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Actualités - Chronologies

Les attentats coulent - l’industrie des croisières

Les attentats commis le 11 septembre aux États-Unis font couler l’industrie de la croisière, aggravant le marasme en Floride, un État du sud-est des États-Unis dont la prospérité repose largement sur le tourisme. «Zéro. Voilà le nombre de réservations pour des croisières que j’ai enregistré depuis le 11 septembre. Et en plus, il y a plein d’annulations», déclare Angel Avila, propriétaire d’une petite agence de voyages de Miami, l’un des plus grands ports d’attache au monde pour les paquebots. À Surftravel, l’une des grandes agences de Miami-Beach, on fait une réservation les bons jours, alors qu’il y en a habituellement cinq ou six par jour. Les grandes compagnies accusent déjà le coup. Renaissance Cruises, basée à Fort Lauderdale, non loin de Miami, vient ainsi d’annoncer l’arrêt de toute activité. L’armateur a lié son dépôt de bilan à la psychose provoquée aux États-Unis par les attentats, mais elle connaissait déjà des difficultés financières depuis plusieurs mois. Royal Carribean a perdu 25 millions de dollars en une seule semaine, au lendemain des attentats, estime son président Richard Fain, et d’après la presse locale son concurrent Carnival Cruise Lines en aurait fait autant. «Évidemment, la peur du terrorisme n’est pas bonne pour le tourisme», remarquait M. Fain dans un récent communiqué. «Mais il nous faudra encore du temps pour évaluer l’impact financier de ces événements», ajoutait-il. Norwegian Cruise Lines, basé à Miami, n’a pas non plus communiqué de chiffres depuis les attentats. La société a toutefois annoncé que le Norway (ex-France), qui effectue une «croisière d’adieu» en Europe, rejoindra en décembre son port d’attache de Miami à la suite de la situation internationale, et retardera un voyage à Bangkok, notamment pour des raisons de sécurité. Ce ralentissement de l’activité menace quelque 6 000 emplois directs dans le seul comté de Miami-Dade, sans compter des milliers d’emplois indirects. «C’est une boule de neige, un cercle vicieux», explique l’employé d’une agence de voyages : la plupart des croisiéristes arrivent en Floride en avion – un moyen de transport en désaffection depuis que des pirates de l’air ont détourné des avions de ligne pour s’écraser dans le World Trade Center à New York et le Pentagone près de Washington. Depuis lors, le tourisme a chuté de 60 % en Floride, les hôtels et restaurants sont quasiment déserts, les taxis sont à l’arrêt et les boutiques attendent le chaland. Le pire est encore à venir : c’est en décembre que les compagnies de croisières font normalement leur plus gros chiffre d’affaires, or «les annulations sont massives», selon M. Avila. Et c’est particulièrement dommageable pour les agences de voyages, qui doivent rembourser ce qu’elles ont gagné... Selon lui, la peur de l’avion et des attentats n’explique pas tout. Pour lui, «par-dessus tout, il y a une peur de se retrouver loin des siens si quelque chose arrive, par exemple si la guerre éclate. Voyager ne fait pas du tout envie».
Les attentats commis le 11 septembre aux États-Unis font couler l’industrie de la croisière, aggravant le marasme en Floride, un État du sud-est des États-Unis dont la prospérité repose largement sur le tourisme. «Zéro. Voilà le nombre de réservations pour des croisières que j’ai enregistré depuis le 11 septembre. Et en plus, il y a plein d’annulations», déclare Angel Avila, propriétaire d’une petite agence de voyages de Miami, l’un des plus grands ports d’attache au monde pour les paquebots. À Surftravel, l’une des grandes agences de Miami-Beach, on fait une réservation les bons jours, alors qu’il y en a habituellement cinq ou six par jour. Les grandes compagnies accusent déjà le coup. Renaissance Cruises, basée à Fort Lauderdale, non loin de Miami, vient ainsi d’annoncer l’arrêt de toute...