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Actualités - Chronologies

Profonds désaccords - chez les juifs français

La politique israélienne depuis le début de la nouvelle intifada palestinienne a mis en évidence de profonds désaccords au sein de la communauté juive française, forte de quelque 700 000 personnes. Ainsi, alors que les principaux organismes représentatifs de la communauté, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ou le Consistoire central, ont systématiquement exprimé leur «solidarité inébranlable» avec l’État d’Israël, de nombreuses personnalités indépendantes, surtout laïques, ont sévèrement critiqué le gouvernement israélien. La prise de position publique la plus spectaculaire fut celle du président d’honneur du CRIF, Théo Klein, début septembre. «La politique de réplique d’Israël, a-t-il déclaré, a atteint son point extrême d’absurdité» face au soulèvement palestinien. Dans une lettre ouverte au Premier ministre israélien Ariel Sharon publiée par le quotidien Le Monde, M. Klein avait ajouté qu’il «ne s’agit plus d’une politique (...) mais d’une bagarre tragique où, malheureusement, toutes nos valeurs morales sont en train de sombrer». Quelques jours après, le président du CRIF, Roger Cukierman, précisait que M. Klein, «une personnalité éminente et respectée de la communauté juive» française, l’une des plus importantes du monde, «a quitté les fonctions de président du CRIF il y a douze ans» et «ne parle ni au nom du CRIF ni au nom des institutions qui en sont membres». Selon M. Cukierman, son prédécesseur «rêve qu’un coup de baguette magique puisse changer la guerre en paix. Malheureusement, il faut affronter les réalités», écrivait-il, également dans Le Monde. Avant M. Klein, des dizaines d’intellectuels d’artistes ou de militants associatifs juifs français avaient déjà pris leurs distances avec l’État d’Israël. Quelques jours après le début, il y a un an, de cette nouvelle intifada, un appel signé par une soixantaine de personnes dénonçait «les responsabilités politiques» de l’État d’Israël dans ces affrontements. Les signataires, dont l’ancien directeur de Médecins sans frontières (MSF) Rony Brauman, la veuve de l’ancien président du Conseil Pierre Mendès-France, Marie-Claire Mendès-France, et l’historien Pierre Vidal-Naquet, dénonçaient également «le chantage à la solidarité communautaire» des dirigeants israéliens. Soulignant qu’ils n’ont pas «pour habitude de (s’) exprimer en qualité de juifs», ils estimaient qu’«en prétendant parler au nom de tous les juifs du monde (...) les dirigeants de l’État d’Israël s’arrogent aussi le droit de parler, malgré nous, en notre nom».
La politique israélienne depuis le début de la nouvelle intifada palestinienne a mis en évidence de profonds désaccords au sein de la communauté juive française, forte de quelque 700 000 personnes. Ainsi, alors que les principaux organismes représentatifs de la communauté, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ou le Consistoire central, ont systématiquement exprimé leur «solidarité inébranlable» avec l’État d’Israël, de nombreuses personnalités indépendantes, surtout laïques, ont sévèrement critiqué le gouvernement israélien. La prise de position publique la plus spectaculaire fut celle du président d’honneur du CRIF, Théo Klein, début septembre. «La politique de réplique d’Israël, a-t-il déclaré, a atteint son point extrême d’absurdité» face au soulèvement...