Japon - La pilule des coupes budgétaires passe mal dans les ministères
le 11 août 2001 à 00h00
Les coupes radicales projetées par le gouvernement de Junichiro Koizumi dans le budget japonais pour l’année 2002/2003 ont suscité la colère de certains ministères comme celui de la Construction et d’autres instances qui bénéficiaient des largesses de l’État. L’exécutif a adopté vendredi les grandes lignes de son budget pour 2002/2003, réduit de 3 300 milliards de yens par rapport à ses prévisions initiales à 84 000 milliards de yens (770 mds EUR, 672 mds USD). Le très populaire Premier ministre Junichiro Koizumi considère le budget comme la première étape de sa politique de réformes visant à revoir de fond en comble les structures de la deuxième économie mondiale et à limiter l’énorme endettement nippon (130 % du PIB). Les principales victimes de ces économies seront les grands travaux d’infrastructure, l’aide au développement, la défense ainsi que les agences et organismes publics. Avant le feu vert du Conseil des ministres, la fronde a commencé à s’organiser, notamment au ministère de la Construction, qui supervise les grands travaux et une bonne partie des 157 entreprises publiques concernées par la «tempête Koizumi». «On dit qu’il faudra réduire d’environ 10 % les travaux publics, ça va être dur», a indiqué un porte-parole du ministère de la Construction et des Transports, à propos de la première baisse de ce budget en quatre ans. «Ces travaux s’étendent sur une longue période, donc, si le budget devait baisser, les chantiers déjà lancés ne pourraient pas se poursuivre et tout cela risque de prendre encore plus de temps (et coûter davantage)», a indiqué le responsable. Un groupe de parlementaires du Parti libéral démocrate (PLD, au pouvoir), qui a ses bastions électoralistes dans le bâtiment, l’agriculture et la distribution, est également monté au créneau contre ces réductions. «Si les grands travaux sont revus à la baisse, un grand nombre d’ouvriers du BTP vont perdre leur emploi», a indiqué un membre de la division recherche sur l’aménagement du territoire du PLD. Le secteur de la construction emploie environ 10 % de la population active nippone. Le ministère a également protesté contre un rapport du ministre des Réformes administratives Nobuteru Ishihara qui appelle à la privatisation ou la fermeture de la plupart des agences publiques financées souvent à perte par l’État. Ce rapport voudrait réduire de 1 000 milliards de yens les dépenses de ces organismes et M. Ishihara décidera fin septembre lesquels doivent être privatisés, fermés ou maintenus.
Les coupes radicales projetées par le gouvernement de Junichiro Koizumi dans le budget japonais pour l’année 2002/2003 ont suscité la colère de certains ministères comme celui de la Construction et d’autres instances qui bénéficiaient des largesses de l’État. L’exécutif a adopté vendredi les grandes lignes de son budget pour 2002/2003, réduit de 3 300 milliards de yens par rapport à ses prévisions initiales à 84 000 milliards de yens (770 mds EUR, 672 mds USD). Le très populaire Premier ministre Junichiro Koizumi considère le budget comme la première étape de sa politique de réformes visant à revoir de fond en comble les structures de la deuxième économie mondiale et à limiter l’énorme endettement nippon (130 % du PIB). Les principales victimes de ces économies seront les grands travaux...
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