Haute en couleurs, joyeuse et imprévisible, la mode masculine de l’été 2002, telle que proposée par les récents Salons de Paris, est avant tout révolutionnaire. Trente-six défilés, vingt-trois présentations-manifestations ponctuelles associés à d’autres événements ayant eu lieu à Paris permettent déjà d’habiller l’été à venir. Vive les mélanges donc, puisque de ce gigantesque kaleïdoscope l’impression générale qui émerge est un grand chambardement des us et goûts du passé. Comme si on s’amusait à jeter dans un broyeur les visions et les conceptions des habits masculins ayant eu cours jusqu’à présent pour s’inspirer, en tirant partie du résultat. Résumons en illustrant : veste de smoking à porter sur un pantalon jean, à l’aspect usé. Blouson sophistiqué, en cuir souple, sur jogging. Costume à veste «carreaux» assortie au pantalon «rayures», ou veste rayée sur pantalon à rayures multicolores différentes. Comme si une ravageuse bourrasque avait soufflé sur la garde-robe, opulente et variée, d’un homme à la mode d’autrefois et du passé-présent. Le tout avec malice mais sans discernement. Légers, joyeux et même fleuris, les habits masculins ne risquent pas de passer inaperçus. Motifs ethniques, végétations tropicales, flore et faune, broderies et effets changeants rompent radicalement avec la sobriété sourcilleuse de l’image de la virilité des temps passés... Les bourreaux des cœurs n’auront plus l’air des ténébreux mâles musclés, sanglés dans leur impeccable deux (ou même trois avec le gilet) pièces, élégamment cravatés... Ils seront en veste à manche unique, à décolleté profond et savates de luxe aux pieds. Ou en longue tunique à pans flottants. Les chemises en patchwork, le look motard, les deux-pièces-short, le bermuda très près du corps ou encore les chemises manches longues et rayures contrastées se proposent d’égayer les conseils d’administration et les colloques scientifiques. Même le look «mafia sicilienne» embrase les imaginations. Rien de plus «in» que le perfecto et la veste semi-doublée des héros flingueurs des films policiers spaghetti. En un mot, les hommes confinés si longtemps dans la morose respectabilité du look répétitif s’affranchissent, via les créateurs, en brûlant leurs armoires. Mais une fois la tornade apaisée, ils plongent dans les restes en mélangeant effets et styles. En fait, rien de nouveau sous le soleil autre que le courage de porter ses vêtements à l’envers en mélangeant sa garde-robe avec celle de sa femme... Ni sexe, ni goût, ni sens du ridicule n’interviennent pour remettre les pendules et les inspirations à l’heure...
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Haute en couleurs, joyeuse et imprévisible, la mode masculine de l’été 2002, telle que proposée par les récents Salons de Paris, est avant tout révolutionnaire. Trente-six défilés, vingt-trois présentations-manifestations ponctuelles associés à d’autres événements ayant eu lieu à Paris permettent déjà d’habiller l’été à venir. Vive les mélanges donc, puisque de ce gigantesque kaleïdoscope l’impression générale qui émerge est un grand chambardement des us et goûts du passé. Comme si on s’amusait à jeter dans un broyeur les visions et les conceptions des habits masculins ayant eu cours jusqu’à présent pour s’inspirer, en tirant partie du résultat. Résumons en illustrant : veste de smoking à porter sur un pantalon jean, à l’aspect usé. Blouson sophistiqué, en cuir souple, sur jogging....