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Actualités - Chronologies

Koweït - Bilan positif de la visite de Assad

Le président syrien Bachar el-Assad a achevé hier une visite officielle de trois jours au Koweït, axée notamment sur la situation au Proche-Orient et la coopération bilatérale. Selon des sources officielles koweïtiennes, la crise entre le Koweït et l’Irak a été également évoquée par M. Assad avec les dirigeants koweïtiens. Mais Koweït et Bagdad ont affirmé que le chef de l’État syrien n’était pas porteur d’une initiative de bons offices, évoquée dans la presse. «La visite a été un succès sur le plan des relations bilatérales, mais la question d’une médiation syrienne entre l’Irak et le Koweït n’a pas été discutée», a déclaré à la presse le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Jaber al-Ahmed al-Sabah. «Les discussions étaient de nature politique et économique, mais sans rapport avec d’autres pays», a-t-il ajouté. Dimanche, son homologue irakien Naji Sabri avait affirmé que son pays «n’est pas au courant» d’une initiative syrienne visant à le réconcilier avec le Koweït. Pour sa part, le ministre koweïtien de l’Information, cheikh Ahmed Fahd al-Sabah, a nié que les relations koweïto-syriennes aient été affectées par la visite début août à Bagdad du Premier ministre syrien Moustapha Miro, couronnée par la signature d’accords de coopération entre Damas et Bagdad. «Le Koweït se félicite des développements dans les relations interarabes et irako-arabes dans les domaines économique et commercial», a-t-il dit. Les deux ministres ont en outre rejeté une récente proposition de Bagdad de former un comité au sein de la Ligue arabe pour le règlement de la question des personnes portées disparues depuis la guerre du Golfe en 1991. «Nous traitons cette question dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu et non de celles de la Ligue arabe», a déclaré cheikh Jaber. Pour le ministre de l’Information, la proposition irakienne «est une tentative de contourner les résolutions internationales et de politiser cette question humanitaire». «Nous restons attachés aux canaux internationaux légaux et ne pouvons accepter les tactiques politiques» de Bagdad, a-t-il ajouté. Le président syrien a effectué sa première visite dans l’émirat depuis son accession au pouvoir en juillet 2000. Il l’a prolongée d’un jour, à la demande des dirigeants koweïtiens. Jeudi, la Syrie et le Koweït ont signé trois accords de coopération dans les domaines de l’investissement agricole et de l’administration, au terme d’une réunion à Damas de leur commission mixte de coopération. La Syrie avait fait partie de la coalition multinationale, dirigée par les États-Unis, qui a chassé les troupes irakiennes du Koweït en février 1991, après sept mois d’occupation. Mais Damas et Bagdad ont commencé à normaliser leurs relations en 1997 avec le rétablissement de leur coopération économique. Des intellectuels syriens appellent à la libération d’un député sous les verrous Trente-cinq intellectuels syriens ont appelé hier dans un communiqué à la libération du député Maamoun al-Homsi, arrêté le 9 août, et à l’introduction de réformes politiques en Syrie. «Nous dénonçons l’arrestation du député indépendant de Damas, la manière utilisée pour répondre à ses revendications légitimes et nous réclamons sa libération et le jugement de ceux qui ont violé la loi syrienne quelles que soient leurs fonctions», selon le communiqué. Le texte demande la formation d’«une commission judiciaire pour enquêter sur les prétendues accusations» portées contre M. Homsi, qui a entamé deux jours avant son arrestation une grève de la faim pour protester contre des «pressions» exercées selon lui par les autorités. Le ministère de l’Intérieur l’accuse «d’avoir voulu amender d’une façon illégale la Constitution, d’avoir tenté d’empêcher les autorités d’exercer leurs prérogatives et de porter atteinte à l’unité nationale et à l’image de l’État». M. Homsi avait recommandé la création d’une commission parlementaire des droits de l’homme afin de réviser l’état d’urgence (décrété depuis 1963), lutter contre la corruption et arrêter «l’intervention des services de sécurité dans la vie quotidienne» des Syriens. Les intellectuels estiment que «les revendications du député en faveur de la démocratie et de la liberté, et pour la fin des interventions arbitraires des services de renseignements (...) concordent avec les appels aux réformes souhaitées en Syrie». Parmi les signataires du communiqué figurent des journalistes, des avocats et des écrivains.
Le président syrien Bachar el-Assad a achevé hier une visite officielle de trois jours au Koweït, axée notamment sur la situation au Proche-Orient et la coopération bilatérale. Selon des sources officielles koweïtiennes, la crise entre le Koweït et l’Irak a été également évoquée par M. Assad avec les dirigeants koweïtiens. Mais Koweït et Bagdad ont affirmé que le chef de l’État syrien n’était pas porteur d’une initiative de bons offices, évoquée dans la presse. «La visite a été un succès sur le plan des relations bilatérales, mais la question d’une médiation syrienne entre l’Irak et le Koweït n’a pas été discutée», a déclaré à la presse le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Jaber al-Ahmed al-Sabah. «Les discussions étaient de nature politique et économique, mais sans...