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Actualités - Chronologies

Nouveau timbre-poste libanais « 125e anniversaire de l’USJ »

Fondée en 1875, l’Université Saint-Joseph est une université privée libanaise. Elle regroupe onze facultés, dont la faculté de gestion et de management, des écoles et des instituts spécialisés, et administre l’Hôtel-Dieu de France, l’hôpital universitaire, et un centre de soins dentaires ; elle compte au total plus de 7 000 étudiants et 1 000 enseignants. À l’occasion du 125e anniversaire de sa fondation, les Postes libanaises mettront très prochainement en circulation un timbre-poste commémoratif doté d’une valeur faciale de 5 000 livres libanaises tiré pour 100000 exemplaires seulement. Le timbre a été dessiné par May Ghabey et imprimé par les imprimeries Itani. Historique de l’USJ L’histoire de l’Université Saint-Joseph, depuis sa fondation en 1875 jusqu’à nos jours, est faite de phases d’expansion et de temps de réflexion et d’adaptation. Elle a vu se succéder trois entités politiques de nature très différente, deux guerres mondiales et une guerre locale. L’histoire de l’université est d’abord celle d’une ville, Beyrouth, à laquelle elle va lier son sort en 1875, pour le meilleur et pour le pire. C’est également celle du jeune État libanais qui se met en place en 1920 et au rythme duquel elle va désormais vivre. La collaboration ne sera pas dénuée d’ambiguïté ; elle sera toutefois fructueuse. C’est enfin l’élaboration d’un cadre conceptuel pour la promotion du dialogue entre les deux grandes religions, le christianisme et l’islam ; et entre deux cultures, la francophonie liée à l’Occident et l’arabité liée au monde moyen-oriental. C’est une histoire qui s’inscrit résolument sous le signe de l’ouverture, du réalisme et de la créativité. La négociation est privilégiée avec les différents partenaires dans la mesure où les valeurs essentielles, existentielles, ne sont pas touchées. Installation à Beyrouth : Le déménagement du séminaire-collège de Ghazir, joyau des œuvres jésuites des années 1831-1870, est décidé en 1870. Une fois installé à Beyrouth, ce séminaire devient l’Université Saint-Joseph, premier établissement d’enseignement universitaire catholique et francophone de la région. Théologie... Le père Monnot obtient du pape en 1881 la confirmation canonique du titre d’université et le droit de conférer les grades académiques de licences et doctorats en philosophie et en théologie, conformément aux usages de l’Université grégorienne de Rome. Cette création deviendra la faculté de théologie en 1883. Et la Médecine… L’enseignement de la médecine ayant été déclaré primordial, l’école française de médecine, créée en 1883, devient à son tour faculté en 1888, sous le nom de Faculté de médecine et de pharmacie. Les diplômes décernés sont des diplômes d’État français avec un jury d’examens composé de professeurs français (essentiellement de la Faculté de Paris). En 1898, à la suite de longues négociations menées par le chancelier de la faculté, l’autorité ottomane lui reconnaît le titre et les privilèges d’une faculté. Il est décidé qu’une commission ottomane de la Faculté impériale d’Istanbul se joindrait aux jurys français pour faire passer les examens ; médecins et pharmaciens recevront désormais un double diplôme : le diplôme d’État français et le diplôme d’État ottoman. Nouveau site : Dès 1896, la nécessité d’une extension des locaux fait l’unanimité ; le transfert est décidé en 1897. Un terrain situé sur la route de Damas, à l’entrée est de la ville, est alors acheté. Le 16 octobre 1912, le premier cours eut lieu à la rue de Damas. Avec Lyon, juristes et ingénieurs : En 1913, suite à une mission d’étude de l’Université de Lyon, dirigée par Paul Huvelin, les jésuites acceptent de diriger une école de droit et une école d’ingénieurs «dans les mêmes conditions que la médecine». Un rôle national et culturel : La fin de la Première Guerre mondiale entraîne le démantèlement de l’Empire ottoman et la mise en place d’un État libanais créé en septembre 1920 dans le cadre d’un mandat exercé par la France au nom de la Société des nations (SDN). L’USJ va ainsi être amenée à jouer le rôle d’une université nationale ou université d’État. Ses enseignements doivent davantage être orientés vers la formation de cadres capables de faire fonctionner l’Administration de l’État. Elle doit aussi être en mesure de répondre aux besoins spécifiques du pays en matière de développement. Et l’USJ va jouer, à travers l’activité de son école de droit – la seule du pays –, un rôle de premier plan, à travers notamment l’enseignement, la recherche et les publications de son corps enseignant comme du fait de son rattachement à la faculté de droit de l’université de Lyon. De nouvelles écoles : La Faculté de médecine s’agrandit également : en 1920, une école dentaire lui est annexée, alors que l’école de sages-femmes voit le jour en 1921. 1942 voit la création d’une école d’infirmières-visiteuses. Une école des techniciens de laboratoire d’analyse médicale (ETLAM) est également fondée en 1946, suivie d’une école d’aides anesthésistes en 1950 et un Institut de microbiologie en 1951. Enfin, l’hôpital universitaire, l’Hôtel-Dieu de France, est inauguré en 1923. Libanisation et féminisation : À l’époque du mandat, l’USJ, après beaucoup d’hésitations et de réticences, entreprend également de s’ouvrir aux étudiantes, libanaises ou autres. Cette période marque aussi la libanisation des étudiants, des professeurs et surtout des diplômes. Les relations avec la France deviennent de plus en plus compliquées et les jésuites tentent alors de mettre en avant le caractère privé (plutôt que français) de l’université pour la préserver des interventions des autorités françaises locales. Une identité régionale, plus d’autonomie : Au cours des années 1953-1990, l’université s’enracine dans la réalité libanaise en définissant son identité originale. Elle s’adapte également aux nouveaux besoins nationaux et régionaux mais aussi à l’état de guerre qui va s’instaurer en 1975. La réforme menée par le père Ducruet vise à répondre à une double exigence, «celle de mettre en place une administration centrale de ce qui était plutôt jusque-là une simple fédération de facultés et celle de donner à l’université une réelle autonomie administrative, financière et académique, tant vis-à-vis des universités françaises que vis-à-vis de la Compagnie de Jésus, de manière à pouvoir instaurer des structures de participation réelle où les professeurs libanais assumeraient davantage leurs responsabilités». Nouveaux statuts : Les nouveaux statuts font de l’USJ une université privée libanaise. La libanisation se traduit surtout par l’abandon des derniers diplômes d’État français. Toutes les formations assurées sont sanctionnées par des diplômes USJ reconnus par l’État libanais. Ils sont admis en équivalence par les universités françaises. Période néfaste : la destruction… Il est difficile de chiffrer les pertes matérielles considérables mais aussi humaines et morales. À titre d’exemple, le siège du rectorat et le campus des sciences médicales, tous deux situés à la rue de Damas, sont pillés et détruits à trois reprises. Le campus de la faculté d’ingénierie est directement bombardé et occupé par des militaires en 1976-1981 et en 1990-1996. Le campus des sciences humaines, relativement moins touché, est soumis au tir des francs-tireurs. Il sera évacué à plusieurs reprises avant d’être «bunkerisé». Reconstruction : Le fait que l’Université ait toujours été à l’écoute de la société locale et qu’elle se soit engagée dans les réformes bien avant le début des troubles a certainement été décisif et lui a permis de franchir avec succès le cap des années 1975-1990. La restructuration, imposée par l’état de guerre, était en fait déjà engagée (au niveau de la réflexion sur une nouvelle organisation centrale, de la diversification des formations, ou encore par rapport à la fin de la dépendance à l’égard des universités françaises au niveau du corps enseignant et de la validation des diplômes par exemple,...). Elle a donc pu être menée à un rythme rapide pour permettre la survie. Le pluralisme universitaire, de règle dans de nombreux pays, a au Liban un caractère spécifique : il répond à la volonté de la nation de sauvegarder et de développer la richesse de sa personnalité culturelle. L’Université Saint-Joseph, pour sa part fidèle à son histoire, entend promouvoir à titre spécial la culture de langue arabe et la culture de la langue française telles qu’elles sont assumées par l’identité culturelle libanaise. Cette prédominance des langues arabe et française n’exclut pas, à l’Université Saint-Joseph, l’étude d’autres langues, notamment de la langue anglaise, et leur usage complémentaire dans l’enseignement et dans la recherche. Un bravo à la direction des Postes libanaises d’avoir choisi un tel sujet qui intéresserait plus de 7 000 étudiants. Tout comme le timbre-poste émis en 1966 à l’occasion du centenaire de l’Université Américaine de Beyrouth, l’USJ a aujourd’hui son propre timbre-poste.
Fondée en 1875, l’Université Saint-Joseph est une université privée libanaise. Elle regroupe onze facultés, dont la faculté de gestion et de management, des écoles et des instituts spécialisés, et administre l’Hôtel-Dieu de France, l’hôpital universitaire, et un centre de soins dentaires ; elle compte au total plus de 7 000 étudiants et 1 000 enseignants. À l’occasion du 125e anniversaire de sa fondation, les Postes libanaises mettront très prochainement en circulation un timbre-poste commémoratif doté d’une valeur faciale de 5 000 livres libanaises tiré pour 100000 exemplaires seulement. Le timbre a été dessiné par May Ghabey et imprimé par les imprimeries Itani. Historique de l’USJ L’histoire de l’Université Saint-Joseph, depuis sa fondation en 1875 jusqu’à nos jours, est faite de phases...