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Actualités - Chronologies

BIOLOGIE - Des bactéries - fixatrices d’azote

L’existence au fond des océans d’un foisonnement de nanobactéries inconnues jusqu’à présent et capables de fixer l’azote vient d’être mise en évidence par une équipe de chercheurs américains, selon la revue britannique Nature parue hier jeudi. L’azote à l’état gazeux constitue environ 80 % de l’atmosphère, mais la plupart des organismes vivants ne peuvent l’utiliser que s’il est fixé à d’autres éléments. À l’état combiné, c’est un constituant fondamental que l’on trouve dans les protéines végétales et animales, et à ce titre il est indispensable pour toute forme de vie. Menée par Jonathan Zehr, de l’université Santa Cruz de Californie, la recherche montre «qu’il y a plus de fixation d’azote en milieu marin que ce que nous savions»... «En pleine mer, nous ne connaissions que deux organismes susceptibles de fixer l’azote. Et il ne peuvent sans doute pas être à l’origine de tout l’azote fixé dans l’océan», suggère le chercheur, dont les travaux ont été financés par la NSF (National Science Foundation). Sur terre, les bactéries qui fixent l’azote sont facilement quantifiées : on les trouve sur les racines de pois ou de haricots. Et, si de nombreuses cyanobactéries ont été isolées dans des eaux baignant les côtes, on n’en connaissait peu qui soient actives en pleine mer. La quantité d’azote fixée dans les océans est lourde d’implications pour le réchauffement climatique global, dans la mesure ou l’azote stimule la croissance des algues, lesquelles absorbent le dioxyde de carbone de l’atmosphère. Les douzaines de bactéries nouvellement découvertes, après douze ans d’étude, par l’équipe du Jonathan Zehr, existent en abondance à des profondeurs de 100 à 200 mètres, à rapprocher de la cinquantaine de mètres où évoluent les plus connues des bactéries fixant l’azote. «La découverte souligne à quel point nous en savons peu sur les organismes internant dans les processus biogéochimiques dans les océans», selon Phil Taylor, directeur des programmes d’océanographie à la NSF, qui ajoute qu’elle «pourrait avoir de grandes conséquences sur notre compréhension des cycles de l’azote et du carbone sur les océans».
L’existence au fond des océans d’un foisonnement de nanobactéries inconnues jusqu’à présent et capables de fixer l’azote vient d’être mise en évidence par une équipe de chercheurs américains, selon la revue britannique Nature parue hier jeudi. L’azote à l’état gazeux constitue environ 80 % de l’atmosphère, mais la plupart des organismes vivants ne peuvent l’utiliser que s’il est fixé à d’autres éléments. À l’état combiné, c’est un constituant fondamental que l’on trouve dans les protéines végétales et animales, et à ce titre il est indispensable pour toute forme de vie. Menée par Jonathan Zehr, de l’université Santa Cruz de Californie, la recherche montre «qu’il y a plus de fixation d’azote en milieu marin que ce que nous savions»... «En pleine mer, nous ne connaissions que...