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Actualités - Chronologies

Dick Cheney plus que jamais au centre de l’Administration Bush

Figure rassurante pour nombre d’Américains en temps de crise, le vice-président Dick Cheney, éloigné de Washington pour des raisons de sécurité, a plus que jamais une place centrale dans l’Administration Bush. M. Cheney, qui s’était cantonné depuis les attentats de mardi dans le rôle de confident présidentiel de l’ombre qu’il affectionne, est réapparu publiquement pour la première fois dimanche sur la chaîne de télévision NBC pour évoquer ce carnage terroriste sans précédent dans l’histoire et les ripostes que préparent les États-Unis. Mais mardi, au moment des attentats, alors que le président George W. Bush était toujours en Floride où il était allé parler de ses réformes en matière d’éducation, c’est Dick Cheney qui était aux commandes, dans le bunker opérationnel se trouvant au sous-sol de la Maison-Blanche. Il y avait été rejoint rapidement par le secrétaire aux Transports Norman Mineta, dont le département supervise l’aviation civile, et la conseillère présidentielle pour la sécurité nationale Condoleezza Rice. Sa première décision avait été de recommander au président Bush de ne pas rentrer immédiatement à Washington, mais de se rendre au quartier général des forces stratégiques sur la base aérienne d’Offutt au Nebraska, où il aurait les moyens de faire face à toute situation. Mais la décision la «plus difficile» et la plus lourde de conséquences, a-t-il aussi révélé, avait été, après le troisième attentat contre le Pentagone, d’abattre les avions détournés s’ils cherchaient à frapper encore Washington. «C’est ce que nous avons décidé de faire», a-t-il dit sans se départir de son calme. «Le président a pris cette décision sur ma recommandation. Si un avion refusait de se détourner de la ville et ignorait les instructions données, les pilotes (d’avions de combat) étaient autorisés en dernier ressort à l’abattre», a-t-il dit. Il a rappelé qu’il était alors informé de «menaces crédibles» contre Air Force One, l’avion présidentiel. «Nous avions aussi des informations selon lesquelles jusqu’à six avions avaient pu être détournés», a ajouté M. Cheney, qui était interviewé par NBC à Camp David, la résidence de campagne présidentielle. Il a ajouté que durant toute la journée il avait été en contact absolument constant avec M. Bush, qu’il soit à bord d’Air Force One ou à la base d’Offutt. Jeudi, compte tenu des menaces potentielles encore existantes, les services de la sécurité présidentielle avaient jugé nécessaire, pour assurer la pérennité du pouvoir aux États-Unis quoi qu’il arrive, d’envoyer M. Cheney à Camp David, situé dans des collines boisées à environ 90 km au nord-ouest de Washington. C’est là que depuis les trois derniers jours M. Cheney, qui avait été le ministre de la Défense de George Bush père, a poursuivi la planification des opérations de riposte en liaison permanente avec George W. Bush et les principaux membres du cabinet. Le président l’y a retrouvé au début du week-end pour poursuivre les préparatifs de réponse américaine. C’est aussi à M. Cheney, déjà en charge du dossier de l’énergie, qu’il reviendra de superviser les nouvelles mesures antiterrorisme qui devront être mises en place aux États-Unis. M. Bush lui en avait déjà confié la responsabilité il y a plusieurs mois. Mais elle est devenue depuis mardi d’une importance absolument cruciale et elle le restera longtemps.
Figure rassurante pour nombre d’Américains en temps de crise, le vice-président Dick Cheney, éloigné de Washington pour des raisons de sécurité, a plus que jamais une place centrale dans l’Administration Bush. M. Cheney, qui s’était cantonné depuis les attentats de mardi dans le rôle de confident présidentiel de l’ombre qu’il affectionne, est réapparu publiquement pour la première fois dimanche sur la chaîne de télévision NBC pour évoquer ce carnage terroriste sans précédent dans l’histoire et les ripostes que préparent les États-Unis. Mais mardi, au moment des attentats, alors que le président George W. Bush était toujours en Floride où il était allé parler de ses réformes en matière d’éducation, c’est Dick Cheney qui était aux commandes, dans le bunker opérationnel se trouvant au sous-sol...