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Actualités - Chronologies

Le Premier ministre résolu à appliquer ses réformes

Le Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, a annoncé qu’il avait plus que jamais l’intention de mettre en œuvre ses réformes économiques structurelles. «Nous avons fait mieux que ce que j’espérais», a-t-il dit dans une interview télévisée. M. Koizumi a d’autre part fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de remanier son gouvernement. «Je n’y pense pas; pour l’essentiel je garderai les ministres actuels dans mon équipe». Fort de sa victoire, Junichiro Koizumi a déclaré qu’il allait présenter les prochaines mesures à adopter dans le cadre des réformes économiques promises durant la campagne électorale. «Je vais dresser la liste de mesures précises à prendre, en conformité avec mes principes», a-t-il dit dans une interview à la chaine de télévision Fuji. Selon lui, sa formation politique, le Parti libéral-démocrate (PLD) soutiendra ses réformes, malgré l’opposition de la vieille garde. «Nous avons fait campagne sous le slogan d’un PLD qui soutient les réformes de Koizumi», a-t-il rappelé. Il a voulu d’autre part manifester un esprit d’ouverture en annonçant qu’il accueillerait favorablement la perspective d’une coopération avec les partis de l’opposition. «S’il y a dans les rangs de l’opposition des personnes désireuses de coopérer, je l’accepterai avec joie», a-t-il dit. Toutefois, a prévenu celui qu’on surnomme «Cœur de lion», les réformes structurelles ne donneront pas de résultat avant un certain temps : «Je suis résigné à ce qu’on ne voie pas apparaître de reprise économique nette avant deux ou trois ans». Dans un premier temps, le prix à payer risque en effet d’être lourd et de se traduire par un chômage en hausse et une augmentation du nombre des faillites, d’autant plus que le Japon n’est pas loin de sa quatrième récession en une décennie. Les détracteurs de telles réformes font valoir que le moment n’est nullement venu de s’attaquer aux structures mêmes de l’économie, et qu’il vaudrait mieux laisser passer la tempête qui s’annonce. La victoire de ce dimanche pourrait paradoxalement être un frein aux réformes structurelles. Un raz-de-marée PLD pourrait conforter la représentation de la vieille garde des libéraux-démocrates qui refusent les réformes, aspect dont Koizumi a bien fait comprendre qu’il était conscient, lors de son dernier discours de campagne, samedi. «Cette élection permettra de voir si le Parti libéral-démocrate peut soutenir le gouvernement Koizumi et mettre en œuvre d’audacieuses réformes», avait-il dit dans son discours. «Il serait préférable que nous n’ayons pas un PLD qui dit, une fois que nous avons gagné : “Vous devez partir”», ajoutait-il. Et, remarque un analyste politique d’UBS Warburg, Shigenori Okazaki, «nombre de ceux qui sont élus sont ceux qui refusent les réformes». Junichiro Koizumi est arrivé au pouvoir en avril par une victoire surprise sur ses adversaires de la vieille garde et avec le soutien de tous ceux, au PLD, qui étaient en quête d’une nouvelle image pour éviter une défaite aux sénatoriales.
Le Premier ministre japonais, Junichiro Koizumi, a annoncé qu’il avait plus que jamais l’intention de mettre en œuvre ses réformes économiques structurelles. «Nous avons fait mieux que ce que j’espérais», a-t-il dit dans une interview télévisée. M. Koizumi a d’autre part fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de remanier son gouvernement. «Je n’y pense pas; pour l’essentiel je garderai les ministres actuels dans mon équipe». Fort de sa victoire, Junichiro Koizumi a déclaré qu’il allait présenter les prochaines mesures à adopter dans le cadre des réformes économiques promises durant la campagne électorale. «Je vais dresser la liste de mesures précises à prendre, en conformité avec mes principes», a-t-il dit dans une interview à la chaine de télévision Fuji. Selon lui, sa formation...