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Actualités - Chronologies

Les banques d’affaires licencient - de nouveau après une courte trêve

Les banques d’affaires ont recommencé à licencier après avoir observé une courte trêve sociale par respect pour les victimes des attentats du 11 septembre. Crédit Suisse First Boston (CSFB), la banque d’affaires du géant bancaire Crédit Suisse, a annoncé mardi le licenciement de 2 000 personnes, soit près de 7 % de ses effectifs, dans le cadre d’un vaste programme de réduction de ses coûts de 1 milliard de dollars d’ici à la fin 2002. La division la plus touchée est la banque d’investissements. Elle se sépare de 700 collaborateurs, soit un cinquième de ses effectifs, selon une source proche du dossier. Morgan Stanley – qui a perdu six de ses 3 500 employés qui travaillaient dans les tours jumelles du World Trade Center – avait brisé le tabou des licenciements la semaine dernière. Des fuites, non démenties par la banque, ont révélé la suppression de 200 emplois dans sa division banque d’investissements. Goldman Sachs serait également en passe de réduire ses effectifs de quelque 2 000 personnes, si l’on en croit le Financial Times. La forte baisse des marchés boursiers et le ralentissement de l’économie ont asséché le marché des introductions en Bourse et celui des conseils aux entreprises qui veulent fusionner ou acheter une rivale. Ce sont les deux vaches à lait des banques d’affaires. L’incertitude géopolitique après les attentats ne va pas arranger les choses. En temps de guerre, les clients hésitent à se lancer dans une entrée en Bourse (le risque de voir le cours chuter est trop grand) ou dans un rapprochement avec une autre société. «Pour pouvoir maintenir notre compétitivité face aux meilleures banques d’investissements, nous devons réduire nos coûts et augmenter notre efficacité», a déclaré John J. Mack, directeur exécutif du CSFB et ancien président de Morgan Stanley. Pour l’ensemble du secteur, la chute des bénéfices est telle – entre 25 et 45 % au 3e trimestre pour les grandes maisons de Wall Street – que la réduction même substantielle des primes ne suffit plus. Les primes représentent pourtant jusqu’à 50 % du chiffre d’affaires net, voire 59 % dans le cas de CSFB. L’essentiel des revenus d’un «maître du monde» – le surnom des banquiers d’affaires – vient de ces primes, qui peuvent se chiffrer en millions de dollars en fonction du succès du banquier. Les attentats du 11 septembre avaient gelé un temps les plans de licenciements, qui ont déjà touché la plupart des grandes maisons de Wall Street. La crainte de paraître indélicat avait empêché les directions des banques de poursuivre les réductions d’effectifs déjà largement entamées depuis le début de l’année. Nombre de leurs employés ont perdu des collègues ou des proches (la communauté financière était surreprésentée dans les deux tours new-yorkaises et aux alentours) dans les attentats. Le Financial Times avait calculé mi-août que les banques d’investissements avaient déjà licencié plus de 25 000 personnes depuis le début 2001. La seule exception est Lehman Brothers. La banque ne veut pas licencier parce qu’il lui a fallu des années pour monter ses équipes et lui donner la place qu’elle occupe aujourd’hui. «C’est une équipe avec laquelle nous voulons aller de l’avant. Nous n’avons aucune intention de revoir» cette stratégie, a déclaré fin septembre son directeur financier David Goldfarb.
Les banques d’affaires ont recommencé à licencier après avoir observé une courte trêve sociale par respect pour les victimes des attentats du 11 septembre. Crédit Suisse First Boston (CSFB), la banque d’affaires du géant bancaire Crédit Suisse, a annoncé mardi le licenciement de 2 000 personnes, soit près de 7 % de ses effectifs, dans le cadre d’un vaste programme de réduction de ses coûts de 1 milliard de dollars d’ici à la fin 2002. La division la plus touchée est la banque d’investissements. Elle se sépare de 700 collaborateurs, soit un cinquième de ses effectifs, selon une source proche du dossier. Morgan Stanley – qui a perdu six de ses 3 500 employés qui travaillaient dans les tours jumelles du World Trade Center – avait brisé le tabou des licenciements la semaine dernière. Des fuites, non...