Les progrès scientifiques aidant, les transplantations d’organes peuvent sauver des vies humaines. Il y a des centaines d’individus dont la vie pourrait être prolongée s’ils pouvaient disposer d’un organe de rechange. Or les greffons sont rares. Est-ce par faute d’information, par crainte de tracasseries éventuelles, par superstition ou par ignorance que les dons d’organes restent si peu nombreux? C’est là, en fait, un thème qu’on aborde très rarement. Or le don d’organes est une des plus belles manifestations de la solidarité humaine, que seuls peuvent freiner les préjugés et les fausses croyances. Il est toutefois certain que le grand public n’est pas suffisamment informé et encouragé à accomplir pareil geste. En fait, en quoi consiste un don d’organes? Qu’est-ce qui permet, lorsqu’une personne meurt à la suite d’un accident, de s’assurer qu’elle est vraiment décédée afin de procéder au prélèvement de l’organe dont elle a voulu faire don de son vivant? Peut-on s’opposer, de son vivant, au prélèvement de certains organes? Des questions certes pénibles qu'on aborde avec grande réticence dans la vie quotidienne. Convenablement informé, cela peut inspirer nombre d’entre nous à accomplir ce geste élevé de l’amour de l’Autre. Quand et comment Un prélèvement d’organes ne peut en principe avoir lieu que sur une personne décédée, en état de mort encéphalique, c’est-à-dire provoquée par l’arrêt irréversible du cerveau, qui n’est plus irrigué et qui s’est éteint avant le cœur. Pour s’en assurer, les médecins pratiquent un examen chimique, confirmé soit par une angiographie cérébrale, soit par deux encéphalogrammes pratiqués à quatre heures d’intervalle. Si l’encéphalogramme est plat ou que l’angiographie montre que le sang ne circule plus dans le cerveau, le constat de décès (mort encéphalique) est établi par deux médecins, non affiliés aux services de transplantation. C’est du moins la procédure suivie dans les pays de l’Union européenne. Ne jamais contredire la volonté du donneur Dans certains pays, le code de la bioéthique impose la tenue d’un registre national de refus où est inscrit le nom de toute personne opposée de son vivant au don d’organes, en interdisant d’aller contre sa volonté. Une enquête ultérieure auprès de la famille, entreprise par l’équipe médicale, recueille son témoignage sur d’éventuelles réserves du défunt en matière de dons d’organes, afin de respecter scrupuleusement sa volonté. Si la personne décédée a exprimé de son vivant son refus de donner un organe en particulier, l’entourage est dans l’obligation d’avertir l’équipe médicale, ce souhait devant absolument être respecté. Les organes sont prélevés par des chirurgiens spécialisés dans les prélèvements d’organes et les greffes, dans les mêmes conditions qu’une intervention chirurgicale. Dès la fin de l’opération, le corps est restitué à la famille. Son aspect est celui d’un opéré...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les progrès scientifiques aidant, les transplantations d’organes peuvent sauver des vies humaines. Il y a des centaines d’individus dont la vie pourrait être prolongée s’ils pouvaient disposer d’un organe de rechange. Or les greffons sont rares. Est-ce par faute d’information, par crainte de tracasseries éventuelles, par superstition ou par ignorance que les dons d’organes restent si peu nombreux? C’est là, en fait, un thème qu’on aborde très rarement. Or le don d’organes est une des plus belles manifestations de la solidarité humaine, que seuls peuvent freiner les préjugés et les fausses croyances. Il est toutefois certain que le grand public n’est pas suffisamment informé et encouragé à accomplir pareil geste. En fait, en quoi consiste un don d’organes? Qu’est-ce qui permet, lorsqu’une personne...