Rechercher
Rechercher

Actualités - Communications Et Declarations

Le monde pris de stupeur

Le monde a réagi avec stupeur, mardi, à une série d’attaques terroristes sur New York et Washington qui devraient faire des milliers de victimes. Dès l’annonce des attentats provoqués par deux avions détournés projetés sur les deux tours géantes du World Trade Center, à New York, et d’un troisième sur le Pentagone (ministère de la Défense), à Washington, les principaux dirigeants de la planète, notamment le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, ont interrompu leurs activités pour exprimer horreur et inquiétude. Le président russe Vladimir Poutine a déploré cette «tragédie horrible» et a réclamé que ses auteurs soient punis. De «tels actes inhumains ne doivent pas rester impunis», a affirmé M. Poutine dans un télégramme au président américain George W. Bush. La Chine a vivement condamné ces attentats, se déclarant «horrifiée», a indiqué l’agence Chine nouvelle. L’agence officielle chinoise a précisé que le président Jiang Zemin avait envoyé un message à son homologue américain George W. Bush dans lequel il a exprimé sa sympathie au gouvernement et au peuple américains «pour les attaques catastrophiques commises contre les États-Unis». L’Union européenne (UE) a aussitôt convoqué pour mercredi matin à Bruxelles une réunion d’urgence des ministres des Affaires étrangères. Le président de la Commission européenne Romano Prodi a déclaré que les Européens se tenaient «aux côtés des Américains et de tous les peuples du monde aimant la paix, pour condamner et résister au terrorisme dans les termes les plus forts possible». Le président français Jacques Chirac a interrompu un déplacement officiel en Bretagne (ouest) pour regagner Paris exprimant son «immense émotion» après ces «attentats monstrueux». «Le peuple français tout entier est aux côtés du peuple américain», a déclaré M. Chirac qui a convoqué en urgence un Conseil des ministres restreint. Le Premier ministre Lionel Jospin a exprimé sa «tristesse horrifiée» et a réuni ses principaux collaborateurs tandis que les ministres de la Défense Alain Richard et des Affaires étrangères Hubert Védrine interrompaient immédiatement une audition à l’Assemblée nationale. À Berlin, le chancelier allemand Gerhard Schröder a convoqué une réunion d’urgence du Conseil fédéral de sécurité, tandis que la Chambre des députés (Bundestag) interrompait sa session. La reine Élisabeth II d’Angleterre a adressé ses condoléances au président américain George W. Bush et le Premier ministre Tony Blair s’est déclaré «terriblement choqué». «Ce terrorisme de masse est le nouveau fléau de notre monde d’aujourd’hui. Il est perpétré par des fanatiques qui sont totalement indifférents au caractère sacré de la vie humaine», a déclaré le Premier ministre britannique. Les mesures de sécurité renforcées et la mise en état d’alerte maximum, comme à l’aéroport international de Rome, ont été adoptées dans la plupart des pays européens. L’annonce des attentats a en outre provoqué le brutal effondrement des Bourses en Europe et en Amérique latine. Au Proche-Orient, Israël a offert son aide aux États-Unis, «compte tenu de son amère expérience du terrorisme», a déclaré le porte-parole du Premier ministre israélien Ariel Sharon. La vague d’attentats qui a frappé mardi les États-Unis doit forcer «le monde à s’organiser pour lutter sans compromis contre le terrorisme», a déclaré de son côté le chef de la diplomatie israélienne Shimon Peres. Au Proche-Orient, Yasser Arafat a fermement condamné ces attentats, les qualifiant de «crime contre l’humanité». Cela n’a pas empêché des dizaines de réfugiés palestiniens au Liban de manifester leur joie en tirant en l’air des salves d’armes automatiques, notamment dans le principal camp d’Aïn Héloué (Sud) et à Chatila, à Beyrouth. L’Égypte, le Koweït et le Qatar ont eux aussi condamné ces attentats et ont exprimé leur sympathie au peuple américain. L’ambassadeur à Islamabad du régime taliban au pouvoir à Kaboul, où vit Oussama Ben Laden, a condamné mardi soir les attentats commis aux États-Unis et a demandé l’ouverture d’une enquête. Le terroriste présumé d’origine séoudienne Oussama Ben Laden, dont l’extradition est réclamée par les États-Unis, est l’«hôte» des taliban en Afghanistan, et les taliban ont nié qu’il soit à l’origine de ces attentats.
Le monde a réagi avec stupeur, mardi, à une série d’attaques terroristes sur New York et Washington qui devraient faire des milliers de victimes. Dès l’annonce des attentats provoqués par deux avions détournés projetés sur les deux tours géantes du World Trade Center, à New York, et d’un troisième sur le Pentagone (ministère de la Défense), à Washington, les principaux dirigeants de la planète, notamment le président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat, ont interrompu leurs activités pour exprimer horreur et inquiétude. Le président russe Vladimir Poutine a déploré cette «tragédie horrible» et a réclamé que ses auteurs soient punis. De «tels actes inhumains ne doivent pas rester impunis», a affirmé M. Poutine dans un télégramme au président américain George W. Bush. La Chine a vivement...