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Actualités - Chronologies

BASKET-BALL - Euro-2001 - La métamorphose des Bleus

Les Français, médiocres vendredi contre Israël (77-71 a.p.) et plus encore samedi face à l’Ukraine (86-89), ont su rebondir pour battre dimanche la Lituanie (76-65) et se qualifier dimanche pour les quarts de finale de l’Euro-2001 de basket-ball messieurs en Turquie. Une réunion est à l’origine de cette métamorphose. Dès le retour de la salle Aski, après la désillusion ukrainienne, le groupe et le sélectionneur Alain Weisz se sont retrouvés dans l’intimité d’une salle de leur palace. Au menu, non pas un bon repas, mais les quatre vérités. C’est d’abord Weisz qui a pris la parole. «Il nous a demandé d’arrêter de jouer comme des juniors», résume Laurent Sciarra. Ensuite, tous les joueurs ont discuté. Ensemble. Sans se cacher. Chacun a dit ce qu’il avait sur le cœur. «C’est privé. Ça doit rester entre nous», prévient le meneur. «On s’est dit qu’il fallait être plus agressifs», élude le capitaine Jim Bilba. «On a fait notre autocritique», avoue Tony Parker. «On ne m’a pas reproché mon erreur sur la balle de match contre l’Ukraine», ajoute-t-il, reconnaissant «avoir mal dormi». Guerriers «Tout le monde était conscient que cela n’allait pas. En rentrant à l’hôtel, on ne se regardait pas. Cela veut dire qu’on n’était pas contents», raconte Weisz. Et d’expliquer la contre-performance par «l’inconscient» des joueurs qui «calibrent leurs efforts à la qualité présumée de l’adversaire». «Cette équipe ne m’a jamais déçu comme samedi soir. Ce n’était pas un mauvais match, c’était un non-match», ajoute-t-il, espérant que la France ne peut pas rechuter. «Au niveau de la détermination, ce serait à ne rien y comprendre», poursuit-il. Décidé à remonter tout son monde, le patron des Bleus avait aussi programmé une séance d’entraînement plus appuyée que d’habitude avant la rencontre fatidique contre les Baltes. «Personne n’a rien dit. J’ai alors senti qu’ils allaient réagir. Ils étaient déterminés», dit Weisz. «J’avais aussi décidé de ne mettre sur le terrain que des guerriers. Quand on a été aussi mauvais que nous face à l’Ukraine, on ne peut s’en sortir que par la défense. Si on est bon en attaque, tant mieux, mais ce qui compte c’est la combativité», affirme le sélectionneur. Le résultat a été à la hauteur de ses espérances. Pendant une mi-temps, les Français ont bien joué. Ils ont retrouvé leur agressivité en défense, leur adresse à trois points, leur jeu basé sur un rythme rapide. Bref, le label bleu, celui des vice-champions olympiques. Comme aux Jeux... Ensuite, en revanche, ce fut moins bien. Le pressing tout terrain des Lituaniens a mis en difficulté l’attaque et l’écart a commencé à diminuer dangereusement. Ce n’est qu’en fin de partie que l’équipe a retrouvé toute sa sérénité. «C’est difficile de continuer à bien jouer quand on a vingt points d’avance. Mais on a pas été bons en deuxième mi-temps. Lorsqu’une équipe se livre comme la Lituanie, si on est vraiment sereins, la différence monte à 35 au lieu de se réduire à 7. On est coupable», estime le sélectionneur. Ce bémol n’empêche pas les Bleus de rêver très fort maintenant à un exploit. Un peu comme aux Jeux olympiques, où ils avaient débuté piano, ils se sentent capables de soulever les montagnes allemandes ou grecques pour commencer. Puis plus si affinités. «Je ne sais pas si on peut comparer cet Euro aux Jeux», tempère Weisz. «Je ne suis pas satisfait de la qualité du jeu. À Sydney, la deuxième semaine, on avait été très bons. Maintenant, au niveau de la mentalité, ça y ressemble», conclut-il. Les supporteurs français en acceptent l’augure.
Les Français, médiocres vendredi contre Israël (77-71 a.p.) et plus encore samedi face à l’Ukraine (86-89), ont su rebondir pour battre dimanche la Lituanie (76-65) et se qualifier dimanche pour les quarts de finale de l’Euro-2001 de basket-ball messieurs en Turquie. Une réunion est à l’origine de cette métamorphose. Dès le retour de la salle Aski, après la désillusion ukrainienne, le groupe et le sélectionneur Alain Weisz se sont retrouvés dans l’intimité d’une salle de leur palace. Au menu, non pas un bon repas, mais les quatre vérités. C’est d’abord Weisz qui a pris la parole. «Il nous a demandé d’arrêter de jouer comme des juniors», résume Laurent Sciarra. Ensuite, tous les joueurs ont discuté. Ensemble. Sans se cacher. Chacun a dit ce qu’il avait sur le cœur. «C’est privé. Ça doit rester...