ville a prospéré en étant le siège de la cour impériale du Japon pendant plus d’un millier d’années, jusqu’en 1868, date à laquelle la capitale fut transférée à Tokyo. Au pied des montagnes près de Kyoto, de magnifiques édifices et des jardins réalisés au cours des diverses époques depuis le VIIIe siècle ont été très bien conservés, notamment la pagode aux cinq étages du temple Daigoji construite en 952. Elle est illustrée sur le timbre-poste des Nations unies portant la valeur faciale de 0.34 US dollar. Tirage : 380 000 exemplaires. Les villages historiques de Shirakawago et de Gokayama Ces deux villages historiques ont été inscrits dans la liste du patrimoine mondial en 1995. Situés dans une région montagneuse longtemps isolée du reste du monde, les villageois tiraient leur substance de la culture du mûrier et de l’élevage du ver à soie. Leurs grandes maisons, au toit de chaume à double pente très accentuée, sont uniques au Japon. Ces villages sont caractérisés par une tradition architecturale locale connue sous le nom de style Gassho. Le nom de ce style se réfère à ces toits uniques à la forme escarpée et très accentuée, conçus pour résister à l’accumulation excessive de neige. Le timbre-poste de valeur faciale 0.70 US dollar, tiré pour 360000 exemplaires, illustre ces villages historiques. Le château Himeji Hineji-Jo est l’expression parfaite de l’architecture des châteaux du XVe siècle au Japon comprenant 83 bâtiments. Ce site permet de mieux comprendre la culture féodale japonaise au début de l’époque du Shôgunat. Il a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1993. Le château Himeji, mondialement reconnu comme étant le plus beau château médiéval du Japon, est connu sous le nom de «Hakurojo» (le château de l’héron blanc), car sa grande tour, encadrée par trois petites, et un élégant mur plâtré donnent l’illusion d’un héron prêt à prendre son envol. Ce château aurait été construit à l’origine comme une forteresse par Akamatsu Sadanori en 1346. Il fut par la suite embelli d’un «Tenshukaku» (une tour de guet) de trois étages. Ces tours de tailles différentes sont l’image d’une beauté frappante et majestueuse. Malgré son raffinement extérieur extrême, la construction solide et soignée de l’intérieur prouve qu’il tenait lieu de forteresse. Heureusement, au cours de son histoire, ce château n’a jamais servi de forteresse de combats et n’a jamais été endommagé par les guerres ou les incendies. Le timbre-poste doté d’une valeur faciale de SA7 ou 0.51 euro, émis par les Nations unies le 1er août 2001, illustre le château de Himeji. Ce timbre a été tiré pour 440 000 exemplaires. Les sanctuaires et temples de Nikko Les sanctuaires et les temples de Nikko sont la marque du génie architectural et artistique, renforcé par la disposition harmonieuse des édifices dans un site forestier naturel. Ce site a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1999. Nikko est la parfaite représentation du style architectural de la période Edo appliqué aux sanctuaires shintoïstes et aux temples bouddhistes. L’ingéniosité et la créativité des architectes et des décorateurs s’y révèlent d’une manière singulière et éminente. Le sanctuaire, les temples de Nikko et leurs alentours sont de remarquables exemples de l’espace religieux traditionnel japonais associé à la perception shintoïste des rapports de l’homme avec la nature, où les montagnes et les forêts ont une charge sacrée et qui font objets de vénération dans une pratique religieuse encore vivante aujourd’hui. Ces bâtiments et leur environnement naturel ont depuis des siècles formé un site sacré connu pour ses chefs-d’œuvre architecturaux et décoratifs. Le timbre-poste illustrant les temples de Nikko est doté d’une valeur faciale de 15 SA ou 1.09 euro. Il a été tiré pour 440000 exemplaires. Les timbres ont été dessinés par Ririe Katz en lithographie offset par John Enschedé Stamps Security Printers B.V. (Pays-Bas). Chaque feuille horizontale de 20 timbres porte quatre inscriptions marginales, deux dans la marge supérieure et deux dans la marge inférieure. L’inscription est constituée par l’emblème du patrimoine mondial, avec la mention «Unesco» placée au-dessous avec la mention «Patrimoine mondial 2001». De plus, un symbole du copyright figure dans la partie inférieure de la marge gauche. Un carnet de timbres en valeur des États-Unis renferme trois blocs de quatre timbres de US dollar 0.05 et trois blocs de quatre timbres de US dollar 0.20. Les carnets de timbres suisses et autrichiens ont le même aux format ; les timbres seront toutefois aux prix de Fr.S. 0.10, Fr.S. 0.30, SA 1 ou 0.07 euro et SA 2 ou 0.14 euro respectivement. Le tirage des carnets reste limité : 52000 exemplaires pour les carnets de timbres à Fr.S. 4.80 ; 51000 exemplaires pour les carnets de timbres à 3.00 U.S. dollars et 78000 exemplaires pour les carnets de timbres à SA 36.
La Convention sur le patrimoine mondial (convention pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel) a été adoptée par l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) le 16 novembre 1972. Cette convention a pour objectif de reconnaître les sites à valeur universelle qui représentent un héritage culturel et naturel pour l’humanité, et d’encourager la coopération entre les pays du monde entier pour assurer la protection de leur patrimoine s’il venait à se dégrader ou, pire, à disparaître. En 1992, le Japon a signé la convention et en décembre 2000 dix sites de ce pays ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial. Six de ces sites font partie d’une récente émission de timbres par l’Administration postale des Nations unies, le 1er août 2001. Il...