Depuis quatre ans déjà, l’association qui s’appelle aujourd’hui «Cedars for Care» entretient une excellente tradition : des campagnes de nettoyage de la côte et à dix mètres de profondeur dans la mer, les fameuses journées «Big Blue». Quelque 40 mille volontaires s’y mettent chaque année, parmi eux un nombre non négligeable de scouts. Tout le littoral est balayé, débarrassé des détritus qui le souillent, y compris des endroits dangereux comme le haut du grand rocher de Raouché. Il faut noter la participation active de l’armée, avec 1 200 de ses hommes sans compter les plongeurs. Durant ces campagne, ils mettent leurs bateaux et leurs hélicoptères à la disposition des militants écologistes. Toutefois, on ne peut que déplorer l’absence de pénalisation contre ceux qui salissent de nouveau les plages (entre autres…). Quel intérêt de continuer à nettoyer le littoral alors que le gouvernement ne se résout pas à mettre en place des mesures dissuasives et répressives ? «Malgré l’absence de répression, nous ne pouvons nier l’effet monstre de ces campagnes auprès des citoyens, souligne Effat Idriss Chatila, présidente de «Cedars for Care». 40 mille personnes s’impliquent chaque année, toutes gagnées, par le fait même, à la cause écologique. Les personnes rencontrées au cours de la campagne deviennent forcément plus sensibilisées au problème». Les chiffres, eux aussi, indiquent une nette amélioration : selon les sources de l’association, le volume de déchets ramassés (comptabilisé pour la ville de Beyrouth seulement, ce qui était impossible ailleurs) était de 60 tonnes en 1997. Il n’était plus que de 40 tonnes en 1998, 29 en 1999 et environ 15 en 2000. La prochaine campagne de nettoyage aura probablement lieu le 21 octobre prochain. Toutefois, le restant de l’année, l’association ne reste pas pour autant oisive. Des campagnes d’informations écologiques sont menées dans les écoles. «Nous préférons agir sur les plus jeunes, parce que les adultes ne seront sensibilisés que par les contraventions !, note Mme Chatila. Depuis déjà quelques années, nous effectuons le tour des écoles et des universités pour y donner des conférences sur la mer, focalisant notre attention sur les animaux en voie d’extinction dans la Méditerranée. Ainsi, nous avons déjà parlé des tortues de mer et des dauphins. Ce sera au tour des hippocampes cette année».
Depuis quatre ans déjà, l’association qui s’appelle aujourd’hui «Cedars for Care» entretient une excellente tradition : des campagnes de nettoyage de la côte et à dix mètres de profondeur dans la mer, les fameuses journées «Big Blue». Quelque 40 mille volontaires s’y mettent chaque année, parmi eux un nombre non négligeable de scouts. Tout le littoral est balayé, débarrassé des détritus qui le souillent, y compris des endroits dangereux comme le haut du grand rocher de Raouché. Il faut noter la participation active de l’armée, avec 1 200 de ses hommes sans compter les plongeurs. Durant ces campagne, ils mettent leurs bateaux et leurs hélicoptères à la disposition des militants écologistes. Toutefois, on ne peut que déplorer l’absence de pénalisation contre ceux qui salissent de nouveau les plages...
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